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Iran : Les Etats-Unis parlent de nouvelles preuves sur les ambitions nucléaires iraniennes

ImageReuters, Téhéran, 13 novembre 2005 – L’Iran dimanche a réfuté de nouvelles allégations américaines sur ses ambitions atomiques comme une tentative d’altérer une réunion cruciale de l’agence de contrôle nucléaire à la fin de ce mois.

Les autorités américaines ont dit que de nouvelles preuves suggérait que l’Iran avait fait des progrès significatifs dans ce qu’elles appellent la quête secrète d’armes nucléaires, et que cela renforçait la volonté d’exercer davantage de pression internationale sur Téhéran pour mettre fin à ce programme.

Le porte-parole du ministère des affaires étrangères, Hamid Reza Assefi a rejeté les allégations comme une tentative de faire monter la pression sur Téhéran.

"C’est un nouveau raffut avant la réunion de l’AIEA pour empoisonner le climat de la rencontre”, a-t-il dit lors d’une conférence de presse.

L’Agence internationale de l’énergie atomique doit se réunir le 24 novembre pour décider d’envoyer l’Iran au Conseil de Sécurité de l’ONU pour d’éventuelles sanctions n’ayant pu convaincre les puissances mondiales que ses ambitions atomiques étaient entièrement pacifiques.

Le New York Times rapportait samedi que de hautes autorités des renseignements américains avaient informé l’AIEA à la mi-juillet sur le contenu de ce qu’elles disent être un ordinateur portable iranien volé.

Un responsable américain a dit que les informations n’étaient pas définitives, mais « suggérait hautement que l’Iran avait fait des progrès significatifs dans l’armement. »

Des sources proches de l’AIEA ont confirmé que des autorités de la CIA en avaient fait une présentation au siège de l’agence à Vienne en juillet, mais ont dit que les preuves n’étaient pas nettes.

"Il y a eu une réunion en juillet où on nous a montré ces informations – en fait un travail de dessins sur un cône de missile, à savoir, l’espace où l’ogive serait placée", affirme une source.

"L’information ne s’est pas avérée probante, un ‘canon fumant ‘. Personne n’a renforcé cette information depuis et nous ne sommes pas en mesure de savoir si les renseignements viennent bien des Iraniens."

L’Iran, qui a maintenu secret un programme d’enrichissement d’uranium pendant 18 ans jusqu’en 2003, a démenti les accusations occidentales comme quoi il essaie de fabriquer des armes atomiques sous le couvert d’un programme de puissance atomique et dit ne vouloir générer que de l’électricité.

"Ces allégations infondées nous font rire. Nous n’utilisons pas d’ordinateurs portables pour conserver nos documents secrets », a dit Assefi.

Il a réitéré que l’Iran avait l’intention d’enrichir de l’uranium sur son territoire, rejetant implicitement ce que les diplomates appellent une proposition pour désamorcer l’impasse nucléaire avec Téhéran.

Les diplomates ont estimé que le plan de Moscou jouissait d’une tentative de soutien de l’Union européenne et des Etats-Unis. Il laisserait l’Iran convertir de l’uranium, mais l’enrichissement se ferait en Russie.

UN COMPROMIS RUSSE ?

Un diplomate de l’UE a dit que les Etats-Unis et l’UE pousseront pour que l’Iran soit envoyé devant le Conseil de Sécurité le 24 novembre lors de la réunion de l’AIEA s’il refuse la proposition russe.

Le New York Times, citant des participants européens et américains à la réunion de juillet, a dit que les responsables des renseignements américains avaient montré aux autorités de l’AIEA des informations de plus de 1000 pages de simulation et de compte-rendu d’expérience d’un ordinateur iranien.  

Les autorités américaines, selon le journal, avancent que l’information montre un effort de longue date pour dessiner une ogive nucléaire et constituer “la preuve la plus probante que malgré l’insistance de l’Iran sur le caractère pacifiste de son programme atomique, le pays essaie de développer une ogive compacte à installer  sur le missile Chahab, qui peut atteindre Israël et d’autres pays au Moyen-Orient".

Mais le New York Times a dit qu’hormis la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne, qui ont rejoint Washington pour demander que l’Iran cesse ses activités nucléaires secrètes, d’autres nations se montrent sceptiques.

Les experts nucléaires disent que les doutes sur les informations américaines concernant l’Iran ont été renforcés par le fait que les allégations de  Washington sur les armes non conventionnelles de l’Irak s’étaient avérées largement fausses.

Shahin Gobadi, un porte-parole à Paris du groupe d’opposition iranien qui a pour la première fois dévoilé le programme secret de Téhéran en 2002, a dit qu’il n’était pas la source de l’ordinateur portable volé.  

Mais il a affirmé que son groupe, le Conseil national de la résistance iranienne, possédait aussi des preuves que l’Iran travaillait sur des ogives nucléaires  au complexe Hemmat  dans le nord-est de Téhéran et à Parchine, un site militaire à 30 km dans le sud-est de Téhéran.

En mettant à plat la technologie d’un missile de croisière obtenu de l’Ukraine, l’Iran a “maîtriser la technologie pour produire un missile de croisière à capacité nucléaire et fait de grand progrès dans cette direction », a dit  Gobadi, dont le groupe est sur la liste du terrorisme de Washington.

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