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Il est temps d’écouter les voix iraniennes pour la liberté

Plutôt que d’apaiser Téhéran et d’entraver les efforts de la résistance iranienne, les États-Unis devraient soutenir l’OMPI et son objectif de changement de régime en Iran.
Publié le 6 juillet 2012
Par Ken Maginnis, Chroniqueur du point de vue extérieur de UPI
Londres, 6 juillet (UPI) – Quelle ampleur doit avoir un rassemblement pour que le monde fasse attention ? Les voix de 100 000 protestants traverseront-elles l’Atlantique ? Environ ce nombre d’Iraniens expatriés se sont rassemblés à Paris samedi dernier pour montrer leur soutien à la résistance iranienne et leur détermination d’amener la liberté, la démocratie et la justice à un pays qui souffre depuis trop longtemps sous la dictature des mollahs.

Il s’agissait de la plus grande manifestation anti-régime jamais organisée qui a réuni les Iraniens à travers le monde, aussi bien la jeunesse que les personnes âgées. Près de 500 parlementaires, ministres et sommités d’Europe et d’Amérique sont venus soutenir le rassemblement et ses organisateurs, les Moudjahidine du Peuple d’Iran.
Des États-Unis sont venus Rudy Giuliani, ancien maire de New York, Bill Richardson, ancien ambassadeur américain aux Nations Unies ainsi que le juge Michael Mukasey, ancien ministre de la Justice américain sous l’administration Bush. De France est venu Philippe Douste-Blazy, l’ancien ministre des Affaires Étrangères français. Il y avait une dizaine de membres du Parlement britannique dont David Amess et Brian Binley ainsi que les Lords Maginnis, Clarke et Cotter, pour en nommer quelques uns. Il y avait également Rita Sussmuth, ancienne présidente du Bundestag allemand, ainsi qu’Emma Bonino, vice-présidente du Sénat italien.

Tandis que la délégation américaine était probablement la plus grande, il y avait des représentants venus d’Irlande jusqu’en Colombie, Roumanie, Albanie et même Saint-Marin.
Les doléances communes des expatriés ont été exprimées par Maryam Radjavi, la Présidente élue de la Résistance iranienne. Elle a été particulièrement critique envers le Département d’État américain, qui, a-t-elle déclaré, « a piétiné la justice » en refusant de retirer l’OMPI de la liste américaine des organisations désignées comme terroristes.
« N’était-ce pas vous qui avez alimenté un assortiment de mensonges, fabriqués par le ministère du Renseignement du régime iranien, dans certaines nouvelles débouchées américaines afin de justifier le maintien de cette étiquette ? », a-t-elle demandé au Département d’État. « N’était-ce pas vos responsables anonymes qui ont à plusieurs reprises produit en série de fausses affirmations contre les Moudjahidine du Peuple ? »

Le combat pour retirer l’OMPI de la liste terroriste a gagné les cours américaines, lorsque le 1er juin dernier, les juges ont donné à l’administration Obama jusqu’au 1er octobre pour suivre l’initiative de l’Europe de retirer l’OMPI de la liste terroriste, qui décide par ce moyen de la reconnaissance de l’OMPI comme la légitime opposition iranienne.
Dans le cadre de sa politique d’apaisement envers le régime iranien, le Département d’État a recouru au mensonge et à la diffamation à l’encontre de l’OMPI et de ses défenseurs au procès. Pour justifier le maintien de la désignation terroriste, l’avocat du Département d’État a prétendu que les sympathisants de l’OMPI dans le camp d’Achraf en Irak pouvaient cacher des armes – allégations rejetées d’emblée par ces mêmes responsables militaires américains qui ont surveillé le camp durant la libération de l’Irak des mains de Saddam Hussein.

« Quel genre de mode opératoire gouverne de tels Départements, dont les responsables ont libre cours d’enfreindre la loi et de recourir aux fabrications et à la calomnie ? » a demandé Radjavi.
La Secrétaire d’État américaine Hillary Clinton aura le dernier mot sur la désignation terroriste.
« C’est mon espoir que la Secrétaire Clinton tourne cette page répressive et injuste dans l’histoire de la politique américaine et mette personnellement un terme à cette désignation illégale. », a déclaré la Présidente élue.
La détresse des réfugiés du camp d’Achraf ainsi que de leurs amis et parents dans le camp Liberty voisin constitue une autre priorité pour la résistance iranienne.

Téhéran, qui a une grande influence sur Bagdad depuis le vide laissé par les Américains, est terrifié à l’idée d’avoir des sympathisants de l’OMPI juste à côté. Les deux régimes ont par conséquent tramé un plan pour massacrer les 3400 hommes, femmes et enfants qui ont fait d’Achraf leur foyer ou bien pour les forcer à se rendre à la fin de l’année dernière.
Ce n’était qu’après une campagne internationale menée par l’OMPI que les troupes irakiennes se sont abstenues de prendre d’assaut le camp d’Achraf et de tuer les réfugiés désarmés, comme elles l’avaient déjà fait par deux fois auparavant.
Le gouvernement irakien exige désormais que tous les résidents du camp d’Achraf soient transférés au camp Liberty, une ancienne base militaire américaine près de Bagdad que le premier ministre Nouri al-Maliki a transformé en quelque chose semblable à un camp de concentration.

« Ce qui était supposé être un transfert volontaire est devenu un transfert forcé. », a dit Radjavi lors du rassemblement.
L’accord conclu entre le gouvernement irakien et les Nations Unies traitant du transfert a été à plusieurs reprises bafoué, a-t-elle affirmé. Les États-Unis « ont abandonné leur engagement » de protéger les résidents d’Achraf et ont été coupables de « promesses creuses ».
Il y a eu 37 séries de pourparlers entre la communauté internationale et l’Iran. Depuis une décennie que les ambitions nucléaires des mollahs ont été divulguées, ces pourparlers n’ont fait aucun progrès. Au contraire, le régime est suspecté de stocker au moins 200 kilos d’uranium enrichi par mois.

Plutôt que de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour calmer Téhéran et entraver les efforts de la résistance iranienne, les États-Unis devraient soutenir l’OMPI et son objectif de changement de régime en Iran. Il est temps pour les États-Unis et pour le monde d’écouter les voix iraniennes pour la liberté – les voix auxquelles se sont joints dans une telle profondeur et une telle harmonie les démocrates à travers l’Europe et plus loin encore à Paris le 23 juin dernier.
(Kenneth Maginnis, Lord Maginnis of Drumglass, est membre de la Haute Chambre britannique, la Chambre des Lords. Il était membre du Parlement pour la circonscription de Fermanagh et South Tyrone de 1983 à 2001.)

(Les articles du « Point de vue extérieur » de United Press International sont rédigés par des contributeurs extérieurs qui sont experts dans une variété de questions importantes. Les opinions exprimées ne reflètent pas nécessairement celles de United Press International. Dans l’intérêt de créer un forum ouvert, les suggestions originales sont les bienvenues.)

En lire davantage : http://www.upi.com/Top_News/Analysis/Outside-View/2012/07/06/Outside-View-Time-to-listen-to-Iranian-voices-for-freedom/UPI-38691341570600/#ixzz1zqWd82BS

 

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