CNRI – Voici un commentaire recueilli auprès de lAlliance Américaine pour un Iran Démocratique :
Loin dêtre une démonstration de « force », les manuvres militaires désuètes menée la semaine dernière par lIran dans le Golfe Persique, et ses prétentions cocasses d « avancés technologiques », affichaient la volonté du régime religieux den découdre.
Se vanter de posséder des hydravions, des torpilles anti-radars et une gamme de missiles sifflants, cela correspond parfaitement à la tendance de Téhéran à lextravagance et lexagération dans ses annonces de prouesses militaires. Cela permet, entre autres, de redynamiser la base du régime qui samenuise de plus en plus. Les experts militaires ont récusé les prétentions de production nationale et la sophistication de ces technologies ainsi que leur impact sur léquilibre des forces dans le Golfe.
Alors quil ne faut pas négliger lusage belliqueux que fait Téhéran des armes conventionnelles pour forger de linstabilité dans le Golfe Persique, le régime des mollahs constitue une menace plus pressante pour la sécurité.
Ne nous trompons pas : cest larsenal non conventionnel, particulièrement les armes nucléaires, ainsi que le recours au terrorisme qui constituent les principaux piliers de la doctrine militaire iranienne basée sur la « guerre asymétrique ».
Le mois dernier, la branche locale du « QG du peuple pour la poursuite de la voie du Martyr implanté dans la province de Lorestan, à louest de lIran, a commencé à recruter des « volontaires au martyre » chargés de commettre des attaques suicides contres les Etats-Unis. Mis en place en 2004 par le corps des gardiens de la révolution, cet instrument de terreur a déclaré attendre ses ordres du Guide Suprême de lIran, lAyatollah Ali Khamenei, pour « accomplir ses véritables devoirs ».
Par ailleurs, Hassan Abbasi, qui dirige une des organisations affiliées au CGR, à savoir le « Centre iranien de la Doctrine de Sécurité nationale », sest vanté le mois dernier de la capacité de Téhéran à « menacer la sécurité américaine et ses intérêts économiques dans le monde ». Lon rapporte quAbbasi, qui est un haut commandant du CGR, est le concepteur des stratégies terroristes de ce corps. En 2004, il a il fait mention dune « stratégie conçue pour détruire la civilisation anglo-saxonne ». Il a expliqué quil « existe 29 sites sensibles aux Etats-Unis et en Occident. Nous avons déjà effectué des missions despionnage sur ces sites et nous savons comment les attaquer ».
Mis en place en 1982, le QG de la commémoration des Martyres du Mouvement islamique Mondia, est un autre instrument de terrorisme. Au printemps 2004, il a fait la une des journaux lorsque il a été présenté comme une ONG chargée de recruter des « volontaires au suicide » pour combattre « lArrogance mondiale ». En sa qualité de Maire de Téhéran, Mahmoud Ahmadinejad avait pris cette organisation sous son aile. Il a facilité ses activités en mettant à sa disposition les ressources de la capitale.
Depuis 2004, les QG ont activement recruté des Iraniens et des ressortissants dautres nationalités pour mener des opérations terroristes. Se vantant de son succès, Samadi, le porte-parole du groupe, a déclaré lannée dernière à lAgence de Presse Mehr que « 40 000 personnes avaient déjà signé pour participer à des opérations martyre et sont organisés en trois bataillons de volontaires. Dautres suivront en temps utile ».
Comme pour dautres aspects de la machine de terreur de Téhéran, le CGR et les ONG qui lui sont affiliées sont derrière le recrutement et lentraînement déventuels volontaires au suicide. Lété dernier, Mohammad-Reza Jafari, un haut officier du CGR, avait déclaré au quotidien ultraconservateur Parto Sokhan que la garnison placée sous son commandement avait été inaugurée pour recruter et entraîner des volontaires à des « opérations martyre ». A lautomne dernier un autre haut commandant du CGR, le Général de Brigade Mohammad Kossari, avait menacé les Etats-Unis. « Nous connaissons parfaitement les points faibles de nos ennemis et nous savons quoi faire contre eux. Aujourdhui, nous avons des volontaires pour des opérations martyres qui sont prêts à frapper ces points sensibles », sest-il félicité.
Au cours dune récente audition, lAmbassadeur Nicholas Burns, Sous-secrétaire dEtat aux Questions Politiques, a remarqué avec justesse que « les dirigeants iraniens considèrent lextrémisme et le terrorisme comme des outils légitimes pour étendre leur influence sur le plan domestique et régional ». En effet, au cours des 20 dernières années, le terrorisme ou la simple menace de lutiliser a été le principal instrument utilisé par lIran pour donner un coup daccélérateur à ses objectifs en terme de politique étrangère. Lorsque tout le reste a échoué, le déploiement de kamikazes pour des attentats à la bombe et de preneurs dotages passe au premier plan des priorités de Téhéran en matière de politique étrangère.
Avec ces jours-ci une machine diplomatique iranienne qui piétine et qui est en proie au désarroi, les mollahs éprouvent un besoin encore plus grand de revenir au terrorisme.
Lambassadeur Burns a également expliqué que la politique de ladministration est de « faire en sorte que lIran cesse de chercher à se doter darmes nucléaires, de soutenir le terrorisme, quil mette un terme à son immixtion néfaste dans les affaires de la région, et à la répression quil exerce contre ses propres citoyens ». Cette campagne diplomatique multidirectionnelle doit être menée très activement et en partenariat avec lopposition démocratique iranienne qui, durant le dernier quart de siècle, la emporté sur le régime iranien dans les quatre domaines précités.
Il serait dangereusement naïf de considérer les activités terroristes de Téhéran comme une simple rhétorique creuse ayant pour seul but de déconcerter.
Cependant, la pire chose à faire face à un Iran de plus en plus hors-la-loi serait de se laisser intimider ou noyer dans les appels désespérés aux pourparlers que lance Téhéran. Après presque trois ans de pourparlers superficiels et contre-productifs entre l’UE avec les mollahs, ce sont des mesures réfléchies et fermes qui sont nécessaires contre Téhéran, et non davantage de discussions.

