mercredi, décembre 7, 2022
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Iran : dormir dans les rues de Téhéran

Iran : dormir dans les rues de Téhéran

CNRI – Au moins 20 000 iraniens sans-abri vivent dans des boîtes en carton dans les rues de Téhéran, a reconnu un haut responsable du régime, même si l’on estime que le nombre véritable de sans-abri dans la capitale iranienne est plusieurs fois supérieur au chiffre officiel. Cliquez ici pour voir un reportage photo associé.

« Dix pourcents de ceux qui vivent dans des boîtes en carton souffrent de maladies contagieuses et 10 autres pourcents souffrent du sida, » a rapporté lundi l’agence de presse de l’état officielle IRNA d’après le porte-parole de l’Organisme des Services Sociaux de la Municipalité de Téhéran. Farzad Hoshyar Parsian a ajouté que ces problèmes ont « compliqué » la situation dans la capitale iranienne.

L’un des vice-présidents du cabinet de Hassan Rohani a affirmé le mois dernier que les femmes représentent un tiers des sans-abri qui vivent dans les rues en Iran.

« Notre recherche indique que 15 000 personnes vivent dans des boîtes en carton dans le pays, dont 5000 sont des femmes », a affirmé Shahindokht Mollavardi.

Le chiffre de 20 000 personnes fourni par la Municipalité de Téhéran pour Téhéran seulement est gigantesque par rapport aux chiffres nationaux communiqués par Mollavardi.

Le chiffre réel d’iraniens qui vivent dans la rue est considérablement plus élevé que les rapports officiels.

« Pour mieux comprendre l’ampleur du drame, il faut garder à l’esprit qu’il s’agit d’une nation assise sur un océan de pétrole. Pourtant, en conséquence des politiques des mollahs, les citoyens de tous milieux doivent faire face au dénuement, à la pauvreté et à la misère. Cela explique pourquoi la société iranienne est au bord de l’implosion et pourquoi les mollahs sont si paranoïaques », a affirmé Shahin Gobadi, porte-parole de l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI).L’année dernière, un directeur adjoint de l’organisme de protection sociale de la municipalité de Téhéran avait annoncé que l’âge moyen des femmes sans-abri dans la capitale iranienne était de 32 ans.

Le président du Comité Social du conseil municipal de la ville de Téhéran, Fatemeh Daneshvar, a déclaré en juin que le nombre de femmes enceintes et d’enfants vivant dans les rues de la ville était en hausse.

Les femmes sans abri et les enfants des rues vivent dans des conditions épouvantables, survivant dans des immeubles abandonnés, des conteneurs, des automobiles, des parcs, ou simplement dans les rues.

Les enfants des rues subissent de nombreux traumatismes sociaux et psychologiques au quotidien.

Déterminer le nombre d’enfants des rues en Iran est quasiment impossible. En 2005, un rapport du Département d’État des États-Unis mentionnait que le gouvernement iranien lui-même en reconnaissait 60 000.

De nombreuses organisations pour les droits de l’enfant soupçonnent ce nombre d’être considérablement plus élevé, citant le chiffre de 200 000 ou plus. 55% seraient les enfants de réfugiés afghans.

Le Guide suprême du régime Ali Khamenei et sa famille ont amassé une immense fortune s’élevant à des milliards de dollars, alors même que la population d’Iran, dont une majeure partie de la classe ouvrière, vivent dans la pauvreté et le dénuement.

La plus grande part de la fortune personnelle de Khamenei se trouve dans les mains de ses fils et filles, une grande quantité étant placée dans des banques du Royaume-Uni, de Syrie et du Vénézuela. Lire le reportage complet ici.

 

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