mercredi, décembre 7, 2022
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France-Iran : Lettre ouverte aux candidats à la Présidence de la république

CNRI – De nombreux habitants du Val d’Oise ont adressé  une lettre ouverte aux candidats à la présidence de la République à propos de l’injustice faite à la Résistance iranienne :

Nous sommes un groupe de citoyens du Val d’Oise, voisins et amis des membres du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) en exil à Auvers-sur-Oise depuis 1981.

A ce titre nous suivons de près tout ce qui concerne l’Iran et la résistance au régime des mollahs.

La décision prise en décembre 2006 par la Cour de justice européenne déclarant illicite et non fondé le gel des avoirs de l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI) nous a laissé espérer pour nos amis la fin des tracasseries politico judiciaires dont ils sont victimes depuis la rafle du 17 juin 2003.

Or, non seulement le Conseil des Ministres de l’UE, refusant de tirer les conséquences de ce jugement, s’obstine à maintenir l’OMPI sur la liste des organisations terroristes, mais nous venons d’apprendre que le Parquet avait accordé, le 19 mars dernier, aux magistrats anti-terroristes chargés du dossier ouvert le 17 juin, un réquisitoire supplétif pour « blanchiment et escroquerie en bande organisée et escroquerie sur personnes vulnérables, en relation avec une entreprise terroriste »,  de quoi satisfaire pleinement le régime des mollahs dont l’agence de presse IRNA s’est empressée d’annoncer la nouvelle, prenant la plupart des autres de vitesse.

Ainsi, après l’accusation de terrorisme, prétexte à la rafle du 17 juin et l’absence totale de preuves ayant conduit la justice française à lever la presque totalité des contraintes pesant sur les personnes mises en examen, puis celle de blanchiment d’argent qui n’a pas donné de meilleurs résultats, en dépit de manœuvres frôlant la subornation de témoins, en voici une troisième, dont l’intitulé ne fait pas dans la dentelle et qui n’a d’autre but que de maintenir ouvert un dossier jusqu’alors désespérément vide.

Est-ce le résultat  d’un nouveau marchandage entre les gouvernements iranien et français, ce dernier poursuivant coûte que coûte sa politique de complaisance au nom de ses intérêts économiques ? Nous sommes en droit de nous poser la question.

A l’heure où Ahmadinejad menace de rayer Israël de la carte et où l’Iran défie  la communauté internationale en poursuivant, malgré les résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU, ses travaux d’enrichissement d’uranium à des fins militaires, nous pensons qu’il est temps que nos responsables politiques prennent conscience de la gravité de la situation et cessent de persécuter la Résistance iranienne pour de sordides questions d’argent. Une politique sans morale peut faire illusion, mais conduit tôt ou tard à la perte de ceux qui la pratiquent.

Nous appelons tous ceux qui demain seront appelés à jouer un rôle dans la conduite des affaires du pays à prendre l’engagement, devant les électeurs, de revoir sérieusement la question des relations de la France avec l’Iran et d’examiner sans a priori la troisième voie proposée par la résistance iranienne : ni complaisance, ni intervention militaire des occidentaux, mais renversement de la dictature par le peuple iranien et sa résistance organisée.

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