lundi, janvier 30, 2023
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Iran: Amnesty International préoccupée par la mort d’un prisonnier politique

Iran: Amnesty International préoccupée par la mort d’un  prisonnier politiqueCNRI – La mort en prison en Iran d’Akbar Mohammadi, un prisonnier politique, a soulevé de l’inquiétude quant aux autres prisonniers politiques en Iran. Le dernier crime du régime des mollahs a été largement condamné. Amnesty International a publié un communiqué à cet effet (dont voici la traduction de l’anglais) :

 

AMNESTY INTERNATIONAL
Communiqué de presse

AI Index: MDE 13/086/2006    (Public)
Service de presse N°: 201 A
Août 2006

Iran: la mort d’Akbar Mohammadi en prison signale une réforme nécessaire de la justice

La mort en prison d’Akbar Mohammadi, un ancien étudiant de 38 ans, dans les premières heures du 31 juillet 2006, jette le doute sur l’ensemble du système judiciaire iranien, a déclaré Amnesty International aujourd’hui.

“Les ratés successifs pour permettre à Akbar Mohammadi de bénéficier de la justice lui ont volé la vie et ont volé la dignité à sa famille. Il ne peut plus y avoir de mort dans les prisons iraniennes.  Une réforme approfondie du système judiciaire criminel est une nécessité urgente », a ajouté l’organisation.

« Les autorités iraniennes ont besoin de prendre des mesures urgentes pour s’assurer que les  prisonniers politiques bénéficient d’un procès public et équitable ; qu’il soit mis fin à la torture et aux autres mauvais traitements dans les prisons iraniennes et que la pratique de retarder ou de refuser des soins médicaux cesse immédiatement. »

Amnesty International est préoccupé par des informations indiquant qu’à la suite une inspection des conditions de détentions d’Akbar Mohammadi par de hautes autorités, on lui a administrer une drogue qui a pu résulter non seulement à sa tranquillisation mais aussi, éventuellement, à la suite d’une complication, à sa mort.

A partir du 21 juillet environ, Akbar Mohammadi a entamé une grève de la faim. Les trois derniers jours, il avait refusé les liquides et toute nourriture solide.

Devant les informations indiquant qu’une autopsie a été effectuée sur place par le médecin légiste (pezechk-e ghanouni), Amnesty International considère qu’une enquête indépendante et une autopsie par des pathologistes entièrement indépendants sont nécessaires pour déterminer la cause de la mort d’Akbar Mohammadi et les conditions qui l’ont facilitée.

Le principe 9 des Principes de l’ONU sur la Prévention effective et l’investigation extrajudiciaire, les exécutions arbitraires et sommaires, stipule : “Il doit y avoir une enquête détaillée, rapide et impartiale de tous les cas suspects d’exécutions extrajudiciaire, arbitraire et sommaire, y compris des cas où les plaintes de parents ou d’autres informations sûres suggèrent une mort non naturelle dans les circonstances citées ci-dessus. […] Le but de cette enquête doit être de déterminer la cause, la manière et l’heure de la mort, le responsable et tout modèle ou pratique qui a pu provoquer cette mort. Cela doit comprendre une autopsie adéquate, une collecte et une analyse de toutes les preuves matérielles, documents et déclarations des témoins.”

Amnesty International s’inquiète également des risques plus grands qu’encourent des prisonniers politiques comme Hechmatollah Tabarzadi, Ahmad Batebi et le frère d’Akbar Mohammadi, Manoutchehr depuis cette mort en prison.

 

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