
CNRI – Trois mois après son arrivée au pouvoir, le gouvernement du mollah Rohani interdit le journal Bahar (printemps).
Ali Djannati, le ministre de l’Orientation, chargé de la censure, a annoncé le 28 octobre à l’agence Mehr : « Ces douze derniers mois, le journal Bahar avait reçu plusieurs avertissements, malheureusement il n’en a pas tenu compte. »
Bahar a été interdit pour avoir fait paraitre un article sur l’Imam Ali (le premier imam des chiites duodécimains) disant que le rôle religieux de l’Imam Ali a été plus important que son rôle politique. Cette phrase a été perçue comme une mise en cause de la philosophie de la théocratie au pouvoir en Iran.
Le ministre de l’Orientation a estimé que « cette affirmation est une déformation de l’histoire de l’islam et a contribué à attiser des controverses à travers le pays ».
Alaeddine Zohourian, le secrétaire du comité de surveillance de la presse, a indiqué pour sa part que « le dossier du journal Bahar a été envoyé au tribunal ».

