samedi, décembre 3, 2022
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Iran-Radjavi : « L’Abbé Pierre était un homme de persévérance sans faille dans la voie de la bonté »

CNRI – « Son message était celui de la persévérance sans faille dans la voie de la bonté, non pas pour préserver ce qui est, mais pour bâtir ce qui doit être » c’est en ces termes que Maryam Radjavi, présidente élue de la résistance iranienne, avait rendu un hommage émouvant à l’Abbé Pierre dans une cérémonie à Auvers-sur-Oise le 27 janvier 2007. De nombreux Iraniens, Auversois, Val d’Oisiens et amis de l’Abbé s’étaient rassemblés pour témoigner de sa vie et de son œuvre.

CNRI – « Son message était celui de la persévérance sans faille dans la voie de la bonté, non pas pour préserver ce qui est, mais pour bâtir ce qui doit être » c’est en ces termes que Maryam Radjavi, présidente élue de la résistance iranienne, avait rendu un hommage émouvant à l’Abbé Pierre dans une cérémonie à Auvers-sur-Oise le 27 janvier 2007. De nombreux Iraniens, Auversois, Val d’Oisiens et amis de l’Abbé s’étaient rassemblés pour témoigner de sa vie et de son œuvre. En ce premier anniversaire de la disparition de l’Abbé Pierre qui avait accompagné de son soutien et de son amitié la Résistance iranienne, nous vous proposons des extraits de l’intervention de Mme Radjavi :

L’Abbé Pierre était un insurgé de Dieu, un combattant de la liberté contre le fascisme, révolté contre les violences de cette époque, et un serviteur des pauvres. Durant 50 ans, il a livré un combat sans répit, payant chaque jour de sa personne, apprenant à tous à se sacrifier et à donner en offrande ce qu’on a de meilleur aux autres. Jusqu’à son dernier souffle, jusqu’à l’âge de 94 ans, il en est resté le symbole.

Son message était celui de la persévérance sans faille dans la voie de la bonté, non pas pour préserver ce qui est, mais pour bâtir ce qui doit être.

C’est vrai, qu’il n’est plus parmi nous aujourd’hui. Mais l’ombre de sa grâce et de sa bonté veille sur nous. Il a été à nos côtés dans la solitude de l’exil. Et par deux fois, malgré sa maladie, il est venu nous voir ici, à Auvers, pour déclarer son soutien. Le 17 juin 2003, il a été notre refuge quand les calomnies et les mensonges pleuvaient sur nous.

Il y a treize ans, quand je suis allée le voir à Esteville, il m’a emmenée dans sa petite chapelle et nous avons prié ensemble pour la résistance.

Et quand, il y a deux ans, il a appris que les Moudjahidine du peuple avait déposé plainte contre l’accusation de terrorisme à la Cour européenne de justice, il a écrit une lettre à la présidence de l’Union européenne pour lui demander de retirer les Moudjahidine du peuple de la liste du terrorisme. Dans cette lettre, il a aussi écrit : « Il s’agit d’hommes et de femmes qui luttent courageusement pour les valeurs qui ont animé tout résistant et tout démocrate dans le monde. »

A cause de son soutien à la résistance iranienne, l’Abbé Pierre a été soumis à de grandes pressions. Des pressions directes et indirectes des mollahs et de leurs alliés. Ils ont tout fait pour que l’Abbé mette fin à son amitié avec la résistance. Mais sa fidélité pendant 15 ans a neutralisé tous les complots.

Désormais, l’Abbé n’est plus parmi nous, mais sa miséricorde, son amour et sa tolérance sont un modèle pour nous tous. La foule nombreuse venue lui dire un dernier adieu à l’hôpital du Val de Grâce et à Notre Dame avait un message profond. Des gens de toutes tendances politiques et de toutes confessions étaient rassemblés. Des chrétiens, des juifs, des musulmans et d’autres encore.

Et ses funérailles ont été celles d’un homme saint. C’est vrai qu’il était un saint de Dieu. C’était pour moi un père de bonté, pour le mouvement de la résistance, un grand ami, et pour les Moudjahidine d’Achraf, un ami compatissant.

Cette année, juste avant Noël, quand je suis allée le voir, il m’a demandé des nouvelles sur la santé et la vie des combattants de la liberté à la Cité d’Achraf. Il a dédicacé un livre pour les femmes et les hommes courageux d’Achraf et m’a demandé de leur faire parvenir. Et puis, il m’a offert une Bible et il m’a dit : Met-la dans ta bibliothèque à côté du Coran, pour montrer l’amitié et la fraternité entre les religions.

Aujourd’hui à Achraf, il y a eu une grande cérémonie en son honneur et les Moudjahidine ont prié pour son âme.

Si vous le permettez, je voudrais dire à l’Abbé Pierre que son amour, sa fidélité et sa foi, nous guideront avec détermination. Cher Abbé, nous avons appris de vous à nous charger de lourdes responsabilités parce que vous avez dit que l’homme est grand de par les responsabilités immenses qui pèsent sur lui et qu’il est tout petit devant l’immensité de ses devoirs. Nous avons appris de vous le sacrifice pour les autres, parce que vous avez dit que la foi et la croyance, sans le sacrifice pour les autres, sont vides de sens.

Nous prions pour la paix et le repos de l’âme de l’Abbé Pierre. Nous prions pour que sa haute humanité et son amour du prochain se développent partout dans le monde.

Nous répétons sa prière : Que ceux qui ont faim aient du pain! Que ceux qui ont du pain, aient faim de justice et d’amour!

Nous prions pour les sans abris pour lesquels l’Abbé avait consacré sa vie.

Nous prions pour le peuple opprimé d’Iran pour qu’il trouve la liberté et la démocratie.

Et nous prions pour les Irakiens pour qu’ils trouvent la liberté, la paix et la sécurité.

 

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