lundi, novembre 28, 2022
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Iran : la mascarade électorale – Principes et fondements (procédures, dates clés)

CNRI – Le onzième round de l’élection présidentielle des mollahs et le quatrième tour des élections municipales auront lieu le 14 juin prochain.

Sur la base de toutes les indications et en particulier à la lumière du soulèvement populaire de 2009, c’est l’élection présidentielle la plus importante pour l’avenir du régime iranien.

Une démocratie dirigée !
 
Sous le régime des mollahs, dans un contexte de «démocratie dirigée» et sous le contrôle du guide suprême, aucun candidat ne pourra sortir des urnes sans avoir d’abord reçu l’aval du guide suprême.

Ce processus comporte les étapes et les qualifications suivantes :

1. Pour être candidat à l’élection présidentielle, la loi prévoit six conditions. La première condition veut que le candidat (uniquement un homme) soit un dignitaire politique ou religieux. La sixième condition est de croire dans les principes de l’islam, ce qui signifie l’obéissance au guide suprême. Cela doit se traduire par des actes politiques et dans la conduite. La loi du régime stipule «une obligation de croire dans le cœuret dans la pratique au Guide suprême ».

2. Observation d’approbation : Le Conseil des gardiens est l’organe qui décide si le candidat est un dignitaire politique ou religieux et s’il croit dans les principes de l’islam ou non. Le Conseil des gardiens éliminera toute personne présentant la moindre déviation vis-à-vis du Guide suprême.

3. Conformément à la loi, le candidat élu doit être approuvé par le guide suprême. En d’autres termes, si ce dernier le décide, il peut rejeter à son gré le Président élu.

4. Selon l’article 110 de la Constitution, le guide suprême a le pouvoir de révoquer le président.

L’exécutant et superviseur des élections présidentielles

1. C’est le ministère de l’Intérieur qui est chargé de l’organisation matérielle des scrutins. Le ministre de l’Intérieur est obligé de former le Bureau des élections du ministère trois mois avant le scrutin. Ce quartier général prépare les directives pour les élections et après l’approbation du gouvernement, les mettra en œuvre.

2. Supervision du Conseil des Gardiens : Sur la base de l’article 99 de la Constitution, le Conseil des Gardiens est responsable d’assurer une surveillance intégrale et effective de toutes les étapes du processus électoral. Il supervise toutes les conduites et les mesures concernant le processus électoral. Il s’agit d’une supervision générale réalisée à travers toutes les phases du scrutin, y compris la vérification des qualifications des candidats, le contrôle des bulletins de vote et de dépouillement

3. Les superviseurs du ministère de l’Intérieur supervisent le vote le jour du scrutin.

4. Dans cette élection, le pouvoir judiciaire a pour la première fois mis en place des équipes de supervision pour surveiller les bulletins de vote.

Processus électoral

Après le dépouillement des votes, le ministère de l’Intérieur annonce les résultats au Conseil des gardiens, qui les vérifie. C’est ensuite qu’ils sont annoncés. Si l’un des candidats obtient plus de 50 pour cent des voix, il deviendra président. Sinon, il y aura un second tour entre les deux candidats ayant obtenu le plus de voix.

« Ingénierie » des élections

Un nouveau terme a été introduit dans le lexique politique des mollahs à partir de 2005 appelée «ingénierie des élections». L’ingénierie des élections signifie concrètement l’intention de tricher en faveur du candidat désigné par Khamenei.

Dans « l’ingénierie » de l’élection, les hommes de troupe des gardiens de la révolution (pasdaran), du Bassidj, des Forces de sécurité de l’État et du ministère du Renseignement, qui sont tous sous le commandement du guide suprême jouent un rôle important dans l’enregistrement des votes en faveur du candidat choisi par Khamenei.

En 2005, Khamenei a réussi son « ingénierie électorale » en mettant alors un pion obscur du régime, Mahmoud Ahmadinejad, au poste de président du régime, pour « vaincre » Ali-Akbar Hachemi Rafsandjani. Le plan était connu sous le nom de plan Bassirat au sein du régime. L’homme clé de cette «ingénierie électorale» était Mojtaba Khamenei, le propre fils d’Ali Khamenei.

Les dates clés

1. Le ministre de l’Intérieur, le général Mostafa Mohammad-Nadjar des pasdaran, a annoncé la mise en place du bureau électoral au ministère le 18 mars 2013.

2. L’inscription des candidats à la présidentielle aura lieu du 7 au 11 mai 2013.

3. Les qualifications des candidats seront examinées par le Conseil des gardiens pendant cinq jours, du 12 au 16 mai. Cependant, d’après la loi, cela peut être prolongé de cinq autres jours. Il s’agit toutefois d’une pratique courante du Conseil des gardiens. Ainsi, le résultat de l’examen par le Conseil des gardiens sera fourni au ministère de l’Intérieur le 21 mai 2013.

4. À la suite de l’examen des qualifications des candidats, le ministère de l’Intérieur publie les noms des candidats approuvés les 22 et 23 mai.

5. Les candidats peuvent mener leur campagne électorale de 20 jours, à compter du 24 mai jusqu’à 12 juin.

6. L’élection a lieu le 14 juin 2013.

Chiffres clés et statistiques

Le nombre d’électeurs admissibles : Le ministère de l’Intérieur n’a pas annoncé le nombre d’électeurs inscrits pour cette élection pour le moment. Toutefois, le nombre d’électeurs annoncé lors de l’élection du 2 mars 2012 (la dernière élection tenue dans le régime. C’est à dire le scrutin législatif), était de 48.288.799 personnes.

Nombre de bureaux de vote : Le ministère de l’Intérieur n’a pas encore annoncé le nombre de bureaux de vote.

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