mercredi, février 8, 2023
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Intrigues de Maliki en vue d’échapper aux conséquences de son crime contre l’humanité

CNRI – La Résistance iranienne met en garde contre les plans du premier ministre irakien Maliki visant à fuir les conséquences de ses crimes contre l’humanité et préparer le terrain à d’autres massacres au camp Liberty. Elle souligne la pleine responsabilité des USA et de l’ONU sur la sécurité des habitants de Liberty.

 

Maliki qui reçoit ses ordres du fascisme religieux au pouvoir en Iran, a déclaré sur la chaine Sky News, dans la soirée du 19 novembre, que « cette organisation est sur le sol irakien sans document légal. Ce ne sont ni des réfugiés ni des citoyens irakiens, et ils n’ont pas de résidence (…) Le peuple irakien les poursuit en justice (…) notre constitution dit que l’Irak n’est pas une base ou un itinéraire pour les organisations terroristes ou tout groupe voulant porter atteinte à la sécurité d’un pays voisin (…) 120 de ces personnes sont sous mandat d’arrêt.”

Ces déclarations, similaires à celles que Maliki avait déjà faites sur la chaine al-Hurra le 8 novembre, trahissent ses intentions de commettre d’autres massacres sous de faux prétextes de présence illégale et de mandats d’arrêt forgés. Elles reviennent aussi à reconnaitre sa participation à cinq massacres à Achraf et au camp Liberty, spécialement le grand crime contre l’humanité du 1er septembre qui était un massacre, une exécution collective et une prise d’otage de réfugiés sans défense résidant à Achraf.

Contrairement aux mensonges à répétition, les habitants du camp Liberty sont en Irak de manière légale depuis 1986 et selon les lois de ce pays sont considérés comme réfugiés. Depuis 2004, ils ont tous le statut de personnes protégées, sous la 4e convention de Genève. Comme le note clairement l’ONU et le HCR, dans le cadre de la Convention de Genève de 1951, ils sont tous considérés comme réfugiés ou demandeurs d’asile depuis 2011. Après 16 mois d’enquête menée par neuf organes américains, aucun d’entre eux n’a été accusé de quoi que ce soit. Malgré tous les prétextes et dossiers forgés par les éléments du régime iranien en Irak et malgré l’insistance et les intrigues de Maliki, la Cour pénale suprême irakienne pendant dix ans et jusqu’à sa dissolution, n’a jamais été en mesure de porter la moindre allégation contre les Achrafiens.

Le gouvernement américain, les Nations Unies et leur secrétaire général portent l’entière responsabilité de la sécurité des habitants, en raison de leurs responsabilités découlant des conventions internationales et de leurs engagements écrits et répétés, spécialement ces deux dernières années. Le 16 aout 2012, dans un accord quadripartite sur le transfert de tous les habitants, sauf une centaine, d’Achraf au camp Liberty, le gouvernement américain s’est « engagé à soutenir la sécurité des habitants jusqu’à ce que le dernier habitant quitte l’Irak ».

Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en Irak, dans sa lettre du 28 décembre 2011 aux Achrafiens, écrivait : « Les Nations Unies mèneront une surveillance 24/24h et 7/7j au camp jusqu’à ce que les dernier habitant quitte l’Irak. »

Le 29 aout 2012, à la suite du transfert du sixième groupe des habitants au camp Liberty, le porte-parole du département d’Etat américain avait annoncé : « Les Etats-Unis réitèrent également leur engagement à soutenir la sécurité des habitants durant toute la durée du processus de leur réinstallation hors d’Irak. »

Ces assurances ont continué après le massacre du 1er septembre ainsi que dans un plan commun de la MANUI et de l’ambassade américaine du 5 septembre 2013 pour le transfert des 42 survivants du massacre d’Achraf, portant à nouveau sur la « sécurité des habitants du camp Liberty », indiquant que « le gouvernement irakien accepte d’installer les murs de protection en T et autorise des sacs de sable en plus pour la protection des habitants du camp Liberty à la suite d’une recommandation de l’ONU portant sur la sécurité ».

Le 6 septembre, Mme Elizabeth Jones, Secrétaire d’Etat américaine adjointe pour les Affaires du Proche-Orient, a écrit à Mme Radjavi : “Les Nations Unies aideront à faciliter la sauvegarde des biens à Achraf par le biais d’une agence de sécurité locale de confiance que vous aurez retenue. L’ambassade des Etats-Unis fera tout son possible pour soutenir ces efforts. Nous notons enfin l’accord du gouvernement irakien donné à la MANUI pour installer les grands murs en T à la suite du plan de sécurité fourni par la MANUI, ainsi que des mesures additionnelles. Ces mesures seront prises simultanément avec le départ en toute sécurité d’Achraf, sous la supervision de la MANUI, et nous ferons tout notre possible pour soutenir ce processus. Nous allons aussi redoubler d’efforts pour trouver des lieux de réinstallation en toute sécurité hors d’Irak. »

Deux mois et demi plus tard, aucune de ces promesses n’a été mise en œuvre et les habitants courent de graves dangers, leurs biens sont la cible de pillages commis par les forces irakiennes, et il n’y a aucun signe de réinstallation. Par conséquent, la Résistance iranienne rappelle une fois de plus les USA et l’ONU à remplir leurs responsabilités vis-à-vis de la sécurité des habitants de Liberty et réitère que leur silence est honteux et prépare la voie à d’autres massacres.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 20 novembre 2013