lundi, novembre 28, 2022
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Iran : Echec du plan de subvention des mollahs

 CNRI – Le 24 décembre 2008, les médias officiels en Iran ont rapporté que le gouvernement et le Majlis (parlement) avaient convenu qu’il fallait interrompre le paiement des subventions en espèces. L’agence de presse Mehr a déclaré : Suite à l'accord, le président du Majlis a parlé de ses négociations en cours avec le Président quant à l’étendue de la mise en œuvre du Plan de transformation économique.

Gholamreza Mesbahi Moghadam, président de la commission spéciale du Majlis sur l'examen de ce plan, a déclaré : compte tenu de la chute des prix du pétrole, le Plan de transformation économique sera mis en œuvre sans avoir à payer de subventions en espèces. À cet égard, une augmentation du prix de certains fournisseurs d'énergie a été ordonnée.

Mahmoud Ahmadinejad, le président des mollahs a affirmé qu'il avait l'intention de réduire le fossé entre les riches et les pauvres et de réduire l'inflation par le biais du soi-disant Plan de transformation économique. Selon ce plan, la société iranienne a été divisée en 10 niveaux de revenus. Ceux qui ont les revenus les plus bas recevront un maximum de 70 $ par mois. Cela signifie que les subventions pour les produits de base et les services seront éliminées et qu’à la place les gens seront payés en espèces en fonction des niveaux de revenus.

D'ailleurs, cette fausse promesse de payer les gens en espèces n'a pas été prise trop au sérieux, même au sein du régime des mollahs. Ahmadinejad a finalement annoncé qu'il mettrait en œuvre son plan impopulaire pour éliminer les subventions, mais qu'il n’enverrait pas d'argent comptant.

Les calculs d’Ahmadinejad étaient basés sur un baril à 150 $, mais le prix du pétrole a chuté à moins de 35 $ le baril. Dans un entretien avec l’agence officielle Mehr, Mesbahi Moghadam a déclaré : « En raison de la baisse du prix du pétrole et des recettes pétrolières, ce que le gouvernement avait prévu de payer en termes de trésorerie ne se fera pas. »

La radio allemande Deutsche Welle a noté dans une analyse que non seulement Ahmadinejad n'est pas en mesure de payer les subventions en liquide, mais qu'il aura également à compenser le déficit de ses réserves en devises étrangères, avec l’augmentation des prix de l'énergie. Deutsche Welle a ajouté que cela pourrait conduire à une montée de l'inflation et, par conséquent, à plus de pression sur la population, ce qui pourrait attiser les protestations.

Le FMI a estimé que le régime iranien aurait un déficit budgétaire insoutenable face à des déficits budgétaires avec la baisse des prix du pétrole.

Le New York Times a rapporté que «la baisse du prix du pétrole va pousser le régime iranien à revoir ses calculs ».

Diverses factions au sein du régime, qui sont en désaccord sur la manière de piller le revenu national iranien, sont également opposées à ce plan. Le président du Majlis, l'ancien gardien de la révolution Ali Larijani, a déclaré : Ce plan est totalement hasardeux.

Rafsandjani de son côté a également dit lors d'une réunion avec des membres de l'Assemblée des experts que le Plan de transformation économique aurait des conséquences négatives.

Mohsen Reza’i, secrétaire du Conseil de Discernement des intérêts de l’Etat et ancien commandant du Corps des gardiens de la révolution, a dit : Le Plan de transformation économique a été conçu avant l’arrivée de la crise, et il a été calculé sur la base d’un baril à plus de 100 dollars.

Mohammad-Reza Bahonar, vice-président du Majlis, a menacé de bloquer le plan avant d’ajouter : Si le gouvernement devait décider de mettre en œuvre le Plan de transformation économique sans en avertir au préalable le Majlis, nous allons intervenir pour arrêter le gouvernement.

Les médias officiels ont, en outre, rapporté l’affrontement d’Ahmadinejad avec son ministre de l'Economie sur le plan, en disant que ce conflit a été l'un des obstacles pour amener ce plan au Majlis.

Toutefois, la principale raison de l'opposition à ce plan a été la crainte des autorités du régime de supprimer les subventions, de voir les prix des produits de base monter et, par en même temps les manifestations et les soulèvements de la population iranienne. Bien sûr, puisqu’Ahmadinejad n'a d'autre choix que d'agir en conformité avec le mantra de «  ni pause, ni marche arrière » dans sa politique économique comme dans le programme d'armes nucléaires, et puisqu’il est forcé d'accepter toutes les conséquences, dans une interview en novembre dans un entretien avec la télévision d’Etat, il a déclaré : « Je défendrai ce plan, même s’il conduit à la chute du gouvernement. »

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