The Associated Press, Sofia, Bulgarie Le conflit nucléaire iranien avec lOccident devrait être le sujet principal des discussions jeudi entre la secrétaire dEtat américaine Condoleezza Rice et ses homologues de lOTAN et des nations de lUnion Européenne à la veille de la date fixée par lONU pour que Téhéran stoppe ses activités denrichissement duranium.
La question iranienne nest pas officiellement à lordre du jour pour lOTAN, mais elle fera lobjet dun débat lors dun dîner organisé à loccasion du sommet habituel de printemps des ministres des Affaires Etrangères de lalliance, qui vont se rencontrer pour la première fois en Bulgarie, membre de lalliance depuis 2004.
Selon les diplomates de lOTAN, les alliés vont discuter de limpact du refus perpétuel de lIran de respecter les demandes du Conseil de Sécurité de lONU pour quil suspende lenrichissement de luranium, processus pouvant produire du combustible pour des réacteurs nucléaires ou pour le développement de têtes nucléaires.
Les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne affirment que si lIran ne respecte pas le délai du 28 avril, ils vont faire en sorte que cette demande devienne obligatoire, en dépit de lopposition de la Russie et de la Chine, les deux autres membres du conseil ayant pouvoir de veto. Les trois nations occidentales ont également averti que le non-respect de lIran pourrait déboucher sur des sanctions, mais les autres alliés restent sur leurs gardes.
Le ministre des Affaires Etrangères russe, Sergey Lavrov, doit se joindre aux pourparlers de lOTAN vendredi.
Lambassadeur de la Chine aux Nations Unies, Wang Guangya, a déclaré quil pensait « quune solution diplomatique était toujours possible », mais il a précisé que « la situation nétait pas encourageante ».
Wang a précisé que les dirigeants politiques des cinq nations membres permanents du Conseil de Sécurité de lONU (les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la Grande-Bretagne et la France) ainsi que lAllemagne, se rencontreraient le 2 mai à Paris afin de discuter de « la meilleure approche possible de ce problème ». Il a affirmé quun sommet encore plus haut placé était envisagé « pour déterminer comment cette solution diplomatique pouvait être trouvée avec des efforts des deux côtés ».
Mohamed ElBaradei, directeur de lAgence Internationale de lEnergie Atomique, doit informer vendredi le conseil de lAIEA et le Conseil de Sécurité sur lapplication des requêtes du Conseil par lIran.
Wang a affirmé que le Conseil de Sécurité devait attendre le résultat du meeting du 2 mai avant de discuter du rapport et que lAIEA devait rester le seul organisme à traiter la question nucléaire de lIran. Mais lambassadeur américain John Bolton désire que le conseil se réunisse plus tôt et prenne les devants dans laffaire.

