mardi, novembre 29, 2022
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Iran – Les autorités empêchent l’enterrement d’un homme de confession bahaïe, deux mois après son décès

Un cimetière bahaï dans la ville de Chiraz (au sud de l’Iran)

Dans la ville d’Ahwaz (au sud-ouest de l’Iran), le corps d’un homme de confession bahaïe est entreposé depuis deux mois dans une morgue et les autorités locales refusent de délivrer une autorisation pour son inhumation.

Selon un porte-parole de la « Communauté Internationale Bahaïe », basé à Genève, l’enterrement de « Shamel Bina », décédé le 28 octobre 2014, a été empêché malgré les demandes de sa famille et de plusieurs personnalités officielles, notamment le gouverneur et l’imam de la ville.

Dans cette ville, les autorités ont récemment fermé le cimetière des bahaïs d’une façon très brutale. La porte métallique du cimetière a été soudée et un mur a été construit pour obstruer l’entrée principale de ce cimetière.

La Communauté Internationale Bahaïe affirme que cet incident est le dernier en date d’une série de mesures prises ces derniers mois par les autorités iraniennes pour empêcher l’inhumation des bahaïs ou pour la destruction de leurs cimetières.

Ces mesures font partie d’une campagne organisée pour forcer les Iraniens de confession bahaïe à renier leur identité religieuse.
Dans la ville de Semnân, les Bahaïs qui souhaitent inhumer un membre de leur famille doivent signer un formulaire spécifique.

Ces formulaires stipulent : « Rien d’autre que le nom et la date de naissance du défunt ne peut être inscrit sur la tombe et aucun espace vert ne doit y être créé. » Des mesures similaires ont été imposées dans le cimetière des bahaïs dans la ville de Sangsar.

Le rapport de la Communauté Internationale Bahaïe évoque d’autres cas de violations de droits des membres de cette communauté en Iran, notamment :
A Tabriz, les autorités locales ont refusé, au moins pendant huit jours, de délivrer une autorisation d’inhumation pour une femme dans le cimetière bahaï de Tabriz si elle est enterrée sans cercueil, ce qui est contraire aux rites funéraires des Bahaïs.

Au mois de novembre, les autorités ont fermé le cimetière des Bahaïs à Mahmoudieh (près d’Ispahan) et ont déclaré que les Bahaïs ne sont pas autorisés à être enterrés sur ce site.

Dans la ville de Tabriz (au nord-ouest de l’Iran), pendant une période de huit mois, les autorités ont empêché l’enterrement d’au moins 15 Bahaïs dans le cimetière de cette ville et les familles ont été obligées d’enterrer les dépouilles de leurs proches dans des villes avoisinantes.

Le Dr Ahmad Shaheed, le Rapporteur spécial de l’ONU sur la situation des droits de l’Homme en Iran, avait précisé dans son dernier rapport, daté d’octobre 2014, qu’au moins 126 Bahaïs sont emprisonnés en Iran en raisin de leurs convictions religieuses.

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