vendredi, décembre 9, 2022
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Iran : Ne pas confondre résistance et terrorisme ‘ reportage de France 3

Eglise d'Auvers-sur-OiseFrance 3, 19 juin – 12/13 – Une des plus importantes opérations policières en France. C’était il y a cinq ans à Auvers-sur-Oise, 1300 policiers avaient été mobilisés pour tenter de démanteler un réseau soupçonné de terrorisme. Il s’agissait de la Résistance iranienne qui réside dans cette ville depuis plus de vingt ans.

 

A Auvers-sur-Oise, on la surnomme la rafle du 17 juin. C’était en 2003, à l’aube du 17 juin, près de 1300 policiers débarquent dans ce quartier résidentiel. L’une des 165 cibles de cette très médiatique opération anti-terroriste, le Dr Saleh Radjavi, réveillé en sursaut.

Saleh Radjavi : « Je me suis habillé rapidement pour aller voir ce qui se passait et tout à coup, je vois qu’on a enfoncé les deux portails en fer et il y a tout à coup des dizaines de gendarmes qui sont entrés dans la propriété. Ils m’ont allongé parterre, leurs bottes sur la tête et les mitraillettes braquées sur moi. »

Aussitôt des Iraniens venus de toute l’Europe commence une grève de la faim à Auvers-sur-Oise. D’autres manifestent à Paris pour obtenir la libération de leur leader et de nombreux opposants au régime de Téhéran. Certains iront même jusqu’à s’immoler pour crier leur désespoir, estimant que la France confond Résistance et terrorisme.

Beaucoup soupçonnent en fait que ces arrestations ne soit la conséquence d’un marchandage entre Paris et Téhéran. C’est en tout cas l’avis de ces voisins ; voisins qui comme des dizaines d’Auversois se sont beaucoup rapprochés des Iraniens depuis cette rafle de juin2003.

Patricia Duport, Auversoise : On les a découverts. Franchement comme je le dis toujours, l’amitié n’a pas de frontière. C’est une amitié des fois presque plus forte qu’avec nos parents, notre famille.

Jean-Pierre Guillou, Auversois : On est vraiment partie prenante de leur mouvement parce qu’on sait pourquoi ils se battent : La démocratie, la séparation de la religion et de l’Etat, les droits de la femme.

Retranchés derrière leurs barbelés et grillages pour se protéger d’une éventuelle attaque du régime de Téhéran, les Moudjahidine attendent d’un jour à l’autre que l’Union Européenne accepte comme la Grande-Bretagne de retirer leur organisation de la liste des groupes terroristes.

 

 

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