Europe1, 27 juillet, bulletin de 7h00 – En Iran alors que le régime est en crise l'opposition pourrait à nouveau manifester prochainement. Deux ministres ont été limogés ce weekend ils avaient critiqué le président Mahmoud Ahmadinejad, sa réélection en juin dernier avait été massivement contestée, 20 personnes sont mortes au cours des manifestations, et on a appris hier les décès de ceux étudiants arrêtés pendant la mobilisation. Les prisons iraniennes d'ailleurs regorgent d'étudiants protestataires d'après Afchine Alavi l'un des porte-parole de l'opposition iranienne en exil.
Afchine Alavi : Il faut savoir que ce ne sont pas les seuls cas de personnes, de jeunes qui ont tués sous la torture après leurs arrestations. Il y a dizaines de noms comme Kianouch Assa qui était étudiant en maitrise de génie chimique à l'université des Sciences et de l'Industrie, qui a été arrêté le 15 juin et il est mort sous la torture le 24 juin, ou le cas de Sohrab Aarabi ce lycéen de 19 ans qui a été arrêté le 20 juin et après un mois, on a rendu le corps déchiqueté de ce jeune à sa mère.
Ester Lehneman : pensez vous que si l'on rend les corps aux familles c'est pour faire un exemple c'est pour intimider l'opposition?
Afchine Alavi : Ecoutez, beaucoup de corps ont été enterrés clandestinement. C'est-à-dire sans que les familles en soient averties. Il y a une très forte pression actuellement sur le régime, pratiquement tous les jours devant la prison d'Evine, des centaines de familles sont massées et réclament justement les nouvelles de leurs enfants. De temps en temps sous la pression en prenant des garanties auprès des familles comme quoi elles doivent s'engager à ne pas tenir de cérémonies, ils sont obligés de rendre quelques corps.
Afchine Alavi l'un des porte-paroles de l'opposition iranienne joint pour Europe 1 par Esther Lenmann

