jeudi, décembre 8, 2022
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France-Iran : La cour d’appel retoque Bruguière

France-Iran : La cour d’appel retoque BruguièreL’écho Le régional – La cour d’appel de Paris a presque totalement levé les mesures de contrôle des 17 membres des Moudjahidine du peuple présentés par le juge Bruguière comme de dangereux terroristes, au terme d’une instruction de trois ans discutée…

Trois ans après la très médiatique rafle de s « terroristes » iraniens d’Auvers-sur-Oise organisée par le juge Jean-Louis Bruguière qu’y a-t-il dans le dossier d’instruction. A peu près rien si on en juge par la décision de la cour d’appel de lever les mesures de contrôle judiciaire et notamment els interdictions de se rendre à Auvers-sur-Oise, édictées par le juge d’instruction contre 17 membres des « Moudjahidine du peuple ».

Mme Maryam Radjavi, présidente de la république élue par la résistance, ses partisans, les avocats de la défense au premier rang desquels le bâtonnier Gilles Paruelle et des personnalités française comme Dominique Lefebvre, aire de Cergy, président de la communauté d’agglomération Energie Ouest et Jean-Pierre Béquet, maire d’Auvers-sur-Oise, vice président du parc du Vexin ont fêté vendredi le retour des « 17 » à Auvers sur Oise au siège de la rue des gords

La fête

La cour d’appel de paris lève toutes les restrictions imposées à Maryam Radjavi et aux membres de la résistance iranienne, présidente de la république élue de la résistance iranienne et tous ceux qui avaient été arrêtés le 17 juin 2003. le verdict est tombé contre l’avis des juges d’instruction qui insistaient pour le maintien des restrictions au nom de raisons qui apparaissent obscures.

Ces trois dernières années, Mme Radjavi et 16 membres et sympathisants de la résistance iranienne subissaient l’interdiction de voyager, de se rendre aux bureaux du CNRI à Auvers-sur-Oise, ou de se rencontrer.

Interdiction de voyage

« Le verdict de la cour d’appel de paris montre à nouveau que le raid honteux contre les bureaux et les domiciles des membres et des sympathisants de la  résistance n’avait aucun fondement légal et faisait partie d’un marchandage avec la dictature inhumaine au pouvoir en Iran » à déclaré Maryam Radjavi. « Le dossier a été monté à la demande de la théocratie fasciste au pouvoir en Iran et n’est basé que sur des mensonges fabriqués par ce régime ». Avec ce verdict, le temps est venu clore ce dossier et de mettre fin à toutes les procédures judiciaires. »

Permettez-moi d’abord de saluer tous mes frères et mes sœurs qui ont été privés de venir à Auvers-sur-Oise et de voir les leurs. Bienvenue à tous. Je remercie tous les avocats du dossier, spécialement Maître Henri Leclerc et les juges français.

Cette décision nous réjouit. Mais en même temps, il est très douloureux de savoir que pendant trois ans, sans la moindre raison ces limitations ont créé des obstacles à nos activités légitimes et légales pour dénoncer les crimes du régime des mollahs.

La décision d’aujourd’hui montre à nouveau que ce dossier est totalement vide. S’il passe en jugement, le tribunal va prouver que toutes ces accusations sont totalement fausses.

Nous demandons la fin de ce dossier, ou qu’il passe le plus vite possible devant un tribunal pour faire tomber le reste des restrictions.

Dès le départ, il n’a jamais existé la moindre base factuelle ni juridique à ce dossier. Les accusations de terrorisme ne sont qu’un prétexte. Quand ces accusations sont tombées dans une impasse, au lieu de déclarer la fin de ce dossier, ils ont fabriqué des accusations financières. Mais elles sont aussi vides que les accusations de terrorisme. Le dossier financier du Conseil national de la Résistance iranienne est blanc. Les responsables concernés du CNRI sont prêts à témoigner dans tout tribunal mais ils n’ont jamais été convoqués. La Résistance iranienne, d’un point de vue financier s’appuie sur le peuple iranien. L’indépendance financière est la garantie de l’indépendance politique de cette résistance depuis un quart de siècle.

Marchandage

Le 17 juin 2003 est le résultat d’un marchandage pour des intérêts à courts termes et des contrats économiques. C’est aussi une erreur de calcul politique sur le régime des mollahs. L’échec de cette politique qui misait sur les soi-disant modérés dans la dictature religieuse et terroriste a désormais été démontré. La rafle honteuse du 17 juin a tenté vainement de démanteler l’opposition démocratique iranienne. Ce raid a voulu apporter une aide au régime des mollahs.

Durant ces trois dernières années, sous prétexte d’enquête juridique, on a porté atteinte à nos libertés:

– On nous a limité notre liberté d’expression.
– On nous a enlevé, à moi et à de nombreux responsables de la résistance, le droit de voyager.
– On a interdit à de très nombreux membres et sympathisants de la résistance de se rencontrer.
– On a privé un très grand nombre de militants de la résistance de venir aux bureaux du CNRI à Auvers-sur-Oise.
– L’argent légitime de cette résistance est saisi depuis trois ans, alors que dès le départ, ils ont dit eux-mêmes que cet argent était propre.
– Des centaines de milliers d’euros d’argent personnel et des centaines d’ordinateurs  et d’équipement des militants de cette résistance sont toujours saisis.

A qui, sinon la dictature des mollahs, profitent ces restrictions ?

Ceux qui sont à l’origine de cette grande injustice doivent répondre aujourd’hui : Pourquoi,  pour faire plaisir aux mollahs, vous sacrifiez le peuple iranien en violant tous les principes humains et démocratiques ? Pourquoi en maintenant ce dossier ouvert voulez-vous limiter nos activités légitimes contre le fascisme religieux au pouvoir en Iran ? Pourquoi l’enquête est-elle seulement à charge ? Pourquoi des efforts sans fin pour prouver une accusation sans fondement et violer la présomption d’innocence? Il n’y a même pas eu de contre-enquête. Est-ce que c’est digne de la justice française ? Nous partageons pourtant le même respect des droits de l’homme, et de l’état de droit. Les valeurs qui ont fait la France berceau des droits de l’homme nous ont servi d’exemple.

Remerciements

Je voudrais ici  remercier sincèrement Monsieur le Maire d’Auvers-sur-Oise Jean-Pierre Béquet et Monsieur Dominique Lefèvre, les défenseurs des droits de l’homme les Auversois et les Val d’Oisiens pour leur soutien sans faille durant ces trois années.

Dans les jours difficiles de juin 2003, vous étiez à nos cotés et cela restera marqué dans les relations entre les peuples français et iranien. Je reconnais la France à travers ces valeurs que vous incarnez et non dans ce qui s’est passé le 17 juin.

A travers les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité. C’est là le véritable visage des Français. » a conclu Maryam Radjavi.

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