jeudi, février 9, 2023
AccueilActualitésActualités: NucléaireIran : le principal conseiller de Khamenei dit que les « lignes...

Iran : le principal conseiller de Khamenei dit que les « lignes rouges » doivent être respectées dans les négociations sur le nucléaire

Le principal conseiller du guide suprême du régime iranien a affirmé vendredi que les « lignes rouges » de Téhéran doivent être respectées dans les négociations sur le nucléaires alors que les puissances mondiales tentent de maîtriser le programme nucléaire du régime.

« Un accord ne peut être trouvé que si (nos) lignes rouges sont respectées… Les commentaires du (Secrétaire d’État américain) John Kerry font partie de la guerre psychologique menée contre l’Iran », a affirmé Ali Akbar Velayati, premier conseiller du Guide Suprême des mollahs Ali Khamenei. Ses commentaires ont été publiés par l’agence de presse contrôlée par l’État Tasnim.

À quelques heures de la date limite fixée par le Congrès américain pour un rapide examen de l’accord nucléaire entre le régime iranien et les six puissances, Kerry a affirmé jeudi que les Etats-Unis et les autres puissances n’étaient pas pressés de conclure l’accord avec Téhéran.

Le régime iranien et les états membres du P5+1 – Royaume-Uni, Chine, France, Allemagne, Russie et les Etats-Unis – essayent de parvenir à un accord qui pousserait Téhéran à brider son programme nucléaire en échange d’une levée des sanctions.

Ces deux dernières semaines, le régime iranien et les puissances mondiales ont repoussé les dates limites à deux reprises pour parvenir à trouver un accord sur le nucléaire à long terme.

Velayati a déclaré que le régime n’avait aucune intention d’abandonner les discussions.

« L’Iran ne propose pas de prolonger les discussions, et ne les rejette pas non plus. C’est aux américains de décider s’ils veulent y mettre un terme. L’Iran est prêt à poursuivre les négociations », a affirmé Velayati.

La Maison Blanche a déclaré que les discussions ne s’éterniseraient probablement pas encore « de longues semaines ».

Les points de désaccord dans les négociations impliquent le programme de recherche et développement de Téhéran sur les centrifugeuses perfectionnées, l’accès aux sites militaires et nucléaires iraniens, et la demande de Téhéran de mettre fin à l’embargo du Conseil de Sécurité de l’ONU sur les armes.

Un rapport du Conseil National de la Résistance Iranienne (CNRI) publié le mois dernier révèle que le Guide Suprême du régime Ali Khamenei a déclaré que la surveillance internationale de ses sites militaires est une ligne rouge à ne pas franchir.

Le rapport décrit comment ces deux dernières années pendant les négociations avec les puissances mondiales, le régime a revendiqué le fait de « bâtir la confiance » plutôt que la « transparence ».

Téhéran a fourni un effort conscient pour marginaliser la question de la « transparence » vis-à-vis des Possibles Dimensions Militaires (PDM) de son programme nucléaire.