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Un calcul simple pour l’Iran : moins de pasdaran égale moins de terreur, moins de tyrannie

 Par l’Alliance américaine pour l’Iran Démocratique*

Le président de l’université Columbia, Lee C. Bollinger, critiqué par certains pour avoir taxé Mahmoud Ahmadinejad  de “petit dictateur cruel”, a trouvé de nouveaux alliés là où cela compte : les universités en Iran.

Dans au moins trois protestations étudiantes dans les facultés iraniennes depuis le retour d’Ahmadinejad de son voyage désastreux à New York, il a été taxé de “petit dictateur cruel” manquant de courage pour affronter les étudiants opposants et leurs questions.

Dans la plus récentes de ces manifestations, les étudiants de l’université Allameh à Téhéran ont organisé un rassemblement cette semaine. Sous la charge d’une multitude de forces de sécurité, ils ont fermé toutes les classes aux cris de "Mort au dictateur", "l’université n’est pas une garnison", "c’est le dernier avertissement, les étudiants sont prêts au soulèvement", "Enseignants libre-penseurs, rejoignez-nous" et "Étudiants, enseignants, unissons-nous". Ils protestaient contre l’emprisonnement de trois étudiants et l’arrestation et l’emprisonnement de dizaines d’autres et de professeurs.

Vers la fin du mois dernier, à l’université Amir Kabir – une des plus actives politiquement à Téhéran et théâtre d’un rassemblement majeur contre Ahmadinejad l’année dernière où ses portraits avaient été brûlés et où il avait été hué – un rassemblement semblable a secoué le campus. De nouveau, on a entendu clair et haut “Mort au Dictateur” partout sur le campus.

Parallèlement à la belligérance croissante de Téhéran, les mesures de répression dans le pays ont augmenté. Les étudiants, les femmes, les syndicats et des travailleurs militants ont été jetés en grand nombre en prison. L’agence de presse d’Etat ISNA rapportait mercredi que Mansour Ossanlou, le président du syndicat des chauffeurs de bus de Téhéran et son vice-président Ebrahim Madadi ont été condamnés à des peines de cinq et trois années de prison pour avoir "agi contre la sécurité nationale.”

L’Union européenne a aussi critiqué l’Iran pour ses violations de droits: "L’UE reste profondément préoccupée par la répression croissante contre tous les groupes qui exercent leur droit à la liberté d’expression ainsi que par le renforcement des restrictions à la liberté de la presse et d’expression dans la République islamique d’Iran”.

D’après les recherches de Philip Alston, le Rapporteur Spécial des Nations Unies sur des Exécutions Extrajudiciaires, Sommaires ou Arbitraires, l’Iran est le seul pays au monde à utiliser systématiquement la peine de mort contre les adolescents. Le rapport d’Alston, qui a été soumis au Comité culturel, humanitaire et social de l’Assemblée Générale, dit qu’il existe actuellement au moins 75 adolescents prison "essentiellement dans le quartier des condamnés à mort".

Ainsi, personne n’a dû être surpris par le fait que la décision la semaine dernière de l’administration Bush de classer le Corps des gardiens de la révolution iranien comme une entité terroriste a été bien accueillie par le mouvement pour la démocratie en Iran pour qui le CGR incarne les gardiens sauvages et répressifs d’une tyrannie théocratique.

Le nouveau commandant du CGR, Mohammad Ali Jafari, a souligné le mois dernier qu’actuellement la tâche principale des gardiens était de sauvegarder le régime en s’opposant aux menaces politiques, sociales et sécuritaires intérieures. Sa déclaration intervient dans le cadre d’une montée en flèche du nombre de protestations étudiantes, des femmes et des ouvriers.

Bien au-delà de l’impact financier que les sanctions ciblées imposées la semaine dernière auront sur le CGR, elles enverront un signal politique extrêmement important aux Iraniens épris de liberté. Les mesures punitives diront au peuple iranien que les Etats-Unis prennent réellement des mesures pratiques après avoir reconnu la nature répressive et terroriste du CGR.

Il s’agit d’une formule mathématique simple pour l’Iran : plus le CGR est politiquement et financièrement touché, plus le mouvement démocratique est renforcé. Moins de CGR égale moins de régime du "Velayat-e-Faghih", c’est-à-dire moins de tyrannie et moins de terreur. (USADI)

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*L’Alliance américaine pour un Iran démocratique (USADI), est une organisation indépendante, à but non lucratif, qui aspire à faire avancer une politique iranienne des Etats-Unis qui profitera à l’Amérique à travers le soutien aux aspirations populaires iraniennes pour un gouvernement démocratique, laïc et pacifique. L’USADI n’est pas affiliée à des organes du gouvernement, des groupes politiques ou des partis.
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