mercredi, décembre 7, 2022
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Iran : Des mères des martyrs de la révolte de 2009 critiquent courageusement le régime

CNRI – Plusieurs mères courageuses de jeunes devenus martyrs lors de la rébellion nationale contre le régime des mollahs en 2009 ont critiqué publiquement Khamenei pour avoir établi un régime qui tue les enfants iraniens chaque jour.

Vendredi dernier, ces mères se sont exprimées lors d’un rassemblement dans le quartier Shahriar à Téhéran, pour marquer le sixième anniversaire de la mort de Mostafa Karim-Beigi, qui a été tué par le régime iranien lors de la rébellion anti-régime de 2009. De nombreux proches des martyrs s’opposant au régime et aux prisonniers politiques ont pris part dans cette cérémonie.

Mme Shahin Mahin-Far, dont le fils, Amir Arshad Tajmir, a été tué lors de la rébellion de 2009, a affirmé que son cœur avait été déchiré par la mort de son fils. Les hommes de main du régime conduisant un véhicule de police ont roulé trois fois sur son fils.

Mme Fatemeh Golgari, dont le fils, un travailleur activiste Afshin Osanloo, est mort dans des circonstances mystérieuses dans une prison iranienne le 20 juin 2013, a déclaré lors du rassemblement : « Cela devrait être le moment pour la joie avec vos enfants, mais au lieu de ça, c’est le temps des enterrements. »

Mme Golgari a déclaré : « J’ai quelque chose en mon cœur que j’ai besoin de dire. J’espère que mes proches et même le régime m’entendront. Le jour où l’Imam [Khomenei] s’est rendu au cimetière, s’est assis et a dit : « ils ont transformé cet endroit en cimetière, mais je le transformerais en jardin garni de fleurs », nous n’avons pas compris ce qu’il voulait dire par un jardin garni de fleurs. Maintenant nous savons, il voulait dire qu’il tuerait nos enfants et nous les enterrerons, et que chaque fois nous nous rendrons là-bas pour déposer des fleurs sur les tombes. »

Puis, elle a ajouté : « J’attends avec impatience le jour de la liberté, où l’Iran sera libre et fleurissant et où nous pourrons tous être amis et de bons frères et sœurs. »

Les autres intervenants ont aussi condamné le régime des mollahs dans leurs discours lors de la cérémonie près de la tombe de Mostafa Karim-Beigi. Sa mère, Mme Shahnaz Akmali Karim-Beigi, a récité un poème en sa mémoire, racontant qu’il avait donné sa vie pour la liberté du peuple iranien.

Une partie du poème racontait :

« Sache ceci ma fleur criblée de balles,

Ce que ta mère a réussi à surmonter en ta mémoire.

Nous ne partirons jamais ; L’esprit de Mostafa est avec nous,

Et cette liberté est un monde pur dans tout ce monde. »

Parmi les participants se trouvait Mme Gohar Eshqi, mère du blogueur dissident assassiné, Sattar Beheshti ; Mme Sholeh Pakravan, dont la fille, Reyhaneh Jabbari, a été exécutée l’année dernière pour avoir tué un agent secret du régime iranien alors que ce n’était que de la légitime défense ; et des proches des membres de l’organisation des moudjahidines du peuple iranien (OMPI), qui ont été exécutés en Iran dans les années 1980.

Les forces de sécurité répressives ont essayé en vain de mettre fin à la cérémonie, mais les participants ont courageusement résisté à leurs pressions.

Mostafa Karim-Beigi avait 27 ans lorsqu’il a été tué par balle par des agents du régime des mollahs le 27 décembre 2009 dans la rue de Neauphle-le-Château à Téhéran.

Pensant que Mostafa avait été arrêté, sa famille l’a recherché pendant plus de deux semaines jusqu’à ce qu’ils découvrent son corps à la morgue de la tristement célèbre prison de Kahrizak.

 

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