mardi, novembre 29, 2022
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France – « Pour un accord robuste, durable, vérifiable, incontestable et contraignant pour l’Iran »

La France et l'Arabie saoudite estiment que la conclusion d'un accord sur le nucléaire iranien entre Téhéran et les six grandes puissances ne doit pas déstabiliser plus avant la région du Golfe arabo-persique et menacer les voisins de l'Iran, rapporte Reuters avant un sommet prévu mardi à Ryad

CNRI – La France et l’Arabie saoudite estiment que la conclusion d’un accord sur le nucléaire iranien entre Téhéran et les six grandes puissances ne doit pas déstabiliser plus avant la région du Golfe arabo-persique et menacer les voisins de l’Iran, rapporte Reuters avant un sommet prévu mardi à Ryad. 

L’Arabie saoudite sunnite a invité François Hollande à Ryad pour discuter de questions importantes pour la région avec les dirigeants des Etats arabes du Golfe.

Dans une déclaration conjointe publiée lundi soir après leurs discussions, le président français et le roi Salman d’Arabie saoudite confirment la nécessité de parvenir avant le 30 juin « à un accord robuste, durable, vérifiable, incontestable et contraignant pour l’Iran ».

« Cet accord, souligne la déclaration commune, ne doit pas porter atteinte à la sécurité et à la stabilité de la région, ni menacer celle des voisins de l’Iran. »

François Hollande a vu le roi Salman pendant une heure après un dîner à son palais personnel. Les deux chefs d’Etat ont notamment discuté du rôle de l’Iran au Yémen, où Ryad intervient face à l’avancée des rebelles houthis chiites via des frappes aériennes menée par une coalition de pays, et en Syrie. Ils ont réaffirmé qu’il n’y avait pas d’avenir pour une Syrie avec le président Bachar al Assad.

« Ils ont une crainte réelle qu’une fois les sanctions levées, l’Iran ne soit à même de financer tous ses intermédiaires dans la région », commente un diplomate français. François Hollande a également rencontré lundi le président yéménite Abd Rabbou Mansour Hadi, qui s’est réfugié en Arabie saoudite face à l’avancée des Houthis vers le sud du pays.

Dans un document confidentiel obtenu par la Résistance iranienne, la Force Qods des pasdaran en Iran écrivait dans un briefing après le déclenchement de l’opération Tempête Décisive: « L’organisation unifiée et puissante d’Ansarollah est l’œuvre de l’Iran. Ils ont été en Iran pendant des années. Quinze années durant, l’Iran n’a cessé de travailler avec le mouvement Ansarollah. Ils ont atteint ce niveau grâce à la permanence de notre soutien, notre entrainement, notre approvisionnement et nos renseignements. De plus, la Force Qods les a soutenus via le Hezbollah et d’autres groupes arabes. Ansarollah est totalement sous le commandement de l’Iran. »

Selon ce document confidentiel, la Force Qods stipulait que cela faisait deux ans que les pasdarans avaient transféré toutes sortes d’armes aux Houthis au Yémen, notamment un grand nombre de missiles sol-sol et sol-mer, et qu’ils ne manquaient donc pas de missiles ni d’armes (ce document est en possession de la Résistance iranienne).

La Force Qods a également mis en place un quartier général au Liban pour intervenir dans la guerre au Yémen avec la collaboration du Hezbollah. Le rapport classifié des pasdaran indique que : « Hassan Nasrollah est totalement derrière la guerre au Yémen et une grande partie du travail est suivie depuis le Liban. Il rencontre des commandants et les responsables Houthis au Liban (…) Hassan Nasrollah travaille avec les Houthis sous la supervision de Ghassem Soleimani. Ils ont leur siège dans le sud de Beyrouth et les commandants de la Force Qods suivent les affaires du Yémen via le Liban. ».

 

Une fois l’opération Tempête Décisive commencée et les routes d’assistance aux Houthis fermées, Téhéran a continué d’aider les Houthis dans les trois domaines suivants :

– La présence de certains commandants de la Force Qods sur le terrain qui ont pratiquement fait la planification et ont dirigé les Houthis ;

– La mise en place de systèmes de communication essentiels pour que les Houthis et les pasdarans au Yémen puissent établir un contact direct avec la Force Qods à Téhéran pour recevoir des directives ;

– L’envoi d’autres forces et de commandants du Hezbollah libanais pour aider Ansarollah. Depuis que l’entrée de pasdaran au Yémen s’est révélée plus difficile, le régime a dépêché des commandants du Hezbollah au Yémen par diverses voies. Certains sont retirés du front irakien et transférés au Yémen.

 

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