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L’angoisse économique alimente les manifestations de masse et les grèves dans tout l’Iran

L'angoisse économique alimente les manifestations de masse et les grèves dans tout l'Iran

Le lundi 29 avril, l’Iran a été le théâtre d’une vague de manifestations et de grèves dans plusieurs villes, reflétant des griefs et un mécontentement profondément ancrés.

À Téhéran, le bazar de l’or s’est mis en grève pour protester contre les fortes augmentations de taxes, tandis que les retraités de la Telecommunications Company of Iran (TCI) se sont rassemblés pour dénoncer le mépris du régime à l’égard de leurs demandes d’augmentation des pensions. Leurs slogans résonnaient de messages tels que « Au lieu de gestionnaires, l’entreprise est dirigée par des militaires ».

À Shush, dans le sud-ouest de l’Iran, les travailleurs de Pars Paper ont poursuivi leurs grèves et leurs manifestations devant le gouvernorat, soulignant la persistance des conflits du travail.

De même, à Kermanchah, les retraités de TCI sont descendus dans la rue pour protester contre la faiblesse de leurs pensions et leurs mauvaises conditions de vie, déplorant que les principaux actionnaires aient volé leurs actions.

À Tabriz, dans le nord-ouest de l’Iran, les marchands d’or ont entamé une grève contre la nouvelle législation imposant de lourdes taxes sur leurs ventes, tandis que les retraités de la Telecommunications Company of Iran ont repris leurs manifestations devant le bureau provincial, exigeant la mise en œuvre de lois prévoyant l’ajustement des pensions en fonction du coût de la vie.

À Sanandaj et Khorramabad, dans l’ouest de l’Iran, les employés retraités de la Telecommunications Company of Iran ont organisé des rassemblements de protestation pour demander l’application d’une loi adoptée en 2010 qui oblige le gouvernement à ajuster leurs pensions en fonction du coût de la vie. Ils ont critiqué le régime pour avoir ignoré ses propres lois.

Enfin, à Ardebil et Oroumieh, dans le nord-ouest de l’Iran, les retraités et les pensionnés de TCI se sont rassemblés pour protester contre la faiblesse de leurs pensions et leurs mauvaises conditions de vie, accusant les actionnaires et le gouvernement de trahison. Malgré leurs demandes persistantes, les mollahs ont continué à ignorer leur situation.

Ces manifestations et grèves de grande ampleur soulignent les défis économiques et sociaux profondément enracinés auxquels l’Iran est confronté, les citoyens exprimant leur frustration face aux politiques et à la négligence du gouvernement.