mardi, janvier 31, 2023
AccueilActualitésActualités: Terrorisme & intégrismeIran : L'immense consortium des gardiens de la révolution

Iran : L’immense consortium des gardiens de la révolution

Par David R. Sands

The Washington Times, 16 août – Le corps des gardiens de la révolution iranien, sur qui plane la perspective de graves sanctions financières américaines comme "organisation terroriste",  représente une cible tentante vu son empire commercial de plusieurs milliards de dollars s’étendant des gisements de pétrole à l’apiculture.

Les autorités de l’administration Bush ont insisté hier sur le fait qu’aucune  décision n’avait été prise sur la qualification de terroriste, mais elles ont reconnu en privé que l’intention de sanctionner le corps des gardiens de la révolution (le CGR) était activement pris en considération et, si c’était approuvé, cela pourrait être annoncé par la Secrétaire d’Etat Condoleezza Rice ce mois-ci.

Les Etats-Unis ont pris l’initiative de pousser deux résolutions au Conseil de sécurité de l’ONU l’an dernier imposant des sanctions à l’Iran soupçonné de développer des programmes d’armes nucléaires. Des commandants du CGR étaient visés.

Les autorités américaines font pression pour une nouvelle série de sanctions, mais envisagent aussi des actions unilatérales.
"On ne va pas le claironner" avant que les sanctions soient prises, a dit le porte-parole du Département d’Etat Sean McCormack hier. "Je dirais cependant si vous voulez que nous faisons face à l’attitude de l’Iran sur de multiples terrains."

L’inscription sur la liste du terrorisme américain gèlerait n’importe quel avoir américain du CGR, mais les analystes financiers disent que son plus grand effet pratique serait de décourager les sociétés et les banques d’autres pays de travailler avec les diverses filiales du corps.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a écarté la menace de sanctions contre le CGR considérant qu’elle entre dans le cadre de "la guerre de propagande psychologique contre la République islamique" des Etats-Unis qui "n’a aucune  valeur professionnelle", selon la très officielle Agence de presse de la République islamique.

Le CGR, formé spécialement pour préserver la République islamique après la chute du chah Mohammad Reza Pahlavi lors de la révolution de 1979, joue depuis longtemps un rôle dans l’économie iranienne.

La force, qui est séparée de l’armée régulière de l’Iran, est autorisée par la constitution à posséder et à développer des entreprises commerciales en temps de paix.

Mais le domaine financier du CGR s’est considérablement étendu avec l’élection du radical islamique Mahmoud Ahmadinejad à la présidence en 2005.

Selon une étude du Groupe de Crise International basé à Bruxelles, la branche technique du CGR, connue sous le nom de Ghorb Khatam, a arraché des contrats de premier plan au gouvernement Ahmadinejad, y compris un contrat de 1,2 milliard de dollars pour construire une partie du passage souterrain de Téhéran, un contrat d’oléoduc de 1,3 milliard de dollars et une commission sans offre de 2,09 milliards de dollars pour développer certaines parties du vaste champ de gaz naturel de Pars Sud.
Le général Abdolreza Abed, le patron de Ghorb, qui est aussi le commandant adjoint du CGR, a déclaré dans une rare interview de juin 2006 dans un journal iranien officiel que la valeur totale des 1200 projets de la compagnie avant de nouveaux contrats importants se montait à environ 3,5 milliards de dollars.

Les autorités américaines disent que ces profits comptent parce que c’est l’aile militaire étrangère du CGR, connue sous le nom de la Force Qods, qui est soupçonnée de fournir des fonds, de l’entraînement et des équipements aux forces anti-américaines en Irak, en Afghanistan, au Liban et dans les territoires palestiniennes.

Le Conseil national de la Résistance iranienne basé à Paris, un groupe en exil qui s’oppose fermement au régime de Téhéran, a produit hier son propre inventaire des entreprises commerciales du CGR.

Le conseil est l’aile politique d’un groupe officiellement qualifié d’organisation terroriste par le Département d’Etat, mais il a révélé par le passé des opérations nucléaires secrètes et d’autres opérations militaires de l’Iran qui se sont avérées crédibles.
Parmi les propriétés du CGR on trouve des sociétés et des investissements dans la construction, la finance, la production de films, l’aviculture, l’apiculture, les importations et l’immobilier.

"A plusieurs reprises, le CGR s’est approprié d’énormes terrains dans les secteurs chic des grandes villes, à Téhéran en particulier, et [a employé la forcer pour] éliminer les autres organes du gouvernement qui avaient réclamé ces terres", a dit le conseil.

FOLLOW NCRI

16,297FansLike
7,743FollowersFollow
377SubscribersSubscribe