samedi, février 4, 2023
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Iran : Le nouveau cabinet de Rohani comporte seize pasdaran et interrogateurs du VEVAK

Iran : Le nouveau cabinet de Rohani comporte seize pasdaran et interrogateurs du VEVAK

CNRI – Le parlement du régime iranien a approuvé dimanche la plupart des candidats au ministère présentés par Hassan Rohani, le président des mollahs. Le nouveau gouvernement comporte seize membres qui ont un passé au sein du corps des gardiens de la révolution islamique (Pasdaran), la principale force responsable de la répression et des tueries en Iran et de l’exportation du terrorisme dans les pays de la région.

Le ministre de la justice, Alireza Ava’i, a joué un rôle dans le « comité de la mort » en 1988 qui a fait exécuter 30 000 prisonniers politiques. Ava’i était un membre clé du macabre comité en 1988 dans la province du Khouzistan, au sud de l’Iran.

Par ailleurs, Rohani a reconnu devant le parlement que Mohammad Javad Azari Jahromi, son ministre des Communications, avait été un agent du ministère des Renseignements et de la Sécurité (VEVAK) : « Jahromi a assisté aux réunions du Conseil suprême du cyberespace pendant un moment de la part de M. Alavi (ministre des Renseignements), lorsqu’il travaillait au ministère des Renseignements. »

La chaîne télévisée d’État a cité Rohani le 20 août 2017 : « La raison pour laquelle j’ai insisté pour qu’il rejoigne le gouvernement est que nous devons faire face à de nombreux problèmes sérieux en matière de sécurité. » Jahromi a été impliqué dans la torture, les interrogatoires et la censure au sein du ministère des Renseignements depuis l’âge de 21 ans. Il a également joué un rôle majeur dans la répression du soulèvement populaire de 2009 en Iran.

Après avoir été directeur général de la section d’écoutes du ministère des Renseignements, grâce à ses services au sein des services de sécutité, il a rapidement gravi les échelons pour être finalement promu comme ministre à l’âge de 38 ans.

Dans son serment d’allégeance au Guide suprême des mollahs, Jahromi a déclaré au parlement : « J’ai toujours suivi et je suivrai toujours le système islamique. Nous ne dévierons pas de la ligne du Guide suprême et nous ne serons pas déçus. »

Il a ajouté : « Notre doctrine dans le domaine du cyberespace est une doctrine monolithique et c’est celle du Guide suprême (Khamenei), qui considère que la menace du cyberespace est telle que c’est devenu un espace meurtrier pour la jeunesse (…) Nous devons purifier et nettoyer notre cyberespace. »

Il a ajouté : « En 2012, le taux d’emploi total dans le secteur du cyberespace était de 45 000 postes. En 2013, il y avait 50 000 postes et en 2016 ce chiffre a atteint 100 000 et nous devons ceci au développement du réseau d’information national. »

Les informations publiées concernant le bilan de Jahromi révèle que, en plus d’identifier les opposants au régime grâce au système d’écoutes, notamment pendant le soulèvement de 2009, il a été impliqué dans des descentes au domicile de détenus, de l’inspection et de la confiscation de leur propriété et de leur interrogatoire.

Jahromi a également été impliqué dans l’importation de « pilules psychédéliques pour les interrogatoires », et il aurait pillé des millions de dollars grâce à ses ventes. Jahromi, qui a travaillé dans le ministère des Renseignements de 2005 à 2009, est tristement célèbre pour avoir construit des parties de l’« infrastructure massive de surveillance » du régime iranien. Après 2009, il a travaillé avec le bureau des renseignements des Pasdaran.

Le bilan répressif de ce membre des renseignements des mollahs est tel que Mohammad Ali Pourmokhtar, un membre du parlement du régime a déclaré : « le secret et le manque de transparence est dans la nature même de Jahromi. » Il a demandé à Rohani « avec l’intronisation d’Azari Jahromi en tant que ministre des Communications, de ne pas transformer ce ministère en ministère des Renseignements. »

Après ces révélations, le ministère des Renseignements a défendu dans une déclaration ce bourreau et l’a défini comme « honnête » et « révolutionnaire ».

La formation du nouveau gouvernement de Rohani signifie qu’il continuera à suivre sa ligne précédente pour son second mandat de président.

Au moins 3 100 exécutions ont eu lieu depuis le premier mandat de Rohani et il ne fait aucun doute que la vague de répression et d’oppression se poursuivra.

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