vendredi, décembre 2, 2022

Iran : fouet en public

fouet en IranCNRI – Le régime inhumain des mollahs a fouetté en public deux frères dans la ville d’Anar, dans le sud du pays, pour avoir volé des pistaches, a indiqué le quotidien officiel Kargozaran le 2 août.

 

La sentence a été effectuée avant une foule de 500 personnes qui criaient aux bourreaux d'arrêter. Les prisonniers devront aussi purger 9 mois de prison. La mère des deux victimes était présente et a demandé en vain la grâce pour ses fils.

Dans le nord du pays, également, cinq prisonniers ont été fouettés en public dans le nord de la ville de Khoram-Dareh, a rapporté le journal gouvernemental Javan le même jour.

Selon le quotidien, les prisonniers ont reçu 340 coups de fouet chacun.

De même, le 15 juillet, le régime iranien a fouettées en public six prisonniers à Sabzevar, dans le nord de l’Iran.

Ces adolescents ont été fouettés pour "des méfaits dans la rue". La sentence a été effectuée dans le quartier où vivent les victimes. Les plaignants dans cette affaire étaient prêts à renoncer à leur plainte. Toutefois, les autorités judiciaires n'ont fait preuve d’aucune clémence.

Le 26 juin, le chef du judiciaire des mollahs, Mahmoud Hachemi Chahroudi, a estimé que la flagellation publique était un moyen de dissuasion efficace, tandis que l'emprisonnement était inutile.

Dans une interview diffusée à la télévision le 25 juin dans la soirée, il s'est plaint que «de nombreux juges en Iran, influencés par la propagande occidentale et par peur d’être accusés de ne pas respecter les droits de l'homme, ne punissent pas les contrevenants à des sanctions efficaces, comme la flagellation publique ».

« La flagellation publique est l'une des peines les plus justes qui puissent être infligées à une personne qui a commis un délit», a déclaré Chahroudi.

"La publication de photos et de nouvelles des flagellations publiques est la meilleure dissuasion, alors que trois ou quatre mois de prison ne servent à rien", a-t-il dit.

"Nous devons réduire les peines de prison et utiliser davantage la flagellation publique, pour punir les coupables."

En mai, Amnesty International a exhorté le régime iranien à suspendre les peines de flagellation.

"La flagellation est une forme de traitement cruel, inhumain et dégradant, et revient à de la torture», a déclaré l'organisation.

Dans son dernier rapport, Amnesty International a déclaré que les peines de flagellation et d'amputation continuent d'être appliquées en Iran, la torture et les mauvais traitements étant très répandus dans les prisons et les centres de détention.

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