CNRI – « On m’a même fait du chantage pour l’enterrement des 36 victimes en 2011. On m’a demandé de délivrer une lettre au nom des Nations unies pour dire que les 36 cadavres avaient été massacrés par les leurs « , a témoigné Tahar Boumedra, ancien responsable du dossier d’Achraf pour l’ONU en Irak.
Il a fait cette révélation choquante le 5 janvier lors d’une cérémonie d’hommage aux victimes de l’attaque du 26 décembre sur le camp Liberty. Les participants ont exprimé leur soutien à la campagne internationale de Maryam Radjavi pour garantir la sécurité des habitants de Liberty et agir contre les exécutions arbitraires en Iran.
Dans son intervention, Tahar Boumedra a ajouté :
« Le massacre du 1er septembre, selon mes informations qui je crois sont véridiques, le général Chemari était chargé de ce massacre, et puis il a été chargé de faire l’enquête. Les Nations Unies le savent très bien. L’ambassade américaine le sait très bien comme toutes les autres ambassades. Ils savent très bien qui est le responsable de ces massacres. Vous avez vu peut-être le film du massacre du 1er septembre. Moi sur le terrain je connais les positions de toutes les forces irakiennes, parce qu’en arrivant à Achraf, je faisais toujours le tour par hélicoptère pour voir les positions des uns et des autres. Je vous assure qu’il est impossible, à qui que ce soit, d’entrer dans le camp d’Achraf sans la participation effective des forces de sécurité irakiennes, c’est impossible. Donc, pour les uns et les autres, dire qu’ils ne savent pas qui a commis ce crime, c’est une insulte à l’intelligence de la communauté internationale.
« C’est moi qui ai fait l’enquête en juillet 2009 et c’est moi aussi qui ai fait l’enquête en avril 2011 et les Irakiens savent très bien que je connais tous les détails et comme d’habitude, ils ont toujours nié les faits, mais plus tard ils les ont reconnus. Et je vous avoue ici devant vous – c’est un témoignage – qu’on ma demandé de leur délivrer des lettres de blanchiment pour dire que l’armée irakienne est une armée qui est en train de protéger ces gens et de protéger leurs droits fondamentaux. Ça on me l’a demandé trois fois. On m’a même fait du chantage pour l’enterrement des 36 victimes en 2011. On m’a demandé de délivrer une lettre au nom des Nations unies pour dire que les 36 cadavres avaient été massacrés par les leurs. Et qu’en fait ce sont les leaders d’Achraf qui refusent l’enterrement et qui refusent l’autopsie.
« J’avais à faire face à ces demandes et j’ai mes témoins, parce que cette demande a été aussi faite à l’adjoint du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies à Bagdad. Lui aussi il a été choqué qu’on lui demande de délivrer une lettre pour blanchir le comportement d’une armée qui a commis des massacres. Aussi c’est choquant et c’est malheureux que la communauté internationale, avec ses représentants diplomatiques à Bagdad, essaie de faire peser des doutes sur les otages. En connaissance du terrain et ayant vécu plus ou moins la même expérience en 2011 et en juillet 2009, je connais bien la nature des prisons en Irak et comment elles sont gérées, parce qu’il y a cinq institutions en Irak qui gèrent les prisons, y compris le bureau du premier ministre Maliki. D’ailleurs les prisons les plus dangereuses sont gérées par le bureau du premier ministre. Et je vous assure que les sept otages sont là, ils sont à Bagdad, ils sont sous la détention du bureau du Premier ministre.
« Je voudrais répéter mon avertissement aux Nations Unies. Ils savent que beaucoup de choses se préparent pour les élections qui auront lieu après le mois d’avril. Pour ces élections il y aura beaucoup de marchandages, et j’ai vraiment peur que l’un des sujets du marchandage soit les habitants de Liberty. Il faut lancer un avertissement aux Nations Unies pour leur dire qu’on n’acceptera plus les marchandages et on n’acceptera plus ces camouflages. Parce que quand on demande une enquête et puis trois jours après quand la presse ne mentionne plus la question, on l’oublie. Quand j’ai repris la question du massacre d’avril 2011, j’ai demandé aux Nations Unies : du moment que vous avez demandé une enquête, est-ce qu’on peut maintenant suivre cette question ? On m’a dit non, c’est une question qui a été oubliée, pourquoi vous voulez la raviver de nouveau, c’est oublié. Il faut penser positivement à l’avenir, oublions le passé !
Ce sont des crimes contre l’humanité imprescriptibles, on ne peut pas les oublier. »
Il faut avertir l’ONU pour lui dire qu’on n’acceptera plus ces camouflages – Tahar Boumedra
CNRI – « On m’a même fait du chantage pour l’enterrement des 36 victimes en 2011. On m’a demandé de délivrer une lettre au nom des Nations unies pour dire que les 36 cadavres avaient été massacrés par les leurs « , a témoigné Tahar Boumedra, ancien responsable du dossier d’Achraf pour l’ONU en Irak.
Il a fait cette révélation choquante le 5 janvier lors d’une cérémonie d’hommage aux victimes de l’attaque du 26 décembre sur le camp Liberty. Les participants ont exprimé leur soutien à la campagne internationale de Maryam Radjavi pour garantir la sécurité des habitants de Liberty et agir contre les exécutions arbitraires en Iran.
Dans son intervention, Tahar Boumedra a ajouté :
« Le massacre du 1er septembre, selon mes informations qui je crois sont véridiques, le général Chemari était chargé de ce massacre, et puis il a été chargé de faire l’enquête. Les Nations Unies le savent très bien. L’ambassade américaine le sait très bien comme toutes les autres ambassades. Ils savent très bien qui est le responsable de ces massacres. Vous avez vu peut-être le film du massacre du 1er septembre. Moi sur le terrain je connais les positions de toutes les forces irakiennes, parce qu’en arrivant à Achraf, je faisais toujours le tour par hélicoptère pour voir les positions des uns et des autres. Je vous assure qu’il est impossible, à qui que ce soit, d’entrer dans le camp d’Achraf sans la participation effective des forces de sécurité irakiennes, c’est impossible. Donc, pour les uns et les autres, dire qu’ils ne savent pas qui a commis ce crime, c’est une insulte à l’intelligence de la communauté internationale.
« C’est moi qui ai fait l’enquête en juillet 2009 et c’est moi aussi qui ai fait l’enquête en avril 2011 et les Irakiens savent très bien que je connais tous les détails et comme d’habitude, ils ont toujours nié les faits, mais plus tard ils les ont reconnus. Et je vous avoue ici devant vous – c’est un témoignage – qu’on ma demandé de leur délivrer des lettres de blanchiment pour dire que l’armée irakienne est une armée qui est en train de protéger ces gens et de protéger leurs droits fondamentaux. Ça on me l’a demandé trois fois. On m’a même fait du chantage pour l’enterrement des 36 victimes en 2011. On m’a demandé de délivrer une lettre au nom des Nations unies pour dire que les 36 cadavres avaient été massacrés par les leurs. Et qu’en fait ce sont les leaders d’Achraf qui refusent l’enterrement et qui refusent l’autopsie.
« J’avais à faire face à ces demandes et j’ai mes témoins, parce que cette demande a été aussi faite à l’adjoint du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies à Bagdad. Lui aussi il a été choqué qu’on lui demande de délivrer une lettre pour blanchir le comportement d’une armée qui a commis des massacres. Aussi c’est choquant et c’est malheureux que la communauté internationale, avec ses représentants diplomatiques à Bagdad, essaie de faire peser des doutes sur les otages. En connaissance du terrain et ayant vécu plus ou moins la même expérience en 2011 et en juillet 2009, je connais bien la nature des prisons en Irak et comment elles sont gérées, parce qu’il y a cinq institutions en Irak qui gèrent les prisons, y compris le bureau du premier ministre Maliki. D’ailleurs les prisons les plus dangereuses sont gérées par le bureau du premier ministre. Et je vous assure que les sept otages sont là, ils sont à Bagdad, ils sont sous la détention du bureau du Premier ministre.
« Je voudrais répéter mon avertissement aux Nations Unies. Ils savent que beaucoup de choses se préparent pour les élections qui auront lieu après le mois d’avril. Pour ces élections il y aura beaucoup de marchandages, et j’ai vraiment peur que l’un des sujets du marchandage soit les habitants de Liberty. Il faut lancer un avertissement aux Nations Unies pour leur dire qu’on n’acceptera plus les marchandages et on n’acceptera plus ces camouflages. Parce que quand on demande une enquête et puis trois jours après quand la presse ne mentionne plus la question, on l’oublie. Quand j’ai repris la question du massacre d’avril 2011, j’ai demandé aux Nations Unies : du moment que vous avez demandé une enquête, est-ce qu’on peut maintenant suivre cette question ? On m’a dit non, c’est une question qui a été oubliée, pourquoi vous voulez la raviver de nouveau, c’est oublié. Il faut penser positivement à l’avenir, oublions le passé !
Ce sont des crimes contre l’humanité imprescriptibles, on ne peut pas les oublier. »

