mardi, novembre 29, 2022
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Il faut se méfier de l’influence maléfique du régime iranien en Afrique

Mohammad-Javad-Zarif-hospital-Uganda

La nécessité de s’attaquer à l’idéologie réactionnaire de l’Iran en Afrique

L’une des dimensions destructrices et nocives les moins perçues des activités internationales du régime iranien est sa présence en Afrique ; l’article suivant de Heshmat Alavi, publié dans Al Arabiya, met en lumière les principaux aspects de cette importante question.

Avec un accent particulier sur la Syrie et le rôle de l’Iran dans l’évolution de ce pays important, il convient de noter que Téhéran cherche également à étendre son influence en Afrique.

L’Iran investit des milliards sur ce continent, fournissant des services sociaux gratuits par le biais d’un vaste réseau d’hôpitaux et d’orphelinats, gérant plus d’une centaine d’écoles et de séminaires islamiques, et offrant des pots-de-vin et une « aide financière » aux gouvernements corrompus.

Exporter son idéologie réactionnaire au sein de la vaste communauté musulmane Africaine, ouvrir la voie aux activités terroristes, envoyer des armes au Moyen-Orient, obtenir l’accès à l’uranium naturel, contourner les sanctions et les achats d’armes/nucléaires constituent les principaux objectifs de Téhéran.

Une action stricte de la communauté internationale est necessaire pour mettre fin à de telles mesures de la part de l’Iran, surtout lorsque des millions de personnes vivent dans la pauvreté à travers le pays.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a coupé les rubans d’un nouvel hôpital en Ouganda en novembre 2017, entièrement construit avec de l’argent iranien. Une « clinique iranienne » est également devenue un centre de renom au Zimbabwe.

Il ne s’agit là que d’une petite partie du « soutien » de Téhéran à l’Afrique, le tout acheminé par l’intermédiaire du Croissant-Rouge iranien qui gère des cliniques dans 12 pays différents.

Les initiatives de l’Iran en Afrique ne se limitent pas aux services médicaux, car ces actions servent de couverture à diverses autres activités considérées comme vitales et stratégiques pour les objectifs à long terme de Téhéran.

Exporter la révolution

L’un des objectifs les plus importants de l’Iran en Afrique est d’étendre son idéologie réactionnaire parmi les millions de musulmans de ce continent. Par de telles mesures, Téhéran cherche à étendre son influence dans cette zone du monde islamique.

Nous devons d’abord comprendre que de telles activités sont enracinées dans le besoin désespéré du régime des mollahs de maintenir son pouvoir et non un signe de sa puissance ou de son influence croissante. Les dirigeants théocratiques iraniens ont une base sociale en déclin, et de tels efforts sont nécessaires pour leur remonter le moral en période de crises croissantes.

L’Afrique compte plus de 1,2 milliard d’habitants, dont la moitié est musulmane. La plus grande partie de cette population vit en Afrique du Nord, notamment en Égypte, au Maroc, en Tunisie et en Algérie. Pourtant, compte tenu de la longue expérience du gouvernement de ces pays avec l’islam radical, ils empêchent continuellement les activités de Téhéran sur leur sol.

En conséquence, l’Iran se concentre sur les petites communautés musulmanes minoritaires dans les États subsahariens. Leur majorité est sunnite et cinq à dix pourcent d’entre elles sont chiites. L’Organisation iranienne de la culture et des communications islamiques, affiliée au ministère de la Culture et de l’Orientation islamique, est active par l’intermédiaire des ambassades du régime dans divers pays, construisant des dizaines de mosquées et de centres islamiques.

Le régime de Téhéran consacre également de plus en plus d’efforts pour former des talibans et clergés africains et des idéologues pro-Téhéran dans les écoles et séminaires islamiques en Iran et dans divers pays africains. Les principaux campus de l’Université Al Mustafa, sous la supervision directe du Guide Suprême des mollahs, Ali Khamenei, se trouvent à Qom, dans le centre de l’Iran.

Al Mustafa a des succursales dans plus de 60 pays à travers le monde et enseigne actuellement à plus de 40 000 déminaristes étrangers. De 2007 à ce jour, plus de 45 000 étudiants étrangers en Iran et à l’extérieur ont obtenu leur diplôme dans cette Université théologique.

Cette entité a des succursales principales dans 17 pays africains. Cela va de pair avec des activités secondaires dans 30 pays, fournissant un total de plus de 100 écoles et centres islamiques. Actuellement, plus de 6 000 étudiants en théologie Africains étudient dans les succursales d’Al Mustafa à l’intérieur de l’Iran et dans diverses succursales Africaines.

Certains de ces étudiants, ainsi que leurs familles, bénéficient d’une gratuité scolaire, d’une assurance maladie et d’un soutien financier. Les enfants de ces étudiants théocratiques vont dans des écoles spéciales pour apprendre l’idéologie réactionnaire du régime des mollahs à un stade précoce de la vie.

Terrorisme et transferts d’armes

L’Iran considère également l’Afrique comme un tremplin pour envoyer des missiles et d’autres armes à ses groupes terroristes affiliés. Le principal allié du régime des mollahs à cet égard était le Soudanais d’Omar el-Béchir qui, en échange d’argent et d’aide financière, a permis à Téhéran d’établir des bases militaires et des usines d’armement sur le sol de son pays.

Cette tendance s’est poursuivie jusqu’en octobre 2012 lorsque des avions de guerre israéliens ont attaqué une importante usine d’armes et de missiles associée à l’Iran dans la ville de Yarmouk. El-Béchir a mis fin à ses relations avec l’Iran en juin 2016, s’alliant plutôt à l’Arabie Saoudite.

Djibouti, situé à l’ouest du Yémen et de l’Arabie Saoudite, était un autre allié de Téhéran. En dépensant des dizaines de millions de dollars pour l’édification du bâtiment du Parlement de Djibouti et d’un centre commercial, l’Iran a eu accès aux ports du pays.

Grâce à Djibouti, l’Iran a pu fournir des armes aux rebelles Houtites au Yémen et Djibouti est également situé tout près de Bab-el-Mandeb, une voie navigable stratégique reliant la mer Rouge au Golfe d’Aden. Téhéran utilisait cette route pour envoyer des armes dans la bande de Gaza et les marines américaines ou israéliennes confisquaient régulièrement leurs navires et bateaux transportant de telles cargaisons. Djibouti est également devenu un allié saoudien ces dernières années et a fermé toutes les bases affiliées à Téhéran.

Les autorités nigérianes ont saisi à plusieurs reprises des caches d’armes fabriquées en Iran, empêchant leur transfert à des milices africaines. Les autorités africaines ont aussi régulièrement découvert, arrêté et poursuivi des membres de cellules terroristes associées à la force Qods des Gardiens de la révolution (pasdaran).

D’autre part, le Hezbollah libanais étend son influence parmi les migrants chiites du Moyen-Orient dans divers pays Africains. En lançant des dizaines d’entreprises et d’institutions religieuses et commerciales, le Hezbollah a établi un vaste réseau de blanchiment d’argent en Afrique, en particulier dans les régions Occidentales de ce continent.

Cette entreprise procure d’importants revenus financiers au Hezbollah et au terrorisme des mollahs. Nous devrions également nous rappeler comment la complaisance d’Obama a permis de couvrir de telles activités. Les réseaux du Hezbollah sont également en collaboration avec les cartels latino-américains de la drogue, selon des responsables Américains et Européens, utilisant les pays d’Afrique de l’Ouest pour blanchir les profits de leurs narcotiques.

Programme nucléaire

Le programme nucléaire controversé de l’Iran s’accompagne de dilemmes pour Téhéran. L’accès à l’uranium naturel est l’un de ces problèmes, étant donné que ses propres ressources sont très limitées.

En accordant des concessions financières, l’Iran a pu investir dans les mines d’uranium de la Namibie et du Malawi. Le Niger possède également des mines d’uranium, ce qui a incité l’ancien président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, à effectuer une visite pendant son mandat, suivi de Zarif en 2017.

L’Iran a également accordé de nombreuses concessions financières au Zimbabwéen Robert Mugabe, qui doit maintenant faire face à de nouveaux obstacles après avoir été contraint de se retirer à la fin de 2017.

Politique et sanctions

Obtenir le soutien politique des pays africains à l’ONU et dans d’autres organisations internationales est un autre objectif parallèle pour l’Iran. L’année dernière, les responsables du ministère iranien des Affaires étrangères ont mis l’accent sur cette question très importante, en particulier lors de la tournée de Zarif sur le continent.

Le contournement des sanctions est une autre cible importante dans les relations de l’Iran avec l’Afrique. Par exemple, le Ghana a été l’une des principales sources d’or pour Téhéran entre 2011 et 2013, lorsque le régime blanchissait de l’argent en important de l’or par l’intermédiaire de Babak Zanjani, un magnat du pétrole, et de Reza Zarrab, un sinistre homme d’affaires.

L’Iran a élargi ses relations avec l’Afrique du Sud en fournissant une grande partie du consortium IranCell, un accord de communication impliquant le réseau mobile MTN de l’Afrique du Sud, la Fondation Mostazafan de l’Iran et la Iran Electronic Industries Company, associée au ministère de la Défense de l’Iran.

L’Afrique du Sud a voté à de nombreuses reprises en faveur de l’Iran à l’ONU et dans différents cercles internationaux. Les documents et les preuves indiquent également que Johannesburg a promis de fournir à l’Iran des radars, des appareils de communication et du matériel d’hélicoptère de pointe.

En dépensant des milliards de dollars de l’argent du peuple iranien, le régime de Téhéran jouit maintenant d’une grande influence en Afrique. La gestion de plus de 100 sanctuaires religieux et d’écoles islamiques, la tentative pour obtenir des technologies nucléaires et militaires, le contournement des sanctions, l’installation de réseaux terroristes et le transfert d’armes au Moyen-Orient sont autant de pièces de ce puzzle.

Aucune de ces actions ne contribue au bien-être du peuple iranien et Téhéran cherche à étendre son fondamentalisme et à obtenir le contrôle du monde islamique. Alors que l’Occident prend conscience de la nécessité de mettre fin à l’influence maléfique de l’Iran au Moyen-Orient, des actions similaires prises par Téhéran en Afrique requièrent notre attention.

 

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