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Iran : La résistance iranienne demande des sanctions

Iran : La résistance iranienne demande des sanctionsThe Press Association, 16 Janvier – Par  Simon Baker – Des manifestants ont exigé le référé «immédiat» de l’Iran devant le Conseil de Sécurité de l’ONU afin que des sanctions puissent être prises à l’encontre de ce régime «violent».

C’est l’appel que 100 à 200 anglo-iraniens membres du mouvement de « Résistance » ont lancé devant le Foreign and Commonwealth Office [FCO, l’équivalent anglais du ministère français des Affaires Etrangères] au cours d’une manifestation qui bien que petite est tout de même parvenue à se faire entendre.
Au moment où les représentants de l’UE, des Etats-Unis, de la Chine et de la Russie tenaient une réunion à l’intérieur du bâtiment, les manifestant ont brandi des banderoles et des photos des dirigeants du mouvement de résistance  ainsi que plusieurs drapeaux iraniens.
Les manifestants ont installé devant eux une fausse bombe nucléaire  ainsi qu’un gibet de potence pour représenter les nombreuses exécutions qui, selon les manifestants, ont eu lieu dans leur pays natal.
A un moment donné les organisateurs de la manifestation ont transmis une pétition à un responsable du FCO ainsi que la copie d’un dossier préparé auparavant par le Conseil National de la Résistance Iranienne et portant sur le programme nucléaire du régime.
Hossein Abedini, un membre de la commission des affaires étrangères du CNRI a déclaré que son organisation voulait que soit mis un terme à la « complaisance» avec le régime iranien.
Il a déclaré: « Les Iraniens qui se sont rassemblés ici aujourd’hui demandent le référé immédiat du régime iranien devant le Conseil de Sécurité des Nations Unies ».
« L’Occident doit mettre un terme à sa politique de complaisance. Ils doit respecter et reconnaître les aspirations à la démocratie de millions d’Iraniens qui veulent voir la fin de cette dictature religieuse brutale et veulent mettre à sa place un gouvernement démocratique ».
Il a ajouté que le fait que les gouvernements occidentaux débattent et remettent sans cesse à plus tard la prise d’une décision sur cette question a eu pour seul effet d’encourager les dirigeants iraniens à devenir plus « agressifs et arrogants ».
Mais M. Abedini a ajouté que les politiciens de la résistance ne voulaentt pas que le changement démocratique soit amené par une intervention militaire de la communauté internationale.
« Nous ne sommes favorables ni à la politique de complaisance ni à l’invasion étrangère. Nous croyons à une Troisième Voie qui est le soutien au mouvement de résistance en Iran », a-t-il précisé.
«Nous demandons des sanctions globales contre les mollahs iraniens. L’Iran est le deuxième plus producteur de pétrole de l’OPEP et un embargo sur le pétrole iranien mettra la pression sur le régime iranien. »
Il a ajouté qu’il n’y avait aucun doute pour le Conseil [de la Résistance] qu’en menant des activités secrètes dans le pays, le gouvernement iranien cherchait à se doter d’arme nucléaire.
« Nous parlons d’un régime qui a menti à la communauté internationale et l’a trompé pendant des années », a-t-il dit.
M. Abedini a ajouté que les représentations des gibets au cours de la manifestation servaient à symboliser les 130 personnes pendues par le régime iranien depuis que l’ultraconservateur  Mahmoud Ahmadinejad occupe la présidence.
La pétition et le dossier ont été transmis au FCO par Laila Jazaveri, directrice de l’Association des femmes anglo-iraniennes.
Elle était accompagnée par Esmail Abnar, un ancien lieutenant commandant de la marine iranienne avant la révolution qui a fui l’Iran et a rejoint le mouvement de résistance.
La pétition a été signée par les représentants de plusieurs organisations de résistance iranienne basées à Londres et qui sont affiliées au CNRI, un groupe international, dirigé par Maryam Radjavi, sa "présidente élue".