mercredi, février 8, 2023
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Il est grand temps de retirer l’OMPI de la liste du département d’Etat américain

 CFID, 19 juillet – Le Comité Français pour un Iran Démocratique, qui regroupe en France de nombreux parlementaires, anciens ministres et magistrats, se réjouit du verdict annoncé le 16 juillet dernier de la cour d’appel du district de Columbia aux Etats-Unis, qui a déclaré dans son jugement que la décision de la Secrétaire d’Etat de l’époque, Mme Condoleezza Rice, de refuser de radier l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI) de la liste des organisations terroristes étrangères (FTO), manquait de preuve suffisantes et enfreignait le processus légal.

Selon le Washington Post du 17 juillet, « la cour d’appel fédérale a ordonné vendredi au Département d’Etat de revoir sa décision de qualifier un groupe d’opposition iranien d’organisation terroriste étrangère, suggérant fortement que l’inscription devait être abrogée. »

Le 26 janvier 2009, le Conseil des ministres des affaires étrangères de l’Union européenne avait décidé d’appliquer la dernière décision du 4 décembre 2008 de la Cour européenne de Justice de Luxembourg en retirant le nom de l’OMPI de la liste des entités terroristes de l’UE.

Il appartient maintenant à la Secrétaire d’Etat, Mme Hilary Clinton de rectifier l’erreur de son prédécesseur en annulant cette inscription injuste qui n’était dès le départ en 1997, qu’un « geste de bonne volonté » de l’administration américaine vis-à-vis du président iranien de l’époque, Khatami, qui avait fait apparaître une illusion de réforme, dans les milieux politiques occidentales. Aujourd’hui avec un régime qui a réprimé dans le sang la volonté massivement exprimée des Iraniens pour la démocratie et qui piétine les droits les plus élémentaires de ses citoyens, il est grand temps que le gouvernement de M. Obama enlève cet obstacle majeur à un changement démocratique en Iran.

Le CFID insiste tout particulièrement sur la nécessité de procéder sans délai à la radiation du nom de l’OMPI de la liste, car cette inscription injuste continue de faire peser une menace sur la sécurité des résidents du camp d’Achraf en Irak où habitent près de 3400 membres de l’OMPI. Les autorités irakiennes à la solde de Téhéran ont souvent fait référence à cette liste pour justifier leur politique répressive vis-à-vis de l’opposition principale de la dictature religieuse, basé dans ce pays ; notamment lors de l’attaque sanglante des 28 et 29 juillet 2009.

Enfin, le CFID invite le gouvernement français qui s’entête à poursuivre les membres de la Résistance iranienne devant la juridiction anti-terroriste à abandonner ces poursuites qui n’ont aucun fondement.