Le Majlis a voté dimanche l’interdiction aux inspecteurs nucléaires internationaux d’accéder aux sites militaires iraniens et d’interroger les scientifiques dans le cadre d’un éventuel futur accord avec les puissances mondiales sur le programme nucléaire du régime iranien.
Le projet de loi stipule également que toutes les sanctions internationales contre le régime doivent être levées dans le cadre de l’accord nucléaire. Le texte doit encore être adopté formellement par le Parlement et par le Conseil des gardiens de la Constitution avant d’avoir force de loi.
Les membres du groupe P5+1 – Royaume-Uni, Chine, France, Russie, Etats-Unis et Allemagne – espèrent conclure un accord avec le régime iranien d’ici le 30 juin qui limiterait les projets nucléaires de Téhéran en échange d’une levée des sanctions économiques.
La dernière mesure du Parlement iranien sur la question de l’accès aux sites par les inspecteurs internationaux est devenue une des principales pierres d’achoppement entre Téhéran et les six puissances mondiales alors qu’ils essayent de surmonter les obstacles à un accord final à quelques jours de la date butoir.
Les représentants occidentaux affirment que les inspections de sites militaires par l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (IAEA) et l’accès aux scientifiques travaillant sur le programme nucléaire iranien sont essentiels pour vérifier si le régime poursuit un programme militaire clandestin.
Le 20 mai, Khamenei, qui a le dernier mot sur les décisions en Iran, a déclaré : « Nous n’autoriserons aucune inspection étrangère sur nos sites militaires. Ils disent vouloir venir et interroger nos scientifiques… Donner cette permission est hors de question. La seule façon de faire face à l’ennemi insolent est de montrer de la détermination et de ne pas se soumettre. »
Maryam Radjavi, la Présidente élue du Conseil National de la Résistance Iranienne, a fait le commentaire suivant le 21 mai dernier : « Les remarques de Khamenei et les agissements de son régime qui coïncident avec les négociations nucléaires, confirment que la force et la fermeté sont les seuls langages que comprenne la dictature religieuse. Après trois décennies de dissimulation et de tromperie, à quoi sert d’ajouter six ou neuf mois pour un « break-out » ? Il ne peut s’agir d’une solution. Seule la stricte mise en place des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU peut définitivement empêcher le régime d’accéder à la bombe atomique. Des négociations de complaisance avec le fascisme religieux n’apporteront pas la sécurité au monde face à la menace nucléaire des mollahs. Cela va plutôt augmenter le danger pour le peuple d’Iran et ceux de la région et du monde en donnant du temps aux mollahs terroristes. »

