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Le régime en Iran insiste pour enrichir l’uranium sur son territoire

Le régime en Iran insiste pour enrichir l’uranium sur son territoireCNRI, 30 décembre – L’accord du régime en Iran pour discuter du plan de Moscou en vue d’enrichir de l’uranium en Russie, ne signifie pas que Téhéran ait abandonné sa volonté d’enrichir l’uranium sur son propre sol, a déclaré Djavad Vaïdi, vice secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale vendredi.
La proposition russe qui est appuyée par Washington et l’Union européenne, implique la création d’une compagnie irano-russe pour enrichir de l’uranium en Russie.

 

C’est Moscou qui a proposé ce plan pour tenter parer à l’inquiétude internationale sur les intentions du régime iranien, qui pourrait produire de l’uranium enrichi sur son territoire pour fabriquer une bombe atomique.

 

D’après Vaïdi, le régime n’a fait qu’accepter l’étude de la proposition russe en partant du principe que cela n’affecterait pas ses plans de développer le cycle complet du combustible nucléaire, notamment l’enrichissement, en Iran.

 

« Assurer les droits de l’Iran, sur la base du TNP, à enrichir de l’uranium sur son propre sol dans le cadre des règlements de l’AIEA serait le premier pas pour un examen de la proposition Russe », a dit Vaïdi.

 

Qualifiant le plan russe d’une « idée », il a ajouté que « l’Iran prend au sérieux les nouvelles propositions et idées qui visent à trouver des solutions pacifiques à son problème nucléaire et peut les examiner ».

 

Les diplomates de l’UE et les experts en contrôles d’armement ont noté que Téhéran a fait attention de ne pas rejeter d’un coup le plan de Moscou.

 

Si c’était le cas, Moscou pourrait abandonner sa précédente opposition aux efforts de l’UE et des Etats-Unis d’envoyer l’Iran devant le Conseil de Sécurité de l’ONU pour d’éventuelles sanctions, disent-ils.

 

Plus tôt ce mois-ci, le président de la commission des affaires étrangères du CNRI, Mohammad Mohadessine a estimé que les nouvelles avancées de Téhéran dans son projet nucléaire découlaient de l’échec de la communauté internationale à adopter une politique de fermeté vis-à-vis du régime clérical.

 

Mohadessine a rappelé qu’au « moment où le président du régime des mollahs menace la paix régionale et internationale et appelle à l’instauration d’un empire islamique mondial, toute hésitation pour envoyer le dossier nucléaire de Téhéran au Conseil de Sécurité de l’ONU en vue d’imposer des sanctions globales, rapprochera la région et le monde d’une tragédie. »