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Iran : La visite de la dirigeante de l’opposition avive une querelle avec les députés italiens

Parlement italien 23 juillet 2008 AKI, Téhéran, 28 juillet – Des députés italiens de diverses tendances ont répondu vigoureusement à l’offensive d’un journal iranien qualifiant le gouvernement italien et ses institutions de « régime mafieux ».

 

Le journal officiel Kayhan, proche du guide suprême de l'Iran l'ayatollah Seyed Ali Khamenei, a attaqué le gouvernement italien et ses institutions pour avoir accueilli, la semaine dernière, la célèbre opposante iranienne Maryam Radjavi.  

Il a qualifié le gouvernement de « régime mafieux italien ».

Le député musulman italien, Souad Sbai, du parti conservateur Peuple de Liberté a répondu à l'éditorial au cours d'une interview avec Adnkronos International (AKI). 

«L'Italie et son gouvernement ne sont pas du tout mafieux », a dit Sbai. 

«Notre pays est un pays démocratique où gouverne l'Etat de droit, et le parlement fait bien d'écouter toutes les voix, surtout celle des dissidents venant de la société civile iranienne. »  

«Notre gouvernement défend avec véhémence le caractère sacré de la vie et des droits de l'Homme, et n’a donc pas de leçons à recevoir de ceux qui exercent toujours la peine capitale. »  

La voix dissidente à laquelle faisait allusion Sbai était Maryam Radjavi, dirigeante du Conseil national de la Résistance iranienne, bras politique de l'opposition armée des Moudjahidine du peuple d'Iran. 

Elle a prononcé un discours à une conférence de presse au parlement italien le 23 juillet dans le but d'obtenir le retrait de l'OMPI de la liste européenne des organisations terroristes.  Elle a été invitée par les députés italiens pour s'adresser au Parlement.

Pendant son discours, Radjavi a critique l'Angleterre, la Chine, la France, la Russie et les Etats-Unis – les cinq membres permanent du Conseil de sécurité de l'ONU- plus l'Allemagne pour leurs négociations avec l'Iran. 

Le journal iranien a répliqué rapidement en attaquant Radjavi dans son éditorial : « Le régime mafieux italien, sous prétexte de défendre les mouvements libéraux et démocrates, soutient un groupe terroriste, dont même les Etats-Unis, malgré son appui couvert à ce groupe, n'osent rayer le nom de la liste des organisations criminelles. » 

Or, une députée italienne a qualifié l'offensive provocatrice iranienne de "réaction agressive".

«C'est une réaction agressive qui révèle les problèmes et les inquiétudes de ce régime (iranien) totalitaire et non libéral qui ne sait réagir que de façon sale et agressive »," a martelé Elisabetta Zamparutti, députée du Parti démocratique du centre-gauche au cours d'une interview avec AKI.