AccueilActualitésActualités: Iran & MondeLa proposition de Ahmadinejad est "inacceptable" (Paris)

La proposition de Ahmadinejad est « inacceptable » (Paris)

Agence France Presse – La dernière proposition du président iranien Mahmoud Ahmadinejad sur le nucléaire est "inacceptable" et "ne répond absolument pas" à l’exigence du Conseil de sécurité de l’ONU, a déclaré dimanche sur une radio parisienne le ministre français des Affaires étrangères.

M. Douste-Blazy a fait remarquer sur Radio J, une radio de la communauté juive, que M. Ahmadinejab disait "qu’il s’engage simplement à ne plus introduire de matière dans les centrifugeuses, pendant qu’elles tourneraient encore. Mais ça, ça ne répond absolument pas à l’exigence du Conseil de sécurité de l’ONU".

"Une telle mesure ne serait même pas une véritable pause, ni une mesure de confiance puisqu’en faisant tourner les centrifugeuses les Iraniens obtiendraient beaucoup d’informations essentielles pour faire avancer leur programme nucléaire interdit et pour progresser vers une capacité nucléaire qui ne serait pas à des fins pacifiques", a estimé le ministre français qui ajoute que "cela est inacceptable".

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a affirmé dimanche que l’Iran était "prêt" à négocier sur son programme nucléaire, mais a exclu une suspension de ses activités d’enrichissement d’uranium.

"Il ne faut pas que M. Ahmadinejad finasse : il faut faire un choix clair entre le respect intégral de ce que demande la communauté internationale à l’Iran et l’isolement de l’Iran", lui a répondu M. Douste-Blazy.

Le ministre des Affaires étrangères a estimé qu’il y avait "depuis maintenant 15 jours à trois semaines en Iran, un vrai débat", et appelé à "faire la différence entre ceux qui veulent une société iranienne plus ouverte et ceux qui sont derrière un président iranien qui est capable de faire une conférence sur l’Holocauste et qui veut rayer Israël de la carte".

"La solution, c’est évidemment de tout faire pour que les Iraniens eux-mêmes, sur le plan démocratique, comprennent le risque d’avoir un président qui les isole", a-t-il conclu.

Le diplomate en chef de l’UE, Javier Solana, devait rencontrer dimanche à Munich, en marge d’une conférence sur la sécurité, le négociateur iranien Ali Larijani, pour la première fois depuis l’adoption le 23 décembre à l’ONU des sanctions contre le programme nucléaire et balistique iranien.

Le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Mohamed ElBaradei, doit présenter le 21 février un nouveau rapport sur l’enrichissement de l’uranium en Iran commandé par le Conseil de sécurité.