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La Journée internationale de la femme à Paris met en lumière le rôle clé du leadership féminin dans la lutte contre le despotisme et la misogynie du régime iranien

La Journée internationale de la femme à Paris met en lumière le rôle clé du leadership féminin dans la lutte contre le despotisme et la misogynie du régime iranien

Une conférence d’envergure pour commémorer la Journée internationale de la femme s’est tenue à Paris en présence de nombreuses personnalités internationales, de parlementaires et défenseurs des droits des femmes. L’événement a servi de plate-forme pour échanger sur le rôle central de l’égalité des sexes et de l’émancipation des femmes dans la lutte en cours contre la tyrannie religieuse au pouvoir en Iran. Les participants ont mis également en lumière l’influence destructrice de l’extrémisme islamiste propagé par Téhéran. La conférence a rassemblé un large éventail de points de vue, mettant l’accent sur l’engagement collectif en faveur de la promotion des droits des femmes et de la lutte contre l’obscurantisme et la misogynie des mollahs.

Dans son intervention, Maryam Radjavi, présidente-élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), a souligné le rôle indispensable des femmes dans le leadership politique et la libération de l’Iran du joug de la dictature :
« Bien que la question de l’égalité entre les femmes et les hommes soit apparemment acceptée par beaucoup et inscrite dans les lois de la plupart des pays, elle reste le défi fondamental de notre époque. Alors, quel est le moyen d’y parvenir ? L’expérience de notre résistance est que la lutte contre la dictature et l’extrémisme islamiste au pouvoir en Iran et la lutte pour l’égalité ne sont pas deux batailles distinctes.

Parce qu’il est impossible de combattre la tyrannie religieuse sans libérer l’extraordinaire énergie des femmes et des hommes d’avant-garde. Un mouvement progressiste qui veut combattre la tyrannie religieuse doit faire face à l’idéologie obscurantiste fondée sur le sexisme et l’égocentrisme destructeur. Il ne peut en conserver des traces et des éléments dans ses pensées et ses relations.

La nécessité de l’égalité est de mettre de côté la vision rétrograde et marchande à l’égard des femmes. A la place, il faut établir une culture et des relations dans lesquelles une femme ne dépend pas d’autrui et n’est la propriété de personne. Elle est un être indépendant et doté de libre choix qui peut prendre en main les rênes de son propre destin et conduire le monde présent vers un monde meilleur.

Depuis ici, je dis à mes sœurs insurgées d’Iran, en particulier à la jeune génération d’avant-garde : le salut de ces millions de femmes iraniennes enchaînées par l’oppression, la pauvreté et l’exploitation, est entre vos mains. Levez-vous ! Levez-vous et remplissez l’Iran tout entier et le monde de ce cri : Non au voile obligatoire, non à la religion obligatoire, non au gouvernement obligatoire ! On peut et on doit renverser la dictature religieuse ! Je dis à Khamenei et aux mollahs que les chaînes de l’inégalité et de l’oppression contre les femmes iraniennes, ainsi que les chaines de la superstition et des contraintes religieuses ne tiendront plus. Le temps où l’on opprime, réprime et ne prend pas en compte les femmes arrive à sa fin. Et vous serez renversés par ces mêmes femmes libres et émancipées.

Le jour viendra où plus personne ne sera questionné en raison de ses vêtements ou de sa vie personnelle ou de ses convictions religieuses et politiques, et où aucune femme ne sera exécutée, aucune femme ne sera fouettée et aucune femme ne sera enchaînée. Le bruit des chaînes qui se brisent se fait entendre. C’est la voix de la révolution. C’est la fin de l’ordre ancien et le début d’un nouvel ordre fondé sur la liberté, la démocratie et l’égalité. Le plan en 12 points des libertés et des droits des femmes, présenté par le Résistance iranienne, garantit les droits des femmes dans l’Iran libre de demain. »

Michèle Alliot-Marie, ancienne ministre française de l’Intérieur, de la Défense, des Affaires étrangères et de la Justice, a exprimé sa solidarité avec les femmes du monde entier et a souligné l’importance de reconnaître leurs luttes, notamment les Iraniennes. Elle a déclaré: « Alors comment, en cette journée si proche du 8 mars, ne pas avoir une pensée à la fois émue et affectueuse pour toutes celles qui n’ont pas, comme nous ici aujourd’hui, la liberté, la liberté de parler, la liberté de nous déplacer, la liberté d’agir, la liberté de choisir. Comment chers amis, ne pas avoir une pensée admirative et reconnaissante pour ces femmes, jeunes et moins jeunes, parfois très très jeunes, qui se battent pour leur dignité, pour celle de leur fille et de leur petite fille et qui le font en prenant tous les risques. Comment ne pas se sentir solidaire de ces femmes qui, au péril de leur vie, au péril de leur liberté, luttent pour la liberté justement, pour la démocratie, pour l’égalité. Comment ne pas être aux côtés de ces femmes d’Iran que nous avons vu manifester, malgré tout ce qu’elles risquaient, malgré tout ce qu’elles ont risqué, et en allant jusqu’au sacrifice suprême pour nos valeurs, celles de la démocratie, celles de la liberté, celles de l’égalité entre les hommes et les femmes.

Elles sont, tout comme vous, chère Maryam Radjavi, le symbole du refus de baisser les bras devant l’injustice, devant l’ignorance, devant la bêtise, devant la dictature. Elles sont aussi, tout comme vous, chère Maryam, un îlot d’espoir dans une partie du monde qui cristallise les tensions politiques et les défis géopolitiques. L’Iran, votre pays, est un grand pays, est un pays de culture, est un pays qui a toujours joué un grand rôle et qui a un rôle à jouer dans la stabilité et la sécurité de la région et du monde, qui a un rôle à jouer pour la paix. Mais son régime, aujourd’hui, est au contraire une source de préoccupations, une source d’inquiétude internationale, tout d’abord, avec le programme nucléaire (…)

Le gouvernement iranien affirme ne pas avoir l’intention d’utiliser ses capacités pour se doter de l’arme nucléaire, mais comment le croire ? Comment le croire quand il est pris en flagrant délit de mensonge sur tant d’autres sujets, et notamment sur le sujet du terrorisme ? C’est le deuxième sujet d’inquiétude d’ailleurs de la communauté internationale à l’égard du régime iranien, le soutien aux groupes ou aux actions terroristes qui vont du Yémen au Liban, en passant par Paris ou Bruxelles. Et c’est toute la région qui est déstabilisée, mais c’est une menace aussi qui pèse sur d’autres pays. Les groupes armés ou aidés logistiquement par l’Iran, nous les retrouvons aujourd’hui, ils sont évidents, ils sont révélés aux yeux du monde.

Le troisième sujet d’inquiétude, et il est probablement le plus fondamental, c’est le rejet de toutes les valeurs démocratiques, celles de la liberté mais celles dont nous parlons principalement aujourd’hui, qui est la reconnaissance de l’égalité entre les hommes et les femmes. Comment un pays comme l’Iran peut-il se priver de l’apport que représente effectivement la possibilité pour les femmes de travailler, de participer au développement du pays, mais également à la stabilité de la région et à la paix dans le monde ? La liberté, l’égalité entre les hommes et les femmes, la laïcité, ce sont des droits pour tout être humain quel qu’il soit. Et c’est bien ce qui vous motive aussi dans votre action quotidienne, à travers l’ensemble des actions que vous pouvez mener.

Alors résister à ceux qui le nient est pour nous non seulement une nécessité mais c’est un devoir. A l’heure où ici en France, à quelques mètres d’ici, Missak Manouchian, un résistant qui pourtant n’était pas français au départ, est venu donner sa vie pour la résistance, la France a un devoir particulier, à rappeler ce que sont les valeurs de la démocratie et de la liberté. Certes, et je le répète, c’est aux Iraniens et aux Iraniennes eux-mêmes de choisir leur régime, de lutter et de décider de ce que sera leur avenir, de ce que sera leur gouvernement.

Mais celles et ceux qui défendent les valeurs que nous avons en partage doivent aussi savoir qu’ils ne sont pas seuls. Non, Maryam Radjavi, vous n’êtes pas seuls, vous devez le savoir, nous sommes à vos côtés et nous serons à vos côtés.

Et les femmes doivent particulièrement le savoir, parce que vous avez eu raison de le dire, tout comme Najat l’a dit également tout à l’heure, les femmes ont la responsabilité et de la lutte pour la liberté et de la lutte pour la paix et de leur famille dans le même temps. Et ce sont probablement elles qui supportent le poids le plus lourd et c’est la raison pour laquelle elles ont besoin aussi de savoir que même si c’est moralement, elles sont soutenues et elles sont soutenues par nous tous et j’aimerais qu’au niveau de l’Europe en particulier, on le dise davantage et on le dise plus fort.

La résistance à l’oppression, la résistance à l’inégalité, la résistance à l’absence de liberté, chère Maryam, chers amis, c’est notre passé, nous l’avons prouvé, c’est votre présent et l’avenir, eh bien nous le construirons ensemble. Et en terminant, je veux simplement vous faire le cadeau de cette maxime qu’un régiment de militaires auquel je suis particulièrement attachée dans ma région a, cette maxime, c’est qui ose, gagne. Nous gagnerons, vous gagnerez. »

L’ancienne ministre française de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Najat Vallaud-Belkacem, a exprimé son admiration pour le courage indéfectible des femmes iraniennes dans leur quête de liberté et de démocratie: « La résistance qui est celle des femmes iraniennes, leur courage absolument héroïque, les sacrifices, la résistance ahurissante depuis ces quatre décennies d’oppression d’une dictature religieuse qui opère sous couvert de l’islam, tout ça me semble tellement exorbitant, tellement extraordinaire que j’ai presque un sentiment d’illégitimité à m’adresser à elles, à les glorifier, à les applaudir. »

Mme Vallaud-Belkacem a souligné l’importance de la voix des femmes dans le leadership politique et la nécessité de l’égalité des sexes dans toutes les sphères de la société et a déclaré :

« L’inflexibilité de ces femmes aujourd’hui encore retenues en prison, malgré souvent d’énormes problèmes de santé, leur engagement invincible pour la cause de la liberté et de l’égalité, les messages d’inspiration et de défis qu’elles envoient au monde extérieur, tout cela ne change rien à l’horreur de leurs conditions qu’il faut rappeler encore et toujours. »
Vaut-il vraiment mieux continuer sans se rebeller ? De vivre dans cette société archaïque qui qualifie les femmes de sources de péché, d’incarnation du mal, qui les discrimine implacablement dans tous les domaines de la vie, qui les confine à la sphère domestique avec pour seul horizon obéissance aux maris et procréation, qui leur nie le droit à la tutelle, à la garde légale de leurs propres enfants, qui autorise à les marier et à invoquer leur responsabilité pénale dès l’âge de neuf ans, qui divise leur héritage par deux, qui les prive de la possibilité même de choisir leur tenue vestimentaire ?

Les femmes iraniennes, qui luttent depuis plus de 40 ans contre le régime, savent que leurs revendications resteront lettres mortes tant que ce régime misogyne restera en place. Elles savent que dans cette affaire, l’égalité des genres et la quête de liberté et de démocratie se mêlent étroitement. Elles savent que le problème est politique et que donc la réponse doit être aussi un combat politique. Alors, elles sont déterminées, nous l’avons entendu encore, à renverser ce régime pour établir une république démocratique. Une république que nous appelons tous de nos vœux ici, une république dans laquelle les femmes auront enfin le droit d’occuper des postes politiques de haut niveau, y compris la présidence, y compris les magistratures, évidemment, y compris la parité au Parlement.

Une république dans laquelle la voix, le témoignage, l’action des femmes aura autant de force que celle des hommes. Oui, mesdames, chacune de nous le sait, ça se résume d’une phrase simple : quand les femmes ne sont pas autour de la table, elles sont au menu !
Force, force à Maryam Radjavi, présidente élue du CNRI, force aux militants de l’OMPI, force à toutes celles qui luttent au péril de leur vie, qui résistent contre le fondamentalisme islamiste, force aux hommes qui les accompagnent et les soutiennent et payent aussi un très lourd tribut. Force à tous ceux qui refusent de laisser le silence et l’indifférence couvrir les atrocités qui se déroulent encore aujourd’hui en Iran. Car il en va de l’humanité entière, qu’aux quatre coins du monde résonne encore et toujours femme, vie, liberté. »

Pour Ingrid Betancourt, ancienne sénatrice colombienne et candidate à la présidentielle, a exprimé sa profonde solidarité avec le mouvement de résistance contre la culture patriarcale, oppressive et misogyne perpétuée par le régime iranien:

« Le monde a été témoin de la série de manifestations et de troubles civils en cours après l’assassinat de Gina Amini, en septembre 2022. Nous avons vu les rues d’Iran en feu, nous avons vu des femmes se couper les cheveux dans la rue, devant les caméras, brûler leurs hijabs, nous les avons entendues crier, scander et pleurer, les femmes, la vie, la liberté, mais aussi la mort aux dictateurs.

Nous avons vu comment le hashtag Mahsa Amini a été retweeté 80 millions de fois en Iran. Et nous avons été témoins de la répression, nous avons été témoins de la répression la plus barbare. Des milliers de personnes, notamment des femmes et des mineurs, ont été tuées parce qu’elles manifestaient.

Et le monde entier a pu constater que les femmes étaient à l’avant-garde de ces protestations. Eh bien, Maryam Radjavi l’a dit, ce n’était pas un événement spontané. Et nous devons réfléchir à ce que cela signifie, car ces femmes en Iran sont confrontées à un apartheid de genre et sont devenues les victimes d’un régime brutal qui supprime leurs droits.

Najat Belkacem l’a décrit cette terrible situation avec beaucoup de brio. Et tout le système a été construit pour faire du hijab quelque chose que vous devriez porter si vous le souhaitez, ou ne pas portez si vous ne le souhaitez pas. Or, c’est devenu un instrument de répression, au point qu’un des dirigeants du régime iranien a déclaré ouvertement que les femmes mal voilées devaient se sentir en danger en public.

C’est l’objectif, faire peur aux femmes, neutraliser le pouvoir des femmes. Mais, et c’est ce qui est impressionnant, au lieu de démoraliser les femmes, nous avons vu comment ces femmes sont devenues de plus en plus résolues, chaque fois plus résilientes et plus provocantes.

Et elles ne sont pas devenues des manifestantes, ce qui est tout à fait étonnant, mais des résistantes. Et il est important de faire le lien entre ce qui se passe, car quand on voit des femmes iraniennes diriger à l’avant-garde du mouvement de la Résistance iranienne, il faut s’interroger sur comment cela s’est produit.

Et cela est arrivé parce que, bien sûr, elles ont été victimes de ce régime brutal, mais aussi, et c’est très important pour moi, parce qu’elles ont eu un modèle. Et je tiens à souligner à quel point le rôle de Maryam Radjavi a été cruciale pour amener les femmes à s’autonomiser et à dépasser la peur.

Vous savez, j’accompagne Miriam depuis de nombreuses années maintenant et je l’ai observée à travers de nombreuses étapes. Je me souviens de la première fois que je suis venu à ce rassemblement. En fait, c’était ici, c’était exactement au même endroit il y a de nombreuses années, et je me souviens qu’Elie Wiesel était avec nous ce jour-là.

Et après ma participation à cette conférence, mon ordinateur a failli exploser avec toutes sortes de messages m’informant que j’étais dans une organisation qui était en fait un culte de la personnalité, qu’il y avait des terroristes… Alors je me suis dit : ok, je dois faire mes devoirs et je dois voir ce qui se passe. Et si je suis ici après 15 ans, c’est parce que j’ai la profonde certitude d’être là où l’histoire veut que nous soyons.

Nous sommes au bon endroit. Et j’ai été témoin des réalisations étonnantes de Mariam Radjavi en tant que femme dirigeante de la résistance iranienne. Et je dis cela parce que, bien sûr, je voulais voir ce qui se passait dans ce ‘’culte de la personnalité’’.

Et l’une des images que j’ai gravées dans ma mémoire, c’est quand finalement, après des années de lutte, nous avons réussi à ce que tous les gens qui étaient au camp Liberty, vous vous en souvenez, en Irak, avec toutes les difficultés parce qu’ils étaient massacrés par les mandataires de l’Iran en Irak, et finalement ils sont arrivés en Albanie.

L’espace réservé aux femmes s’est réduit. Le seul endroit où je sens que cela n’a pas diminué, c’est ici, au sein de l’OMPI, où j’ai le sentiment que non seulement les femmes ont été responsabilisées, mais, et c’est très important, c’est le sentiment que les hommes et les femmes, tous ensemble, ont embrassé le sentiment d’opportunité qu’ils ont en vivant ce type de leadership, parce qu’ils s’opposent, affrontent et détruisent le comportement patriarcal.

Les femmes sont égales parce qu’elles sont partenaires des hommes. Ce n’est pas une guerre des sexes. Et je pense que pour moi, c’est très, très important. Je pense que c’est remarquable à bien des égards. Eh bien, c’est une des raisons pour lesquelles je suis si heureux aujourd’hui. Parce que nous sommes là, après de nombreuses années, nous prenons de l’ampleur. Je sais que nous serons la génération qui applaudira au renversement du régime des mollahs.

Et les femmes sont les actrices du changement. Ce sont les femmes qui vont renverser le régime. Et ça me fait du bien parce que je sais au plus profond de moi que le pire cauchemar de ces mollahs, c’est d’être renversés par des femmes. Et c’est ce qui va se passer. Ainsi, avec Maryam Radjavi et avec des millions de femmes, disons nous pouvons et nous devons. Merci beaucoup. »

Dominique Attias, présidente du conseil d’administration de la Fondation européenne des avocats, a relévé la lutte durable des femmes iraniennes pour la justice, la liberté et l’égalité:

«L’année dernière, nous étions à Bruxelles. Aujourd’hui, nous sommes à Paris, aux côtés des femmes du Conseil de la Résistance iranienne. 365 jours de combats, une goutte d’eau pour ces femmes qui, depuis plus de 40 ans, luttent pour la justice, la liberté pour les femmes et le peuple d’Iran. Plus de 40 ans d’exil, de combats inlassables de ces générations de femmes iraniennes qui demandent justice pour leurs 30 000 morts assassinées en 1988, qui exigent la liberté pour leurs sœurs restées en Iran, liberté pour ces jeunes filles et femmes asservies, liberté pour ces fillettes privées d’école et forcées à épouser des vieillards libidineux. Elles sont désormais rejointes par leurs sœurs de l’intérieur qui crient « Femmes, vie, liberté ! » « Femmes, résistance, liberté ! » reprennent les femmes du Conseil national de la Résistance iranienne.

Ce cri traverse les ans et les murailles des prisons. Écoutez, écoutez Mariam Akbari Manfared, l’entendez-vous du fond de sa geôle crier « Résistance ! » Le 30 décembre 2023, elle a entamé sa quinzième année d’incarcération. Elle avait 31 ans lorsqu’elle a été arrêtée, elle en a 46 maintenant. Elle a été amenée à la sinistre prison d’Evine, le 29 décembre 2009 à minuit, sans pouvoir dire au revoir à ses trois filles incarcérées, uniquement pour avoir demandé justice pour ses quatre frères et sœurs, exécutés de sang-froid par le régime clérical dans les années 80 et lors du massacre de 1988. Pour celles et ceux qui l’ignorent, l’un des bourreaux de l’époque s’appelle Ébrahim Raïssi, aujourd’hui à la présidence de l’État islamique d’Iran.

Il y a également Azam Kholami Zahab, condamné le 4 septembre dernier à 16 ans de prison pour avoir été en contact avec les Moudjahidine du peuple iranien, l’OMPI, dont je salue aujourd’hui tous les membres. Condamnée elle aussi à la suite d’un expéditif procès, alors qu’elle croupissait déjà depuis un an en prison, arrêtée au plus fort des manifestations d’octobre 2022. L’une comme l’autre sont incarcérées avec les condamnées de droits communs contrairement aux règles de droit international, maltraitées, harcelées et, quoi qu’il leur en coûte, fidèles à leurs engagements.

Elles emportent notre admiration. Soutenons-les dans leurs combats. Combien sont-elles en Iran à subir le même sort, sans pour autant jamais baisser la tête et céder face à ce régime assassin. Combien êtes-vous, filles et femmes de la résistance iranienne en France et de par le monde, à sacrifier également votre bien-être, vos vies de famille, pour un idéal auquel vous avez consacré votre vie ? Rendre au peuple d’Iran sa souveraineté et sa liberté. Vous ne voulez ni Shah ni Mollah !

Héritières d’un Iran millénaire, où les femmes ont toujours combattu la tyrannie, vous suivez la trace de celles qui, comme en 1906, plus d’un siècle, au début de la révolution constitutionnelle, sont descendues dans la rue, armées, pour lutter contre l’oppresseur de l’époque.

Vous avez eu le courage et la modernité avec à vos côtés des hommes éclairés, que je salue aussi. Vous avez eu le courage et cette grande modernité de vous choisir une femme comme leader, Maryam Radjavi, qui prône l’égalité des femmes et des hommes dans un Iran moderne. Il y a bien longtemps qu’elle le prône. Redonner aux Iraniennes la place qu’elles méritent. Vous l’avez fait, Mme Radjavi, dans l’exil, en mettant les femmes aux commandes de tous les rouages de votre mouvement.

Aujourd’hui, les Mollah tremblent, ne savent plus comment contrôler cette lame de fond que vous, Iraniennes, incarnez, et qui va tout balayer. Ils ont massacré 30 000 membres des Moudjahidine du Peuple en 1988. Ils ont continué à travers les années, comme en 2019, n’hésitant pas à tirer sur une foule pacifique, tuant 1 500 manifestants et manifestantes.

Il y a onze ans, Madame Radjavi, lors de la célébration de la journée des droits des femmes, vous rappeliez, et je vous cite : elles ont été torturées par milliers, elles ont été exécutées par milliers, mais elles n’ont pas courbé la tête. Le constat est le même aujourd’hui. Seules, face à un monde occidental si frileux, les Iraniennes se dressent face à l’ennemi de l’intérieur. Aucune torture, aucun mur de prison, et même la mort ne les feront fléchir. Elles savent qu’elles vaincront. Demain, après-demain, dans un an, ou plus, qu’importe, bien sûr qu’elles vaincront. Et jusqu’à la victoire, nous serons à leurs côtés pour crier « Femmes, résistance et liberté ».

L’ancienne députée française Michèle de Vaucouleurs a exprimé sa solidarité avec ceux qui prônent un Iran libre et démocratique:

« Chères Iraniennes, Chers Iraniens, durant les cinq années de mandat de députée que j’ai exercées de 2017 à 2022, j’ai eu l’honneur de présider le Comité parlementaire pour un Iran démocratique. A l’occasion de la conférence de ce jour, en soutien aux femmes iraniennes et à leur combat pour la liberté, j’ai souhaité venir témoigner de mon soutien toujours entier aux partisans d’un Iran libre et démocratique.

A l’occasion de multiples meetings, colloques et rencontres auxquels j’ai pris part durant mon mandat, aux côtés de spécialistes de la question iranienne, j’ai beaucoup appris sur le caractère belliciste et irréformable du régime théocratique actuel. Mais également, j’ai beaucoup appris des femmes et des hommes de la résistance iranienne, que ce soit en France ou à Achraf en Albanie. J’ai appris à travers eux que le besoin de justice ne meurt pas et que plus de 30 ans après le massacre des prisonniers politiques des Moudjahidines du peuple en 1988, la justice est toujours réclamée et qu’elle doit être rendue.

J’ai appris des témoignages des rescapés des geôles iraniennes, que les tortures physiques et psychologiques qu’ils et elles ont subies les ont conduits à donner le reste de leur vie à la résistance. J’ai vu par ailleurs, à travers de nombreuses vidéos, comment en Iran, les femmes et les hommes dénoncent les priorités politiques du régime qui sont conduites au dépit et au dépens de la population, dont un tiers vit désormais dans la pauvreté.

J’ai vu encore ces femmes, nombreuses, s’élever au péril de leur vie contre l’oppression misogyne et criminelle de ce régime, dont elles sont les premières victimes. A elles, tout particulièrement, j’adresse tout mon soutien et je salue leur courage immense. Pour les femmes et les hommes qui, hier comme aujourd’hui, s’engagent pour la liberté, un espoir existe et cet espoir est incarné dans le programme porté par Mme Maryam Radjavi.

A vos côtés, je veux croire à l’avènement proche d’un Iran où l’État se construira séparément de la religion, où les élections seront libres, où la peine de mort sera abolie, où la paix sera recherchée et où les femmes seront libres de vivre leur vie. Femmes, vie, liberté, résistance ! »

L’ancienne présidente lettone Vaira Vīķe-Freiberga s’est adressée à l’assemblée avec un message poignant de solidarité et de résistance contre la tyrannie, soulignant particulièrement le sort des femmes sous les régimes oppressifs. S’appuyant sur la lutte historique de la Lettonie contre l’autoritarisme, la présidente Vīķe-Freiberga a souligné les parallèles avec la situation actuelle en Iran.

Condamnant la déshumanisation systématique des femmes par la théocratie iranienne et sa complicité dans le soutien aux régimes oppressifs du monde, elle a déclaré : « Le régime totalitaire repose toujours sur le soutien de ceux qui trouvent un bénéfice à aider le dictateur qui est à sa tête. Et cette dépendance est une illusion. Et je voudrais dire aux hommes iraniens que lorsqu’ils tolèrent et acceptent la répression et l’oppression des femmes iraniennes, ils nuisent à leur propre humanité et à leur propre masculinité. »
La président Vīķe-Freiberga a défendu la flamme de la liberté comme une lueur d’espoir, soulignant l’importance de la conscience individuelle et de la séparation de la religion et de l’État. Elle a rassuré l’auditoire sur le fait que la lutte pour la liberté et l’égalité l’emportera, les exhortant à rester fermes dans leur courage et leur détermination. S’inspirant du parcours de la Lettonie vers la liberté, Mme Vīķe-Freiberga a exprimé sa solidarité et a souhaité succès à tous ceux qui luttent contre la tyrannie et l’oppression.

Dans son discours, Leymah Roberta Gbowee, lauréate du prix Nobel de la paix 2011 et célèbre militante pacifiste du Libéria, a raconté les terribles réalités de la guerre et de la violence dans son pays natal, où les femmes et les enfants ont enduré des atrocités indescriptibles. Malgré ces circonstances sombres, elle a souligné le pouvoir transformateur des femmes ordinaires qui s’unissent pour le changement.
Établissant des parallèles entre la lutte du Libéria pour la paix et la quête de liberté du peuple iranien, Mme Gbowee a souligné la résistance et le potentiel des femmes iraniennes à apporter des changements positifs dans leur pays. Elle a souligné le courage des femmes iraniennes qui ont vaillamment protesté contre l’oppression, malgré l’emprisonnement et les persécutions.

La lauréate du prix Nobel de la paix a appelé les femmes iraniennes à exploiter leur force collective et leur unité dans la quête de la paix, de la justice et de la démocratie. Soulignant l’importance de la solidarité au-delà des divisions religieuses et idéologiques, elle a exhorté les femmes à travailler ensemble vers un objectif commun de libération.
En réfléchissant à la transition réussie du Libéria vers la démocratie et à l’élection de la première femme présidente d’Afrique, Mme Gbowee a souligné l’impact transformateur du leadership des femmes dans la formation d’une société pacifique. Elle a incité les femmes iraniennes à rester fermes dans leur quête de liberté et de justice, leur rappelant que leur résistance et leur détermination ouvrira la voie à un avenir de liberté et de justice.

Dans son discours, l’ancienne présidente de l’Equator, Rosalía Arteaga Serrano a exprimé son soutien indéfectible aux femmes iraniennes et a condamné les pratiques répressives du régime iranien. S’appuyant sur ses expériences personnelles et son parcours politique en Équateur, elle a souligné l’urgence de lutter contre la discrimination et de garantir l’égalité des chances pour les femmes.

Mme Arteaga Serrano a dénoncé le sort des femmes en Iran, où beaucoup d’entre elles ont été confrontées à la stigmatisation, à la violence, à l’emprisonnement et même à la mort pour avoir défendu leurs libertés fondamentales. Elle a souligné la dure réalité de la discrimination politique et de l’oppression sexiste, affirmant son engagement à être solidaire avec les femmes iraniennes dans leur quête d’émancipation.
L’ancienne présidente de l’Équateur a déclaré : « Le Conseil national de la Résistance iranienne, dirigé par Mme Maryam Radjavi, a fait preuve de courage et de vision dans sa lutte pour la consolidation des droits pour tous, en particulier pour les femmes en Iran. Son slogan, nous pouvons et devons, reflète le sentiment d’une communauté opprimée en quête de ses droits. La nécessité de défendre les droits des femmes en Iran ne peut être différée, ce qui servira à créer, selon les propres mots de Mme Radjavi, des opportunités pour les femmes de faire des choix autonomes, d’obtenir le droit à l’emploi, le libre choix de la profession et d’autres droits.

Mme Arteaga Serrano a plaidé avec passion pour le plein exercice des libertés en Iran, notamment la séparation de la religion et de l’État, l’abolition des lois discriminatoires et l’établissement de l’égalité des droits pour les femmes. Elle a souligné l’impératif de promulguer une législation visant à protéger les femmes de la violence et à garantir leur participation sans entrave à toutes les sphères de la société.


Dans son discours, Ana Helena Chacón , ancienne vice-présidente du Costa Rica, a souligné l’importance de la solidarité et de l’action face à l’oppression. S’appuyant sur l’histoire du Costa Rica, l’un des premiers pays à avoir aboli la peine de mort, l’ancien vice-président Chacón a souligné la nécessité d’accéder à la justice et l’importance de défendre les intérêts des personnes injustement emprisonnées.
Elle s’est également prononcée contre l’imposition de croyances religieuses sur les politiques publiques, plaidant pour une approche laïque respectueuse des droits de l’homme et des libertés individuelles. Elle a condamné la violence sexiste et souligné le sort des femmes iraniennes confrontées à une oppression systémique.
« Nous sommes ici parce qu’il y a de l’amour dans nos cœurs et pas de haine », a déclaré Mme Chacón, soulignant l’importance de l’amour et de la solidarité dans la construction d’une société pacifique et juste où chaque femme peut poursuivre son propre bonheur sans oppression.
Promettant de poursuivre la lutte pour la liberté et la justice, l’ancienne vice-présidente du Costa Rica a réaffirmé son engagement à défendre les droits des femmes tant au niveau local que mondial, promettant d’honorer les vies perdues et de lutter pour un avenir meilleur où l’oppression et l’injustice n’ont pas leur place.

Anneli Jäätteenmäki , ancienne Première ministre finlandaise , a délivré un message poignant de solidarité et de soutien aux femmes iraniennes lors de la conférence. Soulignant qu’il s’agit de sa première participation à un tel événement, Jäätteenmäki a exprimé sa profonde inquiétude quant au traitement des femmes en Iran et à l’érosion de leurs droits.
Sur un ton choqué et incrédule, l’ancienne Première ministre Jäätteenmäki a souligné la diminution de la valeur, du bonheur, de la sécurité et de la participation sociale des femmes en Iran. Elle a souligné l’importance historique des femmes dans la société iranienne et a déploré l’évolution vers le fondamentalisme depuis 1979, qui a marginalisé les femmes et les a soumises à la domination masculine.
Mme Jäätteenmäki a fermement dénoncé le refus du régime iranien de reconnaître les droits des femmes, soulignant la nécessité d’un soutien mondial pour aider les femmes iraniennes à recouvrer leurs droits humains. Elle a appelé à une société dans laquelle les hommes et les femmes pourraient coexister pacifiquement, à l’abri des exécutions politiques, des massacres et de l’emprisonnement sous le régime des mollahs.
En concluant son discours sur une note d’optimisme, l’ancienne Première ministre finlandaise s’est dite convaincue que le changement était imminent. Ses paroles faisaient écho à une détermination collective à soutenir les femmes iraniennes dans leur lutte pour l’égalité et la justice.

Membre de la Chambre des Lords du Royaume-Uni, la baronne O’Loan a salué dans son discours la résistance et la détermination des femmes iraniennes dans leur lutte contre l’oppression du régime actuel. Elle a souligné l’impact profond du leadership de Mme Radjavi, soulignant son rôle de phare de courage pour les jeunes filles iraniennes et pour le mouvement de résistance dans son ensemble.
Attirant l’attention sur les contributions significatives des femmes iraniennes dans la contestation du régime, la baronne O’Loan a souligné le rôle central qu’elles ont joué dans la direction du mouvement de résistance organisé. Malgré la persécution incessante et le terrorisme de la part du régime, leur engagement inébranlable en faveur de la liberté et de la démocratie reste inébranlable.
La baronne O’loan a déclaré : « J’applaudis toutes ces femmes et jeunes filles des unités de résistance de l’OMPI qui affrontent courageusement la brutalité du CGRI qui devrait être considéré comme une organisation terroriste dans tous les pays du monde. Ils ont un courage incommensurable et ils ont de l’espoir.
La baronne O’Loan a condamné les efforts systématiques du régime pour saper la résistance par la diffamation, la propagande et de fausses poursuites. Elle a salué le rejet et la condamnation de ces tactiques par ses collègues du Parlement britannique et a appelé les gouvernements européens à défendre les droits des opposants iraniens, en particulier des femmes, conformément au droit international.
Elle a souligné l’importance de soutenir leurs efforts visant à établir une république démocratique en Iran, qui, selon elle, apportera stabilité, prospérité et paix à la région et au monde en général.

Dans son discours , Mme Judy Sgro , ancienne ministre canadienne et actuelle députée , a exprimé son admiration pour le leadership de Mme Radjavi et le dévouement de son équipe. Elle a relevé le besoin urgent d’un Iran libre et démocratique, soulignant les aspirations des jeunes femmes iraniennes à la liberté et à la fierté de leur pays.
Elle a insisté sur la responsabilité mondiale de relever les défis posés par les actions de l’Iran, qui, selon elle, contribuent à l’instabilité au Moyen-Orient et au-delà.
La députée canadienne a appelé à ce que le régime iranien soit tenu responsable de son comportement néfaste et a exhorté les individus à sensibiliser et à plaider en faveur du changement. Elle a déclaré : « L’Iran, à mon avis, est derrière tout ce qui se passe au Moyen-Orient et en Ukraine et des milliers et des milliers de personnes, qu’elles soient Israéliennes, Palestiniennes, Ukrainiennes ou autres, meurent et le régime en Iran fournit les instruments nécessaires de ces guerres. »

Dans une annonce politique importante, la députée Sgro a révélé l’intention du Canada de désigner le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) comme organisation terroriste, démontrant ainsi la solidarité du Canada avec les efforts des acteurs pour un Iran libre et démocratique.

Elle a conclu par un appel à l’action collective, soulignant que la réalisation d’un Iran libre et démocratique nécessite les efforts concertés des individus, des gouvernements et de la communauté internationale.

Dans son discours, l’eurodéputée néerlandaise Dorien Rookmaker a comparé Maryam Radjavi à Nelson Mandela, louant son leadership innovant et l’organisation des femmes au sein du mouvement de résistance. En tant que dirigeante d’une importante association de femmes aux Pays-Bas, Rookmaker a exprimé son admiration pour le dévouement et les compétences organisationnelles démontrées par Mme Radjavi et ses collaboratrices.

L’eurodéputée Rookmaker a souligné l’importance de célébrer les réalisations des femmes du monde entier, en particulier face à l’oppression et à l’injustice. Elle a félicité les hommes qui se sont tenus aux côtés des femmes iraniennes dans leur lutte pour la liberté et a souligné la résistance de la Résistance iranienne malgré une sévère répression.
L’eurodéputé néerlandais a déclaré : « Derrière la façade de la beauté historique de l’Iran se cache un régime odieux qui réprime la dissidence et étouffe les droits humains fondamentaux, en particulier pour les femmes qui osent dénoncer l’injustice. Mais surtout, la Résistance iranienne se tient debout et ne sait pas ce que signifie abandonner, ce qui nous donne de l’espoir.»

Elle a également rendu hommage à plusieurs femmes emprisonnées par le régime iranien, soulignant leur courage et leur détermination à demander justice face à l’adversité. En particulier, Mme Rookmaker a rendu hommage à Maryam Akbari Monfared, Marzieh Farsi et Zahra Safaee dont les histoires symbolisent le sort d’innombrables autres personnes réduites au silence par le régime. Elle a raconté la quête de justice de Monfared pour ses frères et sœurs exécutés par le régime et a partagé la vision pleine d’espoir de Monfared d’un Iran libre.

En conclusion, elle a déclaré : « Lorsque j’ai commencé à être députée européenne, il y avait beaucoup de divisions parmi les parlementaires européens sur la situation en Iran. Beaucoup de députés européens voulaient poursuivre la politique de complaisance face à ce terrible régime, mais lors de notre dernier débat, nous avons pu constater que de gauche à droite, tous les parlementaires soutiennent l’opposition de l’Iran et le mouvement de Maryam Radjavi. »

Kathleen Depoorter, membre du Parlement belge, a salué la détermination inébranlable de ceux qui luttent pour un Iran libre et démocratique. Elle a souligné l’incapacité du régime à réprimer la détermination du peuple iranien dans sa quête de liberté.

La député belge a exprimé sa profonde admiration pour le courage et l’engagement affichés par les femmes iraniennes qui ont été à l’avant-garde du mouvement de résistance, endurant des épreuves inimaginables et sacrifiant leur vie pour la cause de la démocratie.
Mme Depoorter a déclaré : « De nombreux membres des unités de résistance de l’OMPI en Iran, qui ont bien sûr joué ce rôle majeur dans la résistance et dans les manifestations, sont des jeunes femmes. Et si l’on écoute leurs slogans, on sait qu’ils reflètent leur conviction et leur détermination à instaurer cette république démocratique et laïque. Elles rejettent toutes formes d’oppression, que ce soit de la part du Shah ou des mollahs.»
Depoorter a salué le leadership de Mme Radjavi, soulignant son rôle d’inspiration pour les femmes tant au sein du mouvement de résistance qu’en Iran. Elle a salué la position de Radjavi contre le port obligatoire du voile et l’a saluée comme un symbole de leadership politique et de courage.

Reconnaissant l’importance de l’action collective, Depoorter a souligné la nécessité d’unité et de collaboration dans la quête de l’égalité des sexes et du renversement du régime oppressif. Elle a assuré les Iraniens du large soutien des représentants démocratiquement élus en Belgique et dans le monde occidental, soulignant que la solidarité est un élément crucial pour parvenir à un Iran libre et démocratique.

Candice Bergen, ancienne députée canadienne et chef du Parti conservateur du Canada, a salué la force et la passion démontrées par le président élu du CNRI et a souligné l’unité entre les femmes et les hommes dans leur quête commune de liberté, de démocratie et de droits de l’homme.
Bergen a félicité Maryam Radjavi pour son style de leadership inclusif, qui a permis aux femmes d’assumer des rôles importants au sein du mouvement. Elle a déclaré : « Vous avez placé ces femmes à des postes de direction non seulement comme des symboles, non pas pour cocher une case, non pas pour remplir un quota, mais pour assurer un véritable leadership et de fortes capacités de prise de décision. Vous avez dit à ces femmes, oui, vous le pouvez, et je crois en vous, et je vais vous encadrer.

Reconnaissant les sacrifices consentis par les femmes et les filles iraniennes sur le terrain, Bergen a exprimé sa profonde admiration pour leur courage, leur résistance et leur dévouement inébranlable à la cause de la liberté. Elle a appelé à la solidarité et au soutien de ces personnes courageuses, soulignant l’importance de la paix et de la protection pour ceux qui risquent tout pour lutter pour un avenir meilleur.

Tout en célébrant les réalisations des femmes et l’esprit de la Journée internationale de la femme, l’ancienne députée a également lancé un appel à l’action. Elle a exhorté les femmes dirigeantes à utiliser leur position d’influence pour dire la vérité au pouvoir et contester la politique d’apaisement envers le régime iranien. Mme Bergen a souligné la nécessité d’un front uni contre les tactiques oppressives de Téhéran, qui ont provoqué division, hostilité et violence à l’échelle mondiale.

Mme Bergen a déclaré : « Je souhaite annoncer une déclaration récente qui a été soutenue par 400 femmes, des personnalités nombreuses, dont beaucoup sont ici aujourd’hui, certaines n’ont pas pu être présentes, mais elles sont toutes avec nous en esprit. Parmi les signataires figurent d’anciens dirigeants, ministres et responsables mondiaux, des lauréats du prix Nobel, des rapporteurs de l’ONU, des parlementaires, des journalistes et auteurs de renom, des femmes expertes dans tous les domaines d’études du monde universitaire, des responsables d’ONG, imaginez les femmes, l’impact que nous peut avoir dans tous ces endroits pour la liberté. Ce sont ces femmes qui ont signé cette déclaration. Ces femmes dignitaires viennent de plus de 40 pays, répartis sur cinq continents. Au premier rang de ce soutien se trouve la condamnation du régime iranien et la répression systématique des femmes.»

La sénatrice irlandaise Erin McGreehan a exprimé son soutien indéfectible aux femmes iraniennes et à leur lutte contre l’oppression et la tyrannie. Elle a également souligné l’extraordinaire résistance des femmes iraniennes qui continuent de défier les mesures répressives imposées par les autorités.

En relatant l’histoire de la révolution antimonarchique en Iran, la sénatrice McGreehan a déploré le dévoiement des idéaux démocratiques par la théocratie actuelle. Cependant, elle a souligné le rôle central des femmes dans la promotion d’une nouvelle révolution démocratique, citant leur engagement inébranlable en faveur de la liberté et de la démocratie malgré une répression sévère.

La sénatrice McGreehan a déclaré : « Au cours des quatre dernières décennies et sous la direction des femmes, cette culture de résistance a transformé et organisé le mouvement de résistance avec l’opposition démocratique, l’OMPI, et la coalition plus large, le CNRI. Et aujourd’hui, Madame Radjavi, vous perpétuez cette fière tradition, en inspirant une toute nouvelle génération de filles iraniennes à participer activement et à façonner l’avenir de leur pays dans une république libre et démocratique. En effet, votre détermination et votre leadership inspirent les femmes du monde entier. Et avec une telle inspiration et un phare pour un Iran libre et démocratique, les femmes sont désormais à l’avant-garde du mouvement de protestation et au cœur des unités de résistance qui se mobilisent et s’étendent dans tout l’Iran pour briser le régime, combattant l’oppression et leur misogynie.

Rejetant les appels au dialogue avec le régime théocratique, la sénatrice McGreehan a souligné la futilité des politiques d’apaisement et a appelé les pays démocratiques à se montrer solidaires des femmes iraniennes dans leur quête de liberté et d’égalité.
En conclusion, la sénatrice McGreehan a exprimé son soutien indéfectible à Madame Radjavi et à la lutte des femmes iraniennes pour une république libre et démocratique basée sur le Plan en dix points pour l’avenir de l’Iran. Elle a affirmé la solidarité des femmes du monde entier et a exprimé ses vœux les plus sincères pour que le peuple iranien réalise ses aspirations à une nation forte, libre et belle.

Dans son discours à la conférence, l’ancienne ministre afghane Nargis Nehan a décrit la situation désastreuse en Afghanistan, où la pauvreté est endémique, les familles sont obligées de vendre leurs filles et l’idéologie extrémiste des talibans endoctrine les jeunes garçons. Elle a dénoncé l’engagement de la communauté internationale aux côtés des talibans et critiqué le silence qui entoure les violations des droits de l’homme.

L’ancienne ministre a souligné la nécessité d’une unité entre les femmes afghanes et iraniennes pour lutter contre l’apartheid de genre et demander des comptes aux régimes oppressifs. Elle a appelé à des efforts de solidarité pour sensibiliser le monde aux menaces posées par l’extrémisme et le terrorisme en provenance d’Iran et d’Afghanistan.
Mme Mehan a déclaré : « Nous apprécions vraiment votre présence ici aujourd’hui en tant qu’invités distingués et nous apprécions vraiment que vous soyez avec nous, avec notre sœur en Iran, et j’en suis sûre avec vos sœurs en Afghanistan. Mais il existe une dure réalité. Vos gouvernements, vos ministères de la Défense, vos ministères des Finances, votre ministère des Affaires financières ne sont pas avec nous. Ils nous ont laissés tranquilles et ils nous ont abandonnés dans ce combat.

En conclusion, l’ancienne ministre Nehan a appelé les femmes à jouer un plus grand rôle de leadership dans la défense de la justice et de la réforme à l’échelle mondiale. Elle a souligné l’importance de l’autonomisation des femmes et a exhorté les alliés masculins à soutenir les voix des femmes dans la lutte pour l’égalité et la paix. Le discours s’est terminé par des vœux de bonne journée de la femme et un appel à l’action pour un monde meilleur et plus équitable.

L’ancienne ministre tunisienne des Affaires féminines, Sihem Badi, a commencé son discours en pointant la résistance des femmes face à l’oppression et à la violence, en soulignant le sort des femmes à Gaza et en appelant à la liberté pour l’Iran.
Dans son discours passionné, Mme Badi a condamné la répression, la violence et la dictature, affirmant la revendication collective de dignité, de liberté et d’autodétermination. Elle a souligné l’importance de la participation des femmes aux processus décisionnels et a plaidé pour l’autonomisation des femmes iraniennes en tant que citoyennes à part entière.
Rendant hommage aux efforts de la Résistance iranienne, elle a déclaré : « Je salue Mme Radjavi, dont les paroles guérissent et se transforment en armes de résistance qui intimident les dictateurs. Nous ne céderons pas ; nous continuerons à utiliser les mots comme des armes. Ces outils de résistance persisteront jusqu’à ce que nous réclamions nos droits – notre droit de vivre dignement, de choisir librement, de retourner dans notre patrie. C’est pourquoi je dis que, où qu’elle soit, le combat d’aujourd’hui est le même et qu’ensemble, nous devenons plus forts. Enfin, ne cessons jamais de défendre les droits de l’homme en Iran et dans le monde. Vive les femmes d’Iran ! »

En concluant son discours, Mme Badi a réitéré l’unité des luttes des femmes à l’échelle mondiale et a promis une solidarité continue dans la lutte pour les droits humains et l’égalité des sexes. Elle a exprimé sa gratitude à toutes les femmes qui persévèrent dans la lutte pour la justice, soulignant leur résistance et leur détermination chaque jour de l’année et à l’occasion de la Journée internationale de la femme.

Linda Chavez, présidente du Centre pour l’égalité des chances, a rallié avec passion le soutien au changement de régime en Iran, soulignant le besoin urgent d’une action transformatrice.

L’ancienne directrice du Bureau des relations publiques de la Maison Blanche a salué le leadership de Mme Maryam Radjavi, la saluant comme l’une des dirigeantes les plus dynamiques et les plus inspirantes du monde. Elle a souligné la situation désastreuse à laquelle sont confrontées les femmes en Iran, où l’oppression et la discrimination systémiques menacent leur vie.

L’ancienne responsable de la Maison Blanche a déclaré : « Il n’y aura pas de changement en Iran sans changement de régime. Et cela ne concerne pas seulement les femmes iraniennes, ni même les femmes et les hommes iraniens. Cela affecte le monde entier.
Réfutant les tentatives des agents au service de Téhéran, Mme Chavez a ajouté : « Si vous écoutez les soi-disant experts, ils vous diront que l’Iran n’est pas vraiment prêt pour un changement de régime. Ils disent que peut-être que le peuple n’en veut pas assez et qu’il n’existe pas vraiment de force organisée capable de provoquer un changement de régime. Eh bien, apparemment, ils n’ont jamais assisté à une réunion du CNRI ni vu les membres de l’OMPI, car ils sont prêts à mettre en œuvre ce genre de changement de régime au pied levé.»

Rejetant la propagande du régime contre la Résistance iranienne, Mme Chavez a déclaré : « Je pense qu’il est important de comprendre que si ce mouvement n’était pas une menace pour les mollahs de Téhéran, alors pourquoi dépensent-ils autant d’argent, d’efforts et même de violence ? pour essayer d’arrêter ce mouvement ?

Soulignant l’importance du plan en dix points de Mme Radjavi , qui prône la séparation de l’Église et de l’État, l’égalité des droits pour les femmes et les hommes et des élections libres et équitables, Mme Chavez a exprimé sa confiance dans sa capacité à conduire l’Iran vers un avenir meilleur.

L’ancienne sénatrice espagnole Carmen Quintanilla Barba a exprimé sa gratitude à Mme Radjavi pour son engagement en faveur de la liberté, de la démocratie et de l’État de droit, dans lesquels les femmes iraniennes aspirent à vivre.

Le parlementaire permanent du Conseil de l’Europe a salué le courage et la résistance des personnes présentes, notant que leurs efforts collectifs ont attiré l’attention du monde entier sur le sort des femmes iraniennes. Elle a souligné l’importance du 8 mars, Journée internationale de la femme, en tant que symbole de la liberté des femmes dans le monde entier, soulignant les luttes auxquelles sont confrontées les femmes en Iran sous les régimes oppressifs et la loi islamique.

L’ancienne sénatrice a rendu hommage à des personnalités comme Mahsa Amini et le Dr Alejo Vidal Quadras, ancien vice-président du Parlement européen, qui, selon elle, se sont battus pour la liberté et la démocratie malgré une forte opposition, voire des violences. Elle a souligné que le féminisme est synonyme de justice sociale et de liberté, soulignant l’importance d’un plaidoyer continu en faveur des droits des femmes et des hommes iraniens.
L’ancienne sénatrice Quintanilla Barba a conclu son discours par un message d’espoir et de solidarité, affirmant son engagement à se tenir aux côtés des femmes iraniennes dans leur quête de liberté et de justice. Ses paroles incarnent un esprit de résistance et de détermination, en résonance avec les aspirations communes à un avenir meilleur pour tous.

Lors de son allocution, la députée danoise Karin Liltorp a appelé à la solidarité mondiale avec les femmes iraniennes qui luttent contre l’oppression systémique et l’injustice perpétuées par le régime. Attirant l’attention sur la mort tragique de Masha Amini, qui a perdu la vie en détention après avoir défié les lois discriminatoires appliquées par la police des mœurs, le député Liltorp a souligné le besoin urgent de justice en Iran.

Le parlementaire danois a condamné la répression incessante du régime iranien contre la dissidence et son mépris flagrant des droits humains fondamentaux, ciblant particulièrement les femmes avec violence, peur et misogynie systémique. Malgré des atrocités inimaginables, les femmes iraniennes ont fait preuve d’un courage et d’une résistance remarquables dans leur quête de liberté et d’égalité.

Exprimant une résonance personnelle avec le sort des femmes iraniennes, la députée Liltorp a souligné l’engagement du Danemark en faveur de l’égalité des sexes et a souligné l’importance de lutter contre l’oppression sur la scène internationale. Elle a souligné la nécessité d’une action décisive de la part de l’Union européenne et d’autres pays pour tenir le régime iranien responsable de ses violations flagrantes des droits de l’homme.

Christina Blacklaws, directrice non exécutive du Barrister Group et ancienne présidente de la Law Society, a souligné les efforts de longue date du régime iranien pour réprimer l’opposition démocratique et faire taire les voix dissidentes, en particulier celles qui ont été victimes de torture et de massacres dans les prisons iraniennes.
Forte de son expérience en tant que présidente de la Law Society d’Angleterre et du Pays de Galles, Mme Blacklaws a rappelé avoir publié des déclarations exhortant la communauté internationale à intervenir et à garantir les droits des résidents sans défense d’Achraf 3 en Irak, qui ont fait face à des attaques meurtrières orchestrées par le gouvernement iranien et la Force Qods du CGRI. Elle a souligné la persistance de ces problèmes même après la réinstallation des résidents en Albanie, l’Iran ayant recours à des cyberattaques pour faire pression sur le gouvernement albanais afin qu’il restreigne ses activités.
Blacklaws a condamné les procédures judiciaires engagées à Téhéran contre des membres de l’OMPI et du CNRI, soulignant les abus du gouvernement iranien à l’égard du système judiciaire pour faire taire les voix dissidentes et pro-démocratie. Elle a souligné la responsabilité de la communauté internationale d’intervenir en faveur de ceux qui recherchent justice et responsabilité, en proposant des mécanismes tels que le renvoi au Conseil de sécurité de l’ONU ou le recours à la compétence universelle dans les pays démocratiques.
Saluant le plan en dix points de Mme Radjavi , elle a déclaré : « Il s’agit d’une feuille de route pour le succès et d’une plate-forme viable sur laquelle le peuple iranien peut construire un Iran libre, laïc et démocratique. Elle mérite tout notre soutien et notre approbation, c’est pourquoi j’exhorte les gouvernements britanniques et européens ainsi que la communauté internationale à se joindre aux milliers de personnes qui soutiennent déjà cette cause. »

Dans son discours, Ganna Yudkivska, ancienne juge ukrainienne à la Cour européenne des droits de l’homme , a souligné le besoin urgent d’une solidarité mondiale pour soutenir les droits des femmes en Iran. Elle a souligné le courage des femmes iraniennes face à l’oppression, établissant des parallèles avec ses propres expériences et idées tirées de la littérature qu’elle avait admirée.
Faisant référence à son travail au sein du Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire, Mme Yudkivska a souligné le sort des femmes iraniennes arbitrairement détenues en raison de leur militantisme. Elle a raconté l’histoire de plusieurs prisonniers politiques, soulignant leur engagement inébranlable en faveur de la justice et de la liberté.
Mme Yudkivska a appelé l’attention du monde entier sur les luttes de ces femmes, affirmant que leur résistance incarne un mouvement critique s’opposant au radicalisme et à l’extrémisme au Moyen-Orient. Elle a établi des parallèles avec la lutte de son propre pays contre l’agression russe, affirmant que la lutte des femmes iraniennes représente une quête plus large de démocratie et de liberté.

La députée italienne Naike Gruppioni a exprimé sa solidarité avec les femmes iraniennes dans leur lutte pour la démocratie et la liberté. Elle a souligné la nature oppressive de la dictature théocratique iranienne, la décrivant comme marquée par une misogynie et une répression endémiques. Mme Gruppioni a également souligné l’importance de la représentation des femmes dans les institutions et la société civile comme moyen de contrer les régimes oppressifs et de promouvoir les principes démocratiques.
La députée Gruppioni a déclaré : « L’immense courage des femmes iraniennes les place à l’avant-garde d’une résistance – physique, idéologique et intellectuelle – sans précédent dans le monde. Ils mènent la charge en essayant de changer un gouvernement théocratique et autocratique. L’immense courage de ces femmes, qui survivent, combattent et résistent à la violence, aux exclusions, aux discriminations et à l’anéantissement des individualités, en fait déjà des citoyennes d’un monde libre et évolué qui doit à tout prix leur fournir les moyens politiques, institutionnels , et le soutien idéologique qu’ils méritent.
La représentante italienne a salué le leadership de Mme Radjavi, déclarant : « La présidente du Conseil national de la Résistance iranienne est une femme comme nous, une Iranienne courageuse, et l’ayant connue, je dirais la plus courageuse de toutes. Mme Radjavi est l’incarnation de la force de ce que les femmes auraient pu faire si la lâcheté du régime ne l’avait pas craint, ne l’avait pas arrêté, ne l’avait pas étouffé et ne l’avait pas inhibé !
La députée Gruppioni a appelé à un soutien concret aux femmes iraniennes et a réaffirmé l’engagement à se tenir à leurs côtés dans leur quête de justice et d’égalité.
La députée Thorgerdur Katrin Gunnarsdottir d’Islande a souligné le rôle crucial des femmes iraniennes dans la Résistance contre le régime des mollahs. Gunnarsdottir a condamné la discrimination institutionnalisée et la misogynie auxquelles les femmes iraniennes sont confrontées, appelant à la fin du régime oppressif et à l’établissement de principes démocratiques.
Elle a déclaré : « Les femmes iraniennes du mouvement de la Résistance ont été une véritable force pour le bien. Comme les femmes du monde entier, bien sûr. Mais les femmes iraniennes ont fait beaucoup de sacrifices au cours de la récente lutte. Certains ont fait le sacrifice ultime, bien trop nombreux.
La députée Gunnarsdottir a ajouté : « Maryam Radjavi a été une grande dirigeante de l’opposition iranienne, un modèle pour nous tous ici. Nous attendons avec impatience le jour où le mouvement d’opposition pourra rentrer chez lui, en Iran, et mettre en œuvre son plan en dix points . Et ce sera un grand jour pour nous tous. Mais Mariam Radjavi a également un plan en 12 points pour l’égalité des sexes en Iran.»
La représentante islandaise a souligné l’importance de soutenir les forces progressistes en Iran pour apporter des changements significatifs et éliminer l’héritage d’oppression perpétué par le régime actuel. S’appuyant sur les réalisations de l’Islande en matière d’égalité des sexes, la députée Gunnarsdottir a souligné la nécessité d’aider les femmes iraniennes à jouir de leurs droits fondamentaux, notamment le droit de choisir leurs vêtements et celui de leur conjoint, une participation égale aux processus démocratiques et l’absence de discrimination.

Iulia Dascalu, députée moldave , a souligné la solidarité dans la lutte pour la démocratie, l’égalité des sexes, la paix et la sécurité en Iran. Saluant le courage des femmes iraniennes, elle a déclaré : « Nous sommes heureux que ce mouvement soit dirigé par une femme courageuse, pleine de force, qui n’a pas peur du régime dictatorial et religieux qui gouverne l’Iran. C’est le moment de rencontre où les femmes du monde entier ont fait preuve de courage et de détermination et affrontent tous les défis.

La députée Dascalu a ajouté : « La révolte des femmes iraniennes ne concerne pas seulement la lutte contre le voile, mais au-delà de cela, elle concerne leurs désirs et leurs connaissances, leurs droits qui leur ont été volés, et elles se battent pour les récupérer. »
Elle a condamné les actions de Téhéran sur la scène internationale, les qualifiant de menaces pour l’humanité. Exprimant sa solidarité, la députée a déclaré le soutien des femmes moldaves à leurs homologues iraniennes, plaidant pour le respect des droits des femmes et la condamnation des régimes autoritaires. Elle a souligné l’importance de se tenir aux côtés de ceux qui continuent de lutter pour la dignité et l’égalité, en particulier face à l’oppression.


La députée maltaise Katya De Giovanni a souligné l’importance de la solidarité et de la lutte pour l’égalité des sexes et la justice, en particulier à la lumière des récents événements en Iran. Elle a souligné les violations choquantes des droits humains en Iran, notamment l’exécution de 25 femmes en 2023 et l’escalade des attaques chimiques contre les écoles de filles pour réprimer les manifestations.

En revanche, la représentante a évoqué les progrès réalisés par Malte dans la promotion de la participation des femmes dans diverses sphères, notamment gouvernementales et universitaires. Elle a reconnu les défis auxquels les femmes sont encore confrontées, comme la culture persistante des rôles de genre, mais a souligné les progrès réalisés depuis que les femmes ont été autorisées à voter pour la première fois en 1947.
La députée De Giovanni a réaffirmé la solidarité de Malte avec les femmes iraniennes dans leur lutte pour l’égalité, la justice et les droits humains, soulignant l’importance mondiale du soutien aux mouvements de défense des droits des femmes.
S’adressant à l’événement, Maria Pancu, députée moldave , a souligné le soutien indéfectible de la Moldavie au peuple iranien, faisant écho aux sentiments d’unité et de compassion. Elle a également rappelé l’engagement de la Moldavie à aider le peuple ukrainien au cours des deux dernières années, soulignant le dévouement de la nation à aider ceux qui en ont besoin. Bien qu’elle soit un petit pays, la Moldavie est reconnue pour son cœur immense, qui s’étend jusqu’aux luttes auxquelles sont confrontés les Iraniens, a-t-elle souligné.


La députée Pancu a transmis un message de croyance inébranlable dans la capacité du peuple iranien à remporter la victoire et la liberté, faisant écho aux sentiments de solidarité avec les femmes d’Iran et du monde entier.


Dans son discours, Malgorzata Krzyzowska, vice-présidente de la commission des affaires étrangères du Conseil suprême du barreau polonais , a souligné l’oppression institutionnalisée des femmes en Iran, citant des lois misogynes qui restreignent leurs droits et perpétuent l’inégalité entre les sexes. Elle a cité des exemples tels que les lois sur le hijab obligatoire, la réglementation sur le mariage des enfants, les pratiques de ségrégation sexuelle et les lois inégales en matière d’héritage.

Mme Krzyzowska a souligné que tant que l’Iran restera sous un régime misogyne, les droits des femmes continueront d’être négligés et la violence à leur encontre persistera. Elle a appelé les gouvernements avant-gardistes et les organisations de défense des droits humains à maintenir la pression sur le régime iranien, le tenant pour responsable des crimes contre les femmes. Elle a soutenu le plan de Mme Maryam Radjavi pour les droits des femmes dans un futur Iran libre, soulignant le besoin urgent d’un changement.
En conclusion de son discours, Krzyzowska a souligné l’importance de protéger les enfants et les mères, appelant à la solidarité avec les aspirations du peuple iranien aux droits de l’homme et aux libertés universelles. La communauté juridique polonaise, a-t-elle affirmé, soutient ces aspirations fondamentales.