Associated Press La présidente de la résistance iranienne, Maryam Radjavi, a rencontré mardi de hauts responsables norvégiens malgré les vives protestations du régime religieux de son pays.
Radjavi, qui est basée à Paris, est la « présidente élue » du Conseil national de la Résistance iranienne, que Téhéran accuse de mener une lutte armée contre le gouvernement du pays. Elle a rencontré mardi les membres de la commission des Affaires étrangères du Parlement norvégien dans une session à huis clos afin de les informer du combat de son groupe pour les droits humains et la démocratie en Iran, ainsi que de leur condamnation du programme nucléaire du pays, quun grand nombre de nations occidentales considèrent comme une tentative de développement darmes atomiques.
Associated Press La présidente de la résistance iranienne, Maryam Radjavi, a rencontré mardi de hauts responsables norvégiens malgré les vives protestations du régime religieux de son pays.
Radjavi, qui est basée à Paris, est la « présidente élue » du Conseil national de la Résistance iranienne, que Téhéran accuse de mener une lutte armée contre le gouvernement du pays. Elle a rencontré mardi les membres de la commission des Affaires étrangères du Parlement norvégien dans une session à huis clos afin de les informer du combat de son groupe pour les droits humains et la démocratie en Iran, ainsi que de leur condamnation du programme nucléaire du pays, quun grand nombre de nations occidentales considèrent comme une tentative de développement darmes atomiques.
« Les mollahs et leur régime ne sont pas une menace uniquement pour le peuple iranien, mais pour lhumanité toute entière », aurait-elle déclaré en-dehors du Parlement, selon lagence de presse norvégienne NTB.
Elle a affirmé quelle espérait que la Norvège et le reste du monde allaient maintenir la pression sur le gouvernement iranien. « Tout le monde sait que lIran détient de grandes réserves de pétrole et de gaz naturel », aurait-elle dit. « Pourquoi les mollahs dilapident-ils cette richesse pour des armes atomiques ? Cest pour mieux menacer le Moyen-Orient tout entier. »
Lannonce de cette visite a immédiatement provoqué la colère à Téhéran. Vendredi, lambassadeur dIran en Norvège, Abdul Reza Faraji Rad, a rencontré le président de la commission des Affaires étrangères, Olav Akselsen, et a menacé de conséquences pour les relations irano norvégiennes si le meeting avec Radjavi était maintenu. Dimanche, le gouvernement iranien a de plus convoqué lambassadeur norvégien à Téhéran en guise de protestation contre la visite de Radjavi.
Le ministère des Affaires étrangères norvégien a répondu en affirmant que les avertissements et les menaces voilées de la part dun gouvernement étranger étaient inacceptables et que les membres du Parlement, et non le gouvernement norvégien, avaient le droit de décider qui ils voulaient rencontrer.
Après le meeting mardi au Parlement, un membre de la commission, Marit Nybakk du Parti travailliste, a déclaré à NTB : « Il est important pour nous de rencontrer toute personne opposée au régime iranien, qui est à lheure actuelle un des pires au monde. Mais le fait de sentretenir avec eux nest pas la même chose que de les soutenir ».
Le CNRI est la branche politique des Moudjahidine du Peuple dIran, groupe dopposition fondé par des étudiants de lUniversité de Téhéran dans les années 1960. Les Moudjahidine réclament le renversement du gouvernement dIran et se considèrent comme un groupe dopposition légitime au régime clérical radical de Téhéran.

