vendredi, décembre 9, 2022
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Iran : Des agents en civil agressent des familles de prisonniers politiques massacrés

CNRI – Pour le premier jour de la nouvelle année iranienne (qui commence le 20 mars), comme le veut la tradition, les familles de prisonniers politiques massacrés en 1988, se sont recueillies sur les fosses communes du cimetière Khavaran dans le sud de Téhéran.

CNRI – Pour le premier jour de la nouvelle année iranienne (qui commence le 20 mars), comme le veut la tradition, les familles de prisonniers politiques massacrés en 1988, se sont recueillies sur les fosses communes du cimetière Khavaran dans le sud de Téhéran. Cette année, des agents en civil du sinistre ministère du Renseignement ont agressé la foule, frappant et blessant des parents endeuillés. D’autres forces de sécurité ont essayé en vain de disperser les familles. 

Le massacre en Iran 1988

En 1988, en l’espace de quelques mois, des dizaines de milliers de prisonniers politiques ont été exécutés dans ce qui est désormais connu sous le nom de « massacre de 1998 en Iran ».

En été de 1988, dans une fatwa cruelle, Khomeiny avait ordonné:

« Ceux qui sont dans des prisons du pays et restent engagés dans leur soutien à [l’organisation des Moudjahidine du peuple de l’Iran (l’OMPI)], sont en guerre contre Dieu et condamnés à mort (…) Annihilez les ennemis de l’Islam immédiatement. Dans cette affaire, utilisez tous les critères qui accélèrent l’application du verdict."

Un organe spécial, connu des prisonniers politiques comme "la commission de la mort", dirigé par Mostafa Pour-Mohammadi, le ministre de l’Intérieur, a exécuté la fatwa. Pendant les audiences, les prisonniers étaient interrogés sur leurs allégeances idéologiques et politiques. S’il y avait même l’ombre d’un doute de sympathie avec l’opposition, particulièrement l’OMPI, le prisonnier était envoyé devant le peloton d’exécution. 

On ne connaît pas le nombre exact de victimes, étant donné la rapidité et le secret avec lesquels cette fatwa inhumaine a été exécutée, mais on estime le nombre à 30.000.

Le massacre de 1988 selon tous les critères, correspond à un crime contre l’humanité.

Beaucoup de fonctionnaires occupant actuellement des responsabilités élevées au gouvernement iranien, ont été activement impliqués dans la ce massacre et doivent être traduits en justice.

Dans un communiqué publié le 2 novembre 2007, concernant l’arrestation de plusieurs familles des victimes du massacre de 1988, Amnesty International avait écrit : « les exécutions ont été autorisées par les plus hauts dirigeants de l’Iran (…) Amnesty International considère ces exécutions comme des crimes contre l’humanité. Aux termes du droit international en vigueur en 1988, on entend par crimes contre l’humanité des attaques généralisées ou systématiques dirigées contre des civils et fondées sur des motifs discriminatoires, y compris d’ordre politique. Selon Amnesty International, il ne devrait exister aucune impunité pour les auteurs d’atteintes aux droits humains, quel que soit l’endroit ou le moment où ces atteintes ont été commises. Les exécutions de 1988 doivent faire l’objet d’une enquête indépendante et impartiale, et tous les responsable présumés doivent être traduits en justice et recevoir les peines appropriées."

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