CNRI – Des associations et organisations en Iran et en Irak ont adressé des lettres et des déclarations aux autorités américaines et internationales, dénonçant les pressions inhumaines imposées aux résidents d’Achraf et demandant une intervention immédiate pour y mettre fin, selon le quotidien irakien Al-Zaman du 12 avril 2009.
La Cité d’Achraf, au nord de Bagdad, compte environ 3500 résidents membres de la principale opposition démocratique iranienne, l’organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI). Ils sont considérés comme des « personnes protégées » en vertu de la quatrième Convention de Genève, mais font l'objet de pressions épouvantables à la demande du régime iranien, qui vise à les expulser.
Al-Zaman cite un membre de l’OMPI énumérant un certain nombre d'organisations se prononçant en faveur des résidents d’Achraf. Il s’agit notamment de l'Association des infirmières et infirmiers de Téhéran, l’associations des médecins de Chiraz, les enseignants de l'ouest de Téhéran, l’association des commerçants du Bazar de Téhéran, l'Association des travailleurs du sud de Téhéran, l'Association des jeunes du sud de Téhéran, l'Association des jeunes de l'est de Téhéran, les jeunes sympathisants de l’OMPI dans la province de Zanjan, et un certain nombre d'associations de sympathisants de l’OMPI des villes de Sari, Ghaemchahr et Babol (nord de l'Iran).
Le quotidien irakien déclare également que « le Comité d'amitié entre les Kurdes d'Irak et le peuple iranien a exprimé sa profonde inquiétude sur les pressions imposées sur les résidents iraniens du camp d’Achraf, au nord de Bakouba en Irak. »
Al-Zaman mentionne un certain nombre de chefs tribaux irakiens et d’ONG exprimant leur solidarité avec Achraf et appelant à une intervention immédiate par les organismes internationaux et irakiens.
Le cheikh Mohammad Adnan Bandar, chef de la tribu al-Someidi en Irak n’hésite pas « au nom de l'ensemble de la tribu al-Someidi » à « annoncer notre soutien et notre solidarité avec les résidents d'Achraf ».
Le cheikh Feysal Houm, chef de la tribu Neda, a écrit au commandant de la Force multinationale en Irak pour lui demander « le retour de la protection de la cité d’Achraf aux mains des forces américaines ».
Al-Zaman ajoute que «l'Union des communautés de femmes libres, l'Association des femmes démocrates, l'Association des femmes libres de Diyala, et l'Association des Femmes pour la Paix de Meghdadieh, ont toutes publié des communiqués condamnant les pressions exercées sur Achraf. Elles ont, elles aussi, réclamé une intervention immédiate par les autorités pour prévenir la survenance d'une catastrophe humaine à Achraf, et la nécessité de garantir la sûreté et la sécurité des résidents d'Achraf, conformément au droit international. »

