vendredi, décembre 9, 2022
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Un coup aux mollahs et au gouvernement anglais, mais un plus pour le peuple iranien

Par Lord Corbett of Castle Vale, président du Comité parlementaire britannique pour la liberté en Iran

The Scotsman – Ce fut un verdict caustique rendu par une cour spéciale instaurée par le Parlement britannique pour entendre un appel interjeté contre une décision du gouvernement d’interdire l’OMPI, le principal membre de la coalition de l’opposition iranienne. 

Pour la Commission d’Appel des Organisations Proscrites (POAC), refuser de lever l’interdiction, est "dûment caractérisé comme pervers". En prime, dans une allusion désobligeante au ministre de l’Intérieur, elle a affirmé que la commission "est dans la position sans doute peu commune de disposer de tous les documents concernant cette décision".

En termes clairs, la commission a constaté que le ministre de l’Intérieur avait mal interprété la loi, posé la mauvaise question, ignoré la preuve et donc atteint une conclusion "perverse".

Ce jugement enfonce le clou final dans le cercueil de la pitoyable histoire de la complaisance que l’on n’avait plus revue depuis l’époque de Neville Chamberlain et des Accords de Munich. Sur l’ordre des tyrans enturbannés de Téhéran, le gouvernement britannique, pendant plus de six ans, a limité les activités de l’OMPI – aussi connu sous le nom de MeK – pour contribuer à assurer la survie de ce régime.

L’OMPI existe depuis plus de 40 ans. Avec son soutien populaire massif, l’organisation a contribué au renversement de la dictature du chah. Après la révolution, le peuple iranien et l’OMPI se sont brouillés avec le nouveau régime intégriste de Téhéran. Ils ont payé pour cela un très lourd tribut. Durant le règne de la terreur des ayatollahs, l’OMPI a vu 120.000 de ses membres et sympathisants assassinés. Amnesty International a qualifié l’exécution massive d’environ 30.000 prisonniers de conscience de l’OMPI en 1988 de "crime contre l’humanité".

Malgré la répression massive, l’OMPI n’a pas renoncé à sa lutte pour la justice sociale, les libertés de base et une démocratie laïque.

Ces dernières années, l’OMPI s’est avérée être un allié de l’occident et une source inestimable d’informations sur les menaces nucléaire et terroriste posées par les mollahs. L’OMPI a été la première à exposer le programme d’armes nucléaires du régime en 2002.

Le monde ne peut se faire la moindre illusion sur la nature et l’intention sinistre du régime de Téhéran. Ahmadinejad, désigné par le guide suprême du régime, parle d’une vague de révolution islamique qui atteindra bientôt le monde entier et d’une guerre finale entre l’islam et l’occident. Les ayatollahs de Téhéran ne représentent pas l’Islam et ne représentent certainement pas le peuple iranien. L’immense majorité des Iraniens est opposée à l’intégralité de ce régime malfaisant. 

C’est cette immense majorité et l’OMPI, qui représente la seule solution viable aux menaces posées par le régime. Aussi, pourquoi le gouvernement britannique a-t-il paralysé l’OMPI pendant six ans ? Comme Winston Churchill l’a dit : "un partisan de la complaisance est celui qui nourrit un crocodile, en espérant qu’il le mangera en dernier". Le gouvernement britannique a donné en pâture le peuple iranien et l’OMPI aux ayatollahs dans l’espoir aveugle que cela pourrait les encourager à changer.

Ce jugement est un plus opportun pour la jeunesse courageuse d’Iran qui se bat contre ce régime. C’est aussi un nouveau coup porté aux meurtriers et aux bourreaux qui composent le régime iranien. C’est une victoire pour la justice et reconnaissance du droit du peuple iranien à résister pour la liberté.
 

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