
CNRI – Des millions de dollars ont disparu du Fonds national de développement du régime iranien qui avait été alloué au gouvernement d’Hassan Rohani pour l’achat de médicaments. L’Agence de presse de l’État, Fars News, a reconnu dans un rapport que les institutions gouvernementales iraniennes et les médias d’État ne peuvent actuellement expliquer où l’argent manquant a été dépensé.
Fars News, qui sont associés au Corps des gardiens de la révolution islamique (Pasdaran), a cité un membre iranien du Parlement le 12 avril qui affirme que « les organismes pertinents sont tenus de faire la lumière sur cette question et ils doivent rendre des comptes aux Iraniens pour savoir où cet argent est allé et “pourquoi il n’a pas été dépensé pour ce à quoi il avait été alloué au départ.
Mojtaba Zolnour, le représentant de Qom au parlement du régime, ou Majlis, fait allusion au rôle du bureau de la comptabilité et de divers comités parlementaires, y compris le Comité de la planification, du budget et de vérifications, et déclare : ‘Le Parlement devrait sérieusement suivre cette question’
Selon Fars News, en s’adressant au parlement le 10 avril, Ahmad Tavakkoli a parlé d’une résolution ratifiée par le régime du Conseil suprême de sécurité nationale (CSSN) dans les derniers jours du gouvernement précédent, qui a décidé que 2.5 milliards de dollars seraient prêtés au gouvernement provenant du Fonds national de développement pour l’importation de matières premières, des engrais et de la médecine.
À titre d’exemple, Tavakkoli a nommé une société qui avait acquis 50 millions de dollars de ce fonds, mais qui n’avait remboursé que 15 millions. Le solde de 35 millions de dollars a été apparemment détourné pour l’achat de biens immobiliers et prêtés à d’autres sociétés.
Cette révélation soulève des préoccupations au sujet de la persistance de la corruption à un moment où le gouvernement Rohani a promis des améliorations économiques et la répression de la corruption qui sévissait pendant l’administration de son prédécesseur, Mahmoud Ahmadinejad. Cela arrive juste après que le parlement du régime supprime les subventions en espèces pour 24 millions de personnes le 12 avril, augmentant ainsi la pression sur une population dont la majorité vit en dessous du seuil de la pauvreté.
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