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Un rapport du Parlement britannique souligne la diminution de l’influence du régime au Moyen-Orient

Un rapport du Parlement britannique souligne la diminution de l’influence du régime au Moyen-Orient

Un nouveau rapport de la bibliothèque de la Chambre des communes du Royaume-Uni a évalué la position du régime iranien au Moyen-Orient, affirmant que Téhéran a subi d’importants revers militaires et politiques en 2024, et que nombre de ses groupes alliés ont également subi des pertes importantes. Selon le rapport, « l’Iran a subi d’importants revers militaires en 2024, tout comme nombre de ses alliés (y compris les groupes armés et les groupes proscrits comme groupes terroristes par le Royaume-Uni) ».

L’un des événements les plus marquants évoqués dans le rapport est la chute du gouvernement de Bachar al-Assad en Syrie en décembre 2024. Le rapport indique : « Le gouvernement du président Bachar al-Assad s’est rapidement effondré alors que l’opposition syrienne, notamment le groupe (…) Hayat Tahrir al-Sham (HTS), avançait vers Damas en décembre. Bachar al-Assad est parti pour la Russie. » Le régime clérical iranien, qui avait fourni un soutien financier et militaire substantiel à Assad, a perdu un allié régional clé. L’effondrement a également coupé une voie d’approvisionnement cruciale que l’Iran et le Hezbollah utilisaient depuis des années pour transporter des armes.

Le rapport souligne également la détérioration de la position du Hezbollah, affirmant : « Le Hezbollah a perdu un nombre important de combattants et son chef dans son conflit de 2023/24. » Bien que le Hezbollah conserve le soutien de la communauté chiite libanaise et détienne des sièges au parlement, il a du mal à maintenir son niveau d’influence antérieur. Le rapport note que le Hezbollah cherche désormais à obtenir le contrôle du ministère des Finances au sein du nouveau gouvernement libanais.

Au-delà de ses revers militaires régionaux, l’Iran fait face à une surveillance internationale croissante concernant ses activités nucléaires. Le rapport met en évidence l’avertissement de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) selon lequel « l’enrichissement de l’uranium par l’Iran à un niveau de qualité militaire s’accélère de manière spectaculaire ». Le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne ont réagi en décembre 2024 en se déclarant prêts à imposer des sanctions « snapback » à l’Iran, un mécanisme autorisé par l’accord nucléaire de 2015 qui rétablirait les restrictions levées.

Le rapport note que si les Houthis soutenus par l’Iran au Yémen gardent le contrôle de vastes zones, ils ont étendu leurs liens au-delà de l’Iran, en s’engageant avec des groupes tels qu’Al-Qaïda et Al-Shabaab. En Irak, les Forces de mobilisation populaire (PMF) soutenues par l’Iran ont subi des pressions de la part du gouvernement irakien pour désarmer ou s’intégrer aux forces officielles de l’État, une démarche qui aurait été encouragée par les États-Unis.

Le rapport de la Chambre des communes britannique dresse le portrait d’un régime qui peine de plus en plus à maintenir son influence régionale. Avec la chute d’Assad, les lourdes pertes subies par les combattants du Hezbollah et la pression économique et politique croissante liée à son programme nucléaire, Téhéran est confronté à des défis considérables à l’horizon 2025. Le rapport prévient que si le régime conserve une certaine influence régionale, il est de plus en plus isolé et soumis à la pression des pays occidentaux et des alliances changeantes au Moyen-Orient.