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Ancien ministre canadien des Affaires étrangères John Baird rejette la « dictature binaire » lors du Sommet mondial Free Iran 2026

Ancien ministre canadien des Affaires étrangères John Baird rejette la « dictature binaire » lors du Sommet mondial Free Iran 2026
L’ancien ministre canadien des Affaires étrangères, M. John Baird, s’adresse au Sommet mondial Free Iran 2026 le 20 juin 2026.

PARIS — 20 juin 2026 — S’exprimant lors du Sommet mondial Free Iran 2026, l’ancien ministre canadien des Affaires étrangères John Baird a formulé une critique sévère de la diplomatie occidentale à l’égard de Téhéran, déclarant que « l’on ne peut pas apaiser le mal ». Baird a exhorté la communauté internationale à rejeter fermement tout faux choix binaire entre le régime théocratique actuel et un retour à la monarchie d’avant 1979, affirmant que le peuple iranien rejette activement ces deux formes de dictature.

Baird a souligné que la véritable légitimité politique appartient à la résistance organisée à l’intérieur du pays ainsi qu’aux citoyens qui ont bravé une répression brutale lors des soulèvements nationaux de janvier 2026. Soutenant le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) sous la direction de Madame Maryam Radjavi, il a salué les quarante années de résilience de cette coalition ainsi que son Plan en dix points. Il a indiqué que cette plateforme offre une feuille de route démocratique claire pour un Iran non nucléaire fondé sur des élections libres, l’égalité entre les femmes et les hommes et la séparation de la religion et de l’État.

En conclusion de son intervention, Baird a également critiqué les restrictions imposées par le gouvernement français aux rassemblements pacifiques de solidarité, les comparant à la situation au Canada, où des centaines de milliers de personnes ont pu manifester librement. Il a promis qu’un jour de pleine responsabilité viendra pour les décennies de répression intérieure menées par le régime.

Le texte intégral du discours de John Baird suit :

Merci. Je suis très heureux d’être ici aujourd’hui.

Je voudrais m’adresser à deux groupes de personnes. Tout d’abord, je voudrais m’adresser à tous mes amis du Camp Ashraf. Votre combat est notre combat.

Et je voudrais également m’adresser aux personnes qui nous regardent et nous écoutent en Iran. Votre combat est notre combat, nous sommes à vos côtés et vous gagnerez.

Je pense que nous sommes tous ici pour faire une chose, parmi beaucoup d’autres : nous sommes ici pour affronter le mal, et nous devons l’appeler par son nom. Ces fascistes religieux en Iran représentent le mal.

Et laissez-moi vous dire, mes amis, qu’on ne peut pas négocier avec le mal, on ne peut pas apaiser le mal et on ne peut pas s’accommoder du mal.

Il faut l’affronter et il faut le vaincre. Et c’est exactement ce qui se passe aujourd’hui en Iran, et nous réussirons très bientôt.

Le peuple iranien a clairement indiqué qu’il rejetait toutes les formes de dictature, qu’il s’agisse des fascistes religieux et des mollahs, ou d’un retour à la monarchie et au régime discrédité du Shah.

Nous devons rejeter, mes amis, l’idée qu’il existe un choix binaire entre deux dictatures : les fascistes religieux ou les autoritaires. Nous avons besoin de quelque chose de meilleur.

L’option évidente que nous sommes tous ici pour soutenir est la création d’une république démocratique où il n’y aura ni dirigeants religieux ni privilèges héréditaires.

Les Canadiens d’un océan à l’autre observent avec une grande admiration et un profond respect le courage de la résistance du peuple iranien au cours du mois de janvier dernier.

Il existe davantage de légitimité politique chez ceux qui sont dans les rues et au sein de la résistance organisée en Iran que chez n’importe quel mollah ou parent du dernier dictateur.

Je dois me joindre à ce que tant d’orateurs ont déjà déclaré et exprimer notre profonde déception face au gouvernement français pour ne pas avoir autorisé un rassemblement pacifique de soutien au peuple iranien.

Je voudrais toutefois partager une chose avec vous. Je veux vous raconter ce qui s’est passé au Canada. Judy est libérale, je suis conservateur, mais nous vivons tous deux dans la ville de Toronto.

Nous avons vu littéralement des centaines de milliers de Canadiens descendre dans les rues pour soutenir le peuple iranien, et au Canada nous avons pu organiser ces manifestations et ces rassemblements.

Ils étaient tous là pour soutenir les aspirations démocratiques du peuple iranien.

Il n’existe qu’un seul moyen pour que le peuple iranien réalise son rêve de liberté : se soulever et renverser ce régime brutal.

Le CNRI, sous la direction compétente de mon amie Madame Maryam Radjavi, dispose de l’organisation présente sur le terrain et a réuni une vaste coalition d’Iraniens qui souhaitent renverser ce régime et le remplacer par quelque chose de meilleur.

Grâce à son Plan en dix points, il possède une feuille de route claire pour conduire l’Iran vers un avenir prometteur.

Plus important encore, depuis plus de quarante ans, le CNRI a démontré le courage et la détermination nécessaires.

Il a payé un prix très lourd, et ce régime devra rendre des comptes ; que vous ayez commis vos crimes en 1988 ou en janvier 2026, ces dictateurs devront répondre de leurs actes.

Les dictateurs ne gagneront pas.

Mais je vais vous dire ce qui triomphera : des élections libres, la séparation de la religion et de l’État, l’égalité entre les femmes et les hommes, les droits des minorités, l’abolition de la peine de mort et un Iran non nucléaire.

Et c’est le plan du CNRI, et c’est le plan de Madame Radjavi.

C’est également le plan que réclame le peuple iranien.

Et nous tous qui partageons ces valeurs devons nous lever et soutenir le peuple iranien dans sa grande lutte.

Nous sommes à vos côtés. Merci beaucoup.