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Nouveau rebondissement dans la mort du procureur Argentin qui enquêtait sur le rôle du régime iranien dans l’attentat de 1994.

La police argentine a été sévèrement critiquée après la diffusion d’une vidéo montrant des officiers travaillant sans gants en latex sur les lieux du meurtre controversé d’Alberto Nisman.

Les images, qui contiennent de nombreuses autres irrégularités, montrent «comment les choses ne devraient pas se faire», selon Ernesto Duronto, vice-président de l’association argentine des médecins légistes.

Nisman a été retrouvé mort dans une mare de sang dans son appartement le 18 janvier, la veille du jour où il devait révéler un accord secret pour dissimuler le rôle des agents du régime iranien dans l’attentat mortel à la voiture piégée en 1994, dans centre communautaire juif à Buenos Aires.

Dans la vidéo, un officier est vu entrain de retirer les articles sécurisé de Nisman sans gants. Les agents sont également vus entrain de ramasser le téléphone portable de Nisman sans gants et nettoyer le pistolet trouvé sur les lieux avec du papier toilette.

Fein a déclaré que la police a nettoyé seulement une partie du pistolet pour lire le numéro de série et qu’il n’aurait pas éliminé les empreintes digitales d’un criminel. Duronto est en désaccord et affirme qu’une telle action pourrait en effet aggraver les bavures.

Pendant ce temps, les responsables argentins ont indiqué qu’ils sondent si quelqu’un s’est connecté à l’ordinateur du procureur Alberto Nisman quelques heures après sa mystérieuse mort dans son appartement, mais avant que sa mère ait découvert son corps, a rapporté le Wall Street Journal.

L’ordinateur portable Samsung de M. Nisman a été connecté à trois clés de stockage immédiatement après 20:00, a déclaré Mme Fein lundi aux médias argentins, quelques heures après qu’un calibre 22 Bersa a été posé sur sa tempe et déchargé.

Les enquêteurs examinent si l’ordinateur — qui contient les données de son enquête sur rôle des officiels du régime iranien dans l’attentat terroriste de 1994 en Argentine —a été accédé localement ou à distance et si son registre de temps pourrait avoir été modifié.

Selon les enquêtes menées par le Procureur Nisman, le projet de faire sauter le centre juif de Buenos Aires a été discuté lors d’une réunion du Conseil suprême de la sécurité national du régime iranien le 14 août 1993 par Khamenei (le guide suprême actuel), Hashemi Rafsanjani (alors président), Ali Akbar Velayati (alors ministre des Affaires étrangères), et Ali Fallahian (ministre du Renseignement). Une fois que la décision de l’attentat a été finalisée, Khamenei a chargé le ministère des renseignements et la Force Qods des gardiens de la révolution (pasdaran) pour mener à bien l’attentat.

Le 25 Octobre 2006, le procureur argentin a émis des mandats d’arrêt internationaux contre les personnes ci-dessus à l’exception de Khamenei. Nisman a travaillé dur pour le procès par contumace de ces personnes.