lundi, novembre 28, 2022
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Iran: Les terroristes de la Force Qods et le ministère des Renseignements des mollahs

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CNRI, 5 décembre – Ce qui suit est la première partie d’un rapport spécial sur les activités terroristes extraterritoriales du régime iranien :

Histoire des centres d’entraînement
Au début de 1993, Khamenei a commencé à mettre en place des camps d’entraînement pour les musulmans non iraniens, puis a passé le relais au mollah Mohammad-Ali Tackhiri, responsable des Relations internationales à son cabinet. Les candidats sont sélectionnés et présentés par les organes culturels, de renseignements et terroristes du régime à l’étranger. Les éléments de la Force Qods restent avec les candidats et sont leurs hôtes, instructeurs et compagnons pendant tout leur séjour au camp afin de les observer de près et de les sélectionner pour leurs missions d’espionnage et de terrorisme et de les soumettre à d’autres entraînements particuliers.
Recrutement et entraînement de terroristes étrangers
Le régime clérical a mis en place divers organes afin d’exporter l’intégrisme dont : l’Organisation de la culture et de la communication islamique, l’Assemblée internationale d’Ahl Al-Beit, l’Assemblée des sectes islamiques associées, les Conseillers culturels, diverses fondations, etc. Une des missions principales de ces organes est de recruter et de sélectionner des hommes et de les présenter à la Force Qods ou au ministère des Renseignements après leur avoir fait subir un entraînement préliminaire et des vérifications de sécurité.
Le service de formation de la Force Qods est responsable de la formation idéologique, politique et militaire, ainsi que de la répartition des éléments dans les groupes terroristes. Ainsi, le service de formation de la Force Qods est l’une des sections les plus actives et les plus dangereuses de la Force.
A part quelques centres d’entraînement en Iran, le service de formation a créé des centres d’entraînement supplémentaires dans d’autres pays, comme au Soudan, au Liban et en Bosnie.

Au ministère des Renseignements, la Section de formation est chargée de l’entraînement et du recrutement de forces non iraniennes. Cette section est surnommée Tadjik.
Le ministère des Renseignements et la Force Qods opèrent en coopération avec le ministère des Affaires étrangères pour transférer clandestinement les recrues vers l’Iran ou en-dehors de l’Iran. Beaucoup entrent en Iran en passant par d’autres pays avec des passeports délivrés par le régime clérical. Ils quittent également le pays avec les mêmes passeports à destination de ces pays intermédiaires, changent leurs passeports et partent pour les pays cibles.
Les centres d’entraînement de la Force Qods
a. La caserne d’entraînement Imam Ali
Le service de formation de la Force Qods est situé à la caserne Imam Ali, à Téhéran, place Tajrich, rue Alborz Kouh. Le camp se trouve aux environs du palais de Sa’ad Abad. Le premier commandant de ce service a été le général des pasdaran Chams. Avant cela, il commandait la force terroriste Badr. Le commandant du camp à cette époque était le général des gardiens de la révolution (pasdarans) Oroudj qui était aussi l’adjoint de Chams. Avant d’accéder à ce poste, Oroudj avait été commandant du corps spécial des gardiens de la révolution (chargés de la protection de Khamenei). Il avait aussi  été auparavant commandant des pasdarans au Liban. Quelques années plus tard, Chams est devenu commandant des pasdarans et Oroudj a pris sa place à la tête de la section de formationn, tout en conservant son ancien poste.
Plus tard, c’est Norouzi a pris le commandement du camp Imam Ali. Il a transmis son poste à Nozari en 1997 qui est resté jusqu’à maintenant le commandant du camp.
Le niveau d’entraînement militaire dans le camp, surtout pour la guérilla, est élevé (stages du personnel et de commandement). En plus du personnel de la Force Qods, les citoyens non iraniens y suivent aussi un entraînement. Les matières comprennent : formation politique et idéologique, explosion et démolition, maniement de différents types de bombes, méthodes d’installation et de dissimulation de bombes, tir à partir d’une voiture et d’une moto, maniement de plusieurs types d’armes, embuscade et contre embuscade, persuasion et surveillance et, enfin, préparation physique.
Les commandants de la Force Qods pensent que le camp se suffit à lui-même en termes d’instructeurs. Ils détiennent un nombre restreint d’instructeurs pour des opérations extraterritoriales ou terroristes. Un commandant de la Force Qods parlant de son point de vue du camp Imam Ali a déclaré : « La section de formation de Qods a établi une université d’espionnage dans le camp où le personnel de la Force Qods a été entrainé au début, et après des forces de combat venant d’autres pays ont rejoint l’université. Ces combattants [des terroristes] qui ont assassiné le traducteur japonais des Versets Sataniques ainsi que Chapour Bakhtiar ont été formés à la caserne de l’Imam Ali sous le commandement d’Oroudj ». L’entraînement de terroristes s’est poursuivi en continu dans le camp pendant ces dernières années.
b. La caserne Bahonar
La Force Qods a créé la caserne de Bahonar en 1993 à Challus Highway, près du barrage de Karadj et du village de Bilwa. Le camp est situé dans un secteur appelé Bagh Sarhang. Le camp est vite devenu un des camps d’entraînement les plus importants. Des ressortissants étrangers recrutés par la Force Qods sont formés ici sauf les citoyens d’Asie centrale qui sont généralement entraînés à la caserne de Imam Ali.

Une règle strictement observée dans le camp est la conservation des secrets et le contrôle de l’information. Les stages sont organisés de telle façon que les informations dont disposent les stagiaires les uns sur les autres sont minimes.
Les matières enseignées au camp sont les suivantes : principes de guérilla, conservation de secrets, méthodes et tactiques de reconnaissance et collecte d’informations, connaissance des armes, culture physique, maniement d’explosifs et de différents types d’armes. De plus, les terroristes de la caserne Bahonar apprennent à accomplir leurs missions dans différents environnements et lorsqu’ils se font arrêter, à garder leurs secrets, en particulier leurs liens avec le régime. En plus d’un entraînement militaire et tactique, les terroristes reçoivent une formation idéologique et politique dont une partie de la jurisprudence et des principes de base.
Les priorités du camp varient en fonction des différentes situations. Dans certaines situations, le camp met en place des cours spéciaux et intensifs. Par exemple, au printemps de 1995, en raison de la situation à Bahreïn, le camp Bahonar a commencé à entraîner un groupe de 9 personnes et une équipe de deux de ses agents pour des missions spéciales à Bahreïn. De plus, en septembre 1995, un autre groupe de 6 a reçu un entraînement spécial poussé.
En1996, le camp a commencé à former des instructeurs étrangers. Le but était de former des instructeurs dans d’autres pays afin que l’entraînement se poursuive à une plus grande échelle.

A la suite des événements du 11 septembre, un responsable du camp de Bahonar a déclaré en privé : « Nos activités sont devenues plus importantes après les événements du 11 septembre. Nous avons décidé d’être plus prudents en matière de sécurité dans la sélection des agents pour l’entraînement jusqu’à ce que les choses se calment. Malgré l’émotion que cela a suscité, nous n’avons pas cessé l’entraînement. Par exemple, une série de cours a été mise en place en février 2002 pour les instructeurs d’un groupe de 22 citoyens arabes qui ont été entraînés puis sont retournés dans leurs pays pour enseigner aux autres ce qu’ils avaient appris ».
c. Le camp Imam Sadegh
Le camp Imam Sadegh est situé à Qom. Il est rattaché à la Force Qods. Il s’agit d’un centre d’entraînement terroriste. Il est implanté juste à côté de la 17ème Garnison d’ Ali Ibn Abitaleb et il en est séparé par un mur. Toutes les méthodes terroristes et les principes intégristes y sont enseignés aux éléments non iraniens, notamment des Égyptiens, des Irakiens et des Libanais.
d. L’école de Nahavand
L’école est située à 45 km de la ville de Nahavand et elle est supervisée par le corps des gardiens de la révolution. C’est là que des agents non iraniens, notamment des Libanais et des Afghans reçoivent une formation en espionnage et en terrorisme.
e. Le centre d’enseignement religieux de Beit Al-Moghaddas à Qom
Début 1990, le régime clérical a mis en place un organe au sein du cabinet de Khamenei appelé l’Assemblée pour les sectes islamiques associées afin de recruter des musulmans sunnites. L’assemblée était présidée par Akhawan Waez Zadeh Khorassani. Simultanément, Khamenei a créé un autre organe appelé l’Assemblée internationale d’Ahl Al-Beit pour recruter des musulmans chiites étrangers et celle-ci était présidée par le mollah Mohammed Ali Tackhiri. Pour l’instant, le président de la première assemblée est Tackhiri et la deuxième est présidée par Ali Akbar Velayati. Afin d’entraîner des agents non iraniens, la Force Qods a établi le centre d’enseignement religieux de Beit Al-Moghaddas à Qom en coopération avec l’Assemblée pour les sectes islamiques associées. Le doyen du centre est le général des pasdarans Sadegh Nejad, qui est commandant dans la Force Qods. Le général des pasdarans Ahmad Charifi, aussi commandant dans la Force Qods, et qui a participé à l’explosion des tours Khobar en Arabie Saoudite, est également basé dans ce centre.
Le centre d’enseignement est organisé en deux parties :
(1). Le Centre Khatam, chargé de la recherche et du recrutement des troupes à l’étranger,

(2). Le Centre Gha’em, chargé de l’entraînement des agents étrangers. Ce centre offre une formation simultanée pour les musulmans chiites et sunnites.

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