CNRI – Le président de la commission des Affaires étrangères du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), Mohammad Mohadessine, a demandé au gouvernement irakien de respecter le droit international et une résolution du Parlement européen concernant les résidents du camp d’Achraf. Ses remarques ont été publiées dans un article d’opinion, mercredi 22 juillet dans le quotidien Asharq al-Awsat.
Le Camp d’Achraf, situé au nord-est de Bagdad, abrite 3400 membres de la principale opposition iranienne, l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI).
Intitulé « les tentatives constantes du régime iranien pour nuire à la résistance », l’article de Mohadessine dit notamment :
« Le 28 février, Khamenei a demandé au président irakien sur un ton autoritaire de mettre en œuvre un accord bilatéral en ce qui concerne l’expulsion des résidents d’Achraf. Après cela, un certain nombre de responsables du régime iranien se sont rendus en Irak pour mettre en œuvre l’accord bilatéral sous la supervision de Mowaffaq al-Ruba’i. Puis Ahmadinejad et Jalili le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale du régime, ont exigé la mise en œuvre d’un accord signé en mai.
Les droits des résidents d’Achraf sont très clairs et c’est quelque chose que la communauté internationale a reconnu le 24 avril dans une résolution adoptée par le Parlement européen. La résolution souligne la garantie d’empêcher toute action équivalant à des atteintes aux droits humains par les autorités irakiennes contre les résidents d’Achraf. Elle demande aussi clairement aux responsables irakiens de protéger la vie et la santé physique et psychologique des résidents d’Achraf et de les traiter en conformité avec les principes des Conventions de Genève. Elle dit notamment que les déplacements, l’expulsion ou le rapatriement des résidents dans leur pays d’origine serait une violation du principe de non-refoulement.
La résolution demande au gouvernement irakien de mettre fin à son blocus d’Achraf et le respect du statut juridique des habitants en tant que «personnes protégées» en conformité avec les Conventions de Genève. Elle a également mis en garde contre toute décision qui pourrait menacer la vie ou la sécurité des résidents d’Achraf.
Le but du régime iranien pour la fermeture d’Achraf ne se limite pas à anéantir son opposition. Non, le régime iranien veut le faire pour ouvrir la voie à dominer totalement l’Irak et à imposer sa complète hégémonie sur la région. »

