Agence France Presse – Le chef de la diplomatie française Philippe Douste-Blazy a déclaré mercredi à Moscou qu’une "nouvelle résolution", allant "plus loin" que la précédente, allait devoir être préparée au Conseil de sécurité de l’ONU sur le nucléaire iranien.
"Il faut écrire maintenant une nouvelle résolution avec nos collègues européens, russes et américains et que cette résolution aille un peu plus loin que celle que nous avions adoptée à l’unanimité le 23 décembre", a dit M. Douste-Blazy à l’issue d’un Conseil de coopération franco-russe pour les questions de sécurité.
"C’est comme cela uniquement que l’unité et la fermeté de la communauté internationale permettront de créer un débat de fond en Iran sur la politique du président Ahmadinejad", a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse avec son homologue russe Sergueï Lavrov ainsi que les ministres français et russe de la Défense.
Le président Mahmoud Ahmadinejad a maintenu mercredi son attitude de défi en affirmant que l’énergie nucléaire était vitale pour l’avenir de l’Iran, alors que le délai que lui a accordé l’ONU pour suspendre ses activités nucléaires sensibles arrive à expiration.
Adoptée le 23 décembre, la résolution 1737 a résulté de deux mois de négociations acharnées entre les Occidentaux d’un côté, les Russes et les Chinois de l’autre, ces derniers s’étant efforcés d’en atténuer les dispositions. Elle imposait à l’Iran des sanctions commerciales dans des domaines nucléaires soigneusement délimités, pour son refus de suspendre ses activités nucléaires sensibles.
Elle réitérait l’exigence que l’Iran suspende immédiatement ces activités et l’avertissait que le Conseil serait prêt à prendre d’autres mesures s’il ne s’y conformait pas dans les 60 jours.

