
Lors d’une conférence internationale organisée le 21 février, en amont de la Journée internationale des femmes, des figures de l’opposition iranienne et des délégués étrangers ont axé leurs discours sur le leadership féminin, facteur déterminant pour l’avenir démocratique de l’Iran. Dans leurs interventions, les participants ont salué la solidité de l’organisation de la Résistance iranienne, présenté le Plan en dix points du CNRI comme un cadre politique opérationnel et souligné le rôle des unités de résistance et des réseaux dirigés par des femmes en Iran. Le thème dominant de l’événement était qu’aucune transition démocratique en Iran n’est crédible sans la présence des femmes au cœur du pouvoir politique.
🟡 Mme Sarvnaz Chitsaz, présidente de la Commission des femmes du Conseil national de la Résistance iranienne ouvre cette conférence :
✨ « Le leadership des femmes, un impératif pour un Iran libre et une république démocratique »#IWD2026 #ForAllWomenAndGirls… pic.twitter.com/NuxIrFBAfO
— CNRI Femmes (@CNRIfemmes) 21 février 2026
Sarvnaz Chitsaz, présidente de la commission de femmes du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), a ouvert la conférence en établissant un lien entre la Journée internationale des femmes et le bain de sang du soulèvement de janvier, ainsi que ce qu’elle a décrit comme une longue lutte remontant à plusieurs décennies. Elle a déclaré que le CNRI avait recensé 2 411 morts, dont des femmes et des enfants, et a accusé les autorités de tenter de dissimuler l’ampleur de la répression par des coupures d’internet.
Iran’s future does not lie in a return to monarchy.
Nor does it lie in the current religious dictatorship.
Iran’s future lies in freedom, equality, and a republic based on the will of the people.#IWD2026 #WomenForce4Change pic.twitter.com/Swl2kuLAIM— سروناز چيت ساز (@s_chitsaz) 21 février 2026
Présentant ce moment comme un temps de deuil et de lucidité politique, elle a affirmé que les manifestants avaient porté un jugement clair sur la dictature sous toutes ses formes, citant le slogan : « Mort à l’oppresseur, qu’il soit Shah ou Guide suprême ! » Mme Chitsaz a ensuite précisé la ligne politique de la conférence, affirmant que l’avenir de l’Iran « ne réside pas dans un retour à la monarchie », mais plutôt dans « la liberté, l’égalité et une république fondée sur la volonté du peuple », avant de présenter le Plan en dix points deMaryam Radjavi comme une voie démocratique concrète.
Discours pour la Journée internationale des femmes-
Avec les personnalités participant à la conférence « le leadership des femmes, une nécessité pour un Iran libre et une république démocratique »#IWD2026#WomenForce4Change pic.twitter.com/gCUiQ1dP61— Maryam Radjavi (@Maryam_Rajavi_F) 21 février 2026
Mme Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), a profité de son discours d’ouverture pour affirmer que le leadership des femmes n’est pas une question de droits secondaires, mais la condition sine qua non du changement démocratique en Iran. Elle a déclaré que l’alternative proposée par le CNRI se définissait par la participation des femmes à la direction politique et par un programme fondé sur les droits, incluant la liberté de choix en matière de vêtements, de mariage, de travail et de vie politique. Dans l’une des formulations les plus claires de son discours, Mme Maryam Radjavi a réaffirmé le rejet de la coercition par le mouvement : « Non au hijab obligatoire, non à la religion obligatoire et non à la gouvernance autoritaire. »
Discours pour la Journée internationale des femmes-
Dans le soulèvement de janvier en Iran, les femmes ont une fois de plus démontré qu'elles ne sont pas des victimes impuissantes, mais bien une force de changement. Des jeunes filles insurgées qui ont fait se lever le peuple,… pic.twitter.com/boVHlsmsSJ— Maryam Radjavi (@Maryam_Rajavi_F) 21 février 2026
Elle a également insisté sur la préparation organisationnelle, citant la structure à majorité féminine du CNRI, des décennies de présence de femmes à des postes de commandement et un mouvement qu’elle a décrit comme capable de gérer une transition démocratique après la chute du régime. Concernant la question de la monarchie, Mme Maryam Radjavi a été claire, affirmant que les Iraniens ne veulent « ni la couronne ni le turban » et soutenant que le leadership des femmes est le « critère décisif » permettant de distinguer une alternative démocratique d’un autoritarisme ressuscité.
🔵 @MAlliotMarie, ancienne ministre d’État, prend la parole à son tour à l’occasion de cette conférence de la Journée internationale des femmes 🏛️
Un discours puissant et inspirant : #IWD2026 pic.twitter.com/0weZif0hvn
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L’ancienne ministre française des Affaires étrangères, de la Défense, de la Justice et de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a présenté la conférence à la fois comme un rassemblement pour la Journée internationale des femmes et une déclaration politique de solidarité avec les Iraniens opposés à ce qu’elle a qualifié de dictature profondément sexiste. Elle a salué la constance de Mme Maryam Radjavi au fil des ans et a maintes fois lié la démocratie à la participation des femmes au pouvoir, affirmant : « Il n’y a pas de démocratie sans la présence des femmes dans tous les organes de décision. » Mme Alliot-Marie n’a pas insisté sur la monarchie, mais elle a clairement indiqué que tout système post-clérical marginalisant les femmes échouerait au test démocratique.
En présentant des programmes et des plans précis, le CNRI a insisté sur le principe que les droits humains sont des droits des femmes et doivent être reconnus dans tous les domaines :#IWD2026https://t.co/M9ZTmVIVJd
— Maryam Radjavi (@Maryam_Rajavi_F) 21 février 2026
Elle a également lié son soutien directement au programme du CNRI, décrivant les libertés définies par Mme Maryam Radjavi – politiques, religieuses et sociales – comme le fondement même de l’Iran démocratique que les partisans en Europe devraient défendre. Concluant sur une note géopolitique plus large, elle a affirmé qu’un Iran démocratique dirigé par des femmes pleinement impliquées serait important non seulement pour les Iraniens, mais aussi pour la stabilité régionale.
🟢 #IWD2026 Carla Sands, ambassadrice des États-Unis au Danemark (2017–2021) intervient à son tour : pic.twitter.com/1q63W8PvTJ
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L’ancienne ambassadrice des États-Unis au Danemark, Carla Sands, a prononcé l’une des interventions les plus incisives de la conférence contre la nostalgie de l’époque monarchique, déclarant que les affirmations selon lesquelles les femmes auraient joui de l’égalité sous le Shah étaient « fausses ». Elle a soutenu que la dictature elle-même exclut l’égalité, déclarant : « Une dictature, par définition, ne peut offrir l’égalité des sexes », et a utilisé des extraits d’interviews du Shah pour illustrer son propos.
Hommage aux femmes tombées martyres, pionnières de la voie de la liberté en Iran#IWD2026#WomenForce4Changehttps://t.co/mPwiJ3RwpD pic.twitter.com/hSqtqgsuJk
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Elle a qualifié de misogynie profondément enracinée le régime précédent. Sands est ensuite passée de la critique historique aux réalisations des femmes iraniennes, affirmant que les dirigeantes du mouvement avaient transformé la résistance, d’un récit de victimisation, en une force politique organisée. Elle a salué le leadership de Mme Maryam Radjavi et déclaré que les Iraniennes, autrefois privées de leur pouvoir d’agir, étaient désormais actrices directes de l’histoire. En conclusion, elle a lié la liberté des femmes au changement de régime, « qu’elles soient couronnées ou coiffées d’un turban », et a présenté le Plan en dix points comme la voie vers une république démocratique, libre et laïque.
🟣 @jaatteenmaki intervient dans le cadre de la conférence d’aujourd’hui #IWD2026 pic.twitter.com/IXxOtq6C4J
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L’ancienne Première ministre et ancienne ministre de la Justice de Finlande, Anneli Jäätteenmäki, a mis l’accent sur la répression persistante, la politique internationale et la nécessité d’un soutien durable à la société civile iranienne. Elle a déclaré que les manifestations se poursuivaient malgré une répression féroce et a averti que les meurtres et les exécutions signalés par les organisations de défense des droits humains étaient en augmentation. Mme Jäätteenmäki s’est félicitée des initiatives européennes visant le Corps des gardiens de la révolution islamique et a cité les récentes positions européennes comme preuve d’une approche plus ferme.
Elle a également cité la lauréate du prix Nobel Narges Mohammadi, appelant à soutenir « la société civile iranienne, les médias indépendants, les droits humains et les droits des femmes ». Revenant au thème central de la conférence, elle a salué le courage des Iraniennes et des autres défenseurs pacifiques des droits humains, qui ont risqué leur vie, et a déclaré qu’ils avaient démontré que le pays était prêt pour une transition démocratique. Elle a conclu en remerciant Mme Maryam Radjavi pour ce qu’elle a qualifié d’années de « travail colossal » et a promis un soutien continu à « un Iran libre et sûr ».
🟠 C'est maintenant @IBetancourtCol, ancienne sénatrice colombienne et candidate à la présidence :#IWD2026 pic.twitter.com/Q9tgX8EGRI
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L’ancienne sénatrice et candidate à la présidence colombienne, Ingrid Betancourt, a placé le leadership des femmes au cœur d’un débat plus large sur la légitimité, la mémoire et la transition démocratique. Elle a affirmé que les droits des femmes en Iran ne pouvaient être reportés à l’issue d’un changement politique, avertissant que « l’égalité sans démocratie n’était qu’une façade, conditionnelle, fragile et réversible » sous le Shah. Mme Betancourt a décrit la situation actuelle comme la continuation d’une lutte plus longue contre la dictature et la misogynie, et a soutenu que la présence des femmes dans les soulèvements récents était transformatrice, et non symbolique.
Ingrid de Betancourt spreekt haar steun uit voor de Iraanse vrouwen die strijden voor een vrij en democratisch Iran olv Maryam Rajavi. 🧵 pic.twitter.com/eMeZMuuyoM
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Elle a rejeté la succession dynastique en termes directs, affirmant : « Mais le lignage n’est pas une légitimité », et a insisté sur le fait qu’une plateforme qui ne garantit pas les droits des femmes ne peut pas prétendre de manière crédible représenter l’avenir de l’Iran. Elle a comparé cela à la structure interne du CNRI, louant un mouvement qui « a construit l’égalité dans sa structure », et a déclaré que le leadership des femmes sous Mme Maryam Radjavi était stratégiquement indispensable à une république démocratique.
Notre conférence à l’occasion de la Journée internationale des femmes :
Le leadership des femmes, un impératif pour un Iran libre et une république démocratique ✨
🎥 Le direct commence à 17h00
Bienvenue à tous ⬇️#IWD2026 #ForAllWomenAndGirls #WomenForce4Change https://t.co/gq1U1E3ww4— CNRI Femmes (@CNRIfemmes) 21 février 2026
L’ancienne présidente de l’Équateur, Rosalía Arteaga Serrano, a prononcé un discours bref mais percutant, réaffirmant le cadre démocratique axé sur les femmes de la conférence et réitérant le rejet de la dictature sous toutes ses formes. Reprenant des arguments avancés plus tôt dans la session, elle a déclaré que le message devait être répété « très haut et sans cesse : Non au Shah, non aux mollahs ». Mme Arteaga a ensuite recentré son discours sur deux points qu’elle jugeait particulièrement urgents dans le Plan en dix points de Mme Maryam Radjavi : la séparation de la religion et de l’État, et l’opposition aux ambitions nucléaires de l’Iran.
Forte de sa propre expérience politique, elle a soutenu que la religion et l’État ne devaient pas être confondus, et elle a lié ce principe directement aux droits politiques des femmes dans tout futur système iranien. Elle a également exprimé sa solidarité avec Ashraf 3 et a insisté sur la nécessité de maintenir une vigilance constante dans les semaines à venir afin de préserver la place des femmes – et celle de Mme Maryam Radjavi – dans l’avenir politique de l’Iran.
Judy Sgro, députée et ancienne ministre canadienne de l’Immigration, a présenté la conférence comme une étape décisive dans une longue lutte, déclarant à l’auditoire : « La ligne d’arrivée est proche. Nous la sentons.» Mme Sgro a salué le travail des femmes du CNRI, de l’OMPI et de l’OMPI pour la construction d’un noyau dirigeant solide, affirmant que la place prépondérante des femmes et des jeunes dans les récentes manifestations était le fruit de décennies d’organisation et non un phénomène soudain. Elle a repris à son compte la position anti-dictature adoptée lors de la conférence, déclarant que les Iraniens rejettent toute forme de régime autoritaire, y compris le Shah et les mollahs, et qu’elle soutient une république démocratique et laïque.
🟡 Judy Sgro, ancienne ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration du Canada, prend part à cette rencontre #IWD2026
📌 Un autre puissant discours : #WomenForce4Change pic.twitter.com/Syq2PXG4Ap
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Mme Sgro a également établi un lien entre le leadership des femmes et la préparation institutionnelle, qualifiant le Plan en dix points de Mme Maryam Radjavi de « constitution prête à être mise en œuvre ». Dans l’une des allusions les plus claires à l’organisation interne, elle a déclaré que le rôle des « Unités de résistance » dans l’organisation des manifestations devait être reconnu comme faisant partie intégrante de la lutte démocratique globale, tout en appelant à une action internationale plus ferme contre le Corps des gardiens de la révolution islamique.
🟢 #IWD2026 Conférence – Le leadership des femmes, un impératif pour un Iran libre et une République démocratique
📌 @naike_gruppioni, députée italienne :
« En Iran, être une femme signifie avoir moins de droits. Lorsque les femmes se soulèvent, tout le système commence à… pic.twitter.com/UcKMxTmTL6— CNRI Femmes (@CNRIfemmes) 21 février 2026
La députée italienne Naike Gruppioni a affirmé qu’en Iran, la misogynie n’est pas un simple effet secondaire de la société, mais un instrument de gouvernement. C’est pourquoi la résistance menée par les femmes s’attaque aujourd’hui au cœur même du système. Reprenant les propos de Maryam Radjavi, « Les femmes sont la force du changement », elle a déclaré considérer le leadership féminin comme une nécessité stratégique plutôt que comme une revendication symbolique. Mme Gruppioni a insisté à plusieurs reprises sur le fait que le changement démocratique exige une transformation profonde de la nature même du pouvoir, ajoutant : « Un pouvoir fondé sur l’égalité engendre la démocratie. »
Elle a également apporté un soutien des plus fermes à la capacité organisationnelle de la Résistance, relatant sa visite à Ashraf 3 où, selon ses dires, elle a constaté « non pas une abstraction théorique, mais une organisation concrète », marquée par la discipline, la compétence et une vision à long terme. Pour Gruppioni, Ashraf 3 était la preuve non seulement de la persévérance, mais aussi d’une alternative démocratique viable, fondée sur l’égalité des sexes et l’État de droit.
La sénatrice italienne Elisa Pirro a abordé la question sous un angle juridique et institutionnel, décrivant le pouvoir clérical en Iran comme un système où « la discrimination fondée sur le sexe n’est pas une anomalie, mais un système ». Elle a évoqué l’exclusion des hautes fonctions, la discrimination en matière de droit de la famille et des successions, ainsi que le port obligatoire du voile imposé par les arrestations et l’intimidation, puis a opposé cette architecture de répression à ce qu’elle a qualifié de profond changement social survenu depuis les manifestations de 2022. Pirro a affirmé que les femmes n’étaient pas seulement des symboles de dissidence, mais aussi « des organisatrices, des dirigeantes et le moteur politique de la mobilisation », et a soutenu que les vagues de protestation suivantes témoignaient d’une demande de transformation démocratique, et non de réforme.
Elle a ensuite directement lié cette transformation au rôle des femmes dans l’opposition organisée, affirmant que le CNRI avait joué un rôle clé dans la promotion des femmes à des postes de direction et que Mme Maryam Radjavi avait fait de l’égalité un principe fondamental. Pirro a résumé le Plan en dix points comme une feuille de route démocratique, laïque et non nucléaire, et a déclaré que la crédibilité des gouvernements étrangers en matière de droits des femmes dépendait de leur engagement sérieux dans ce combat.
Linda Chavez Former Director of the White House office of Public Liaison understands the Iranian Regime is on the brink of collapse. pic.twitter.com/USZVEHKD44
— Dorien Rookmaker (@RookmakerDorien) 21 février 2026
L’ancienne directrice du Bureau de liaison publique de la Maison Blanche, Linda Chavez, a déclaré que la conférence de cette année était différente parce que la question centrale n’était plus de savoir si le changement se produirait, mais plutôt le calendrier et la transition. « Les seules questions sont de savoir quand et comment », a-t-elle déclaré, affirmant que les récentes manifestations se sont propagées parce que les réseaux de résistance organisés en Iran étaient prêts à se mobiliser et à faire descendre d’autres personnes dans la rue.
Chavez a mis en garde contre les raccourcis militaires et les manœuvres de succession au sein de l’élite, et a rejeté les tentatives de présenter le fils de l’ancien Shah comme un successeur démocratique, s’interrogeant sur le mouvement qu’il avait bâti durant ses décennies d’exil. Elle a décrit le CNRI comme un mouvement politique organisé et non comme la manifestation d’une seule personnalité, et a déclaré à l’auditoire que Mme Maryam Radjavi « mérite de diriger car elle a des partisans », notamment des femmes occupant des postes à responsabilité. Chavez a également défendu le Plan en dix points comme un programme politique concret, et non comme une simple déclaration de principes, et a réfuté les tentatives de caricature de l’OMPI.
L’ancienne vice-présidente du Costa Rica et ancienne ambassadrice du Costa Rica en Espagne, Ana Helena Chacón Echeverría, a inscrit la conférence dans une perspective résolument internationale, affirmant que les femmes iraniennes exigeaient non seulement la dignité dans leur pays, mais aussi une voix entendue au-delà de leurs frontières. Elle a repris le slogan « Femme, Résistance, Liberté » et l’a qualifié de « bien plus qu’un slogan », ajoutant : « C’est du courage. C’est de la résistance. » Chacón a lié les droits des femmes en Iran à la sécurité démocratique en général, arguant que les violences du régime perpétrées contre les femmes sont également exportées à l’étranger par le biais des Gardiens de la révolution iraniens, notamment en Amérique latine.
Elle a souligné les efforts parlementaires et diplomatiques du Costa Rica pour condamner les exactions et s’est félicitée des récentes actions européennes visant les Gardiens de la révolution, avertissant que « le droit international ne doit pas hésiter à affronter la tyrannie ». Elle a également évoqué le soutien apporté par des milliers de parlementaires au Plan en dix points de Mme Maryam Radjavi et a salué les « Unités de résistance » en Iran, affirmant que le plaidoyer international se poursuivrait jusqu’à ce que les Iraniens puissent « respirer l’air de la liberté ».
🔷 @AttiasDominique, présidente du conseil d’administration de la Fondation européenne des avocats et ancienne présidente de la Fédération des barreaux européens, prend la parole à cette occasion :
🔊 « Femmes d’Iran, sœurs d’Iran. Vous étiez présentes dans toutes les… pic.twitter.com/bjtbwQ9pl3
— CNRI Femmes (@CNRIfemmes) 21 février 2026
L’ancienne présidente de la Fédération européenne des barreaux, Dominique Attias, a présenté les Iraniennes comme la force politique centrale d’une longue lutte historique, affirmant qu’elles ne sont « pas spectatrices de l’histoire », mais bien actrices. Elle a soutenu que le soulèvement post-2022 n’était pas une rupture spontanée, mais le fruit de décennies de répression et de résistance organisée, soulignant le rôle des Unités de résistance dirigées par des femmes et rendant hommage à la résistante tuée Zahra Bohlouli.
@CNRI @OMPI Tant de femmes extraordinaires pour soutenir femmes de la Résistance Iranienne , étions si nombreuses .Une pensée particulière pour Maryam Akbari Monfared qui depuis 17 ans croupit en prison. Bien qu’ ayant intégralement purgée peine inique toujours enfermée 😡🙏✊🇮🇷 pic.twitter.com/XC6gTx0fcv
— Dominique Attias (@AttiasDominique) 22 février 2026
Mme Attias a établi un lien direct entre « Femme, Vie, Liberté » et ce qu’elle a appelé le slogan de l’OMPI, « Femme, Résistance, Liberté », décrivant les femmes non comme des symboles de souffrance, mais comme « le moteur du changement ». Elle a également salué Mme Maryam Radjavi comme la « dirigeante politique légitime » de la résistance et a conclu par un message politique explicite, exhortant les partisans à continuer de scander « Femme, Résistance, Liberté » et « Non au Shah, non aux mollahs ».
📌 La Présidente de la Commission des Affaires étrangères du Sénat espagnol @PilarRojoN prend la parole lors de cette conférence
" Nous avons présenté l’an dernier une résolution exhortant le gouvernement à renforcer son soutien au peuple iranien. Cette résolution exprimait un… pic.twitter.com/t5A8k1GKV7
— CNRI Femmes (@CNRIfemmes) 21 février 2026
La présidente de la commission des Affaires étrangères du Sénat espagnol, Pilar Rojo, a insisté sur le soutien institutionnel de Madrid, détaillant une résolution sénatoriale présentée par son groupe. Cette résolution condamne les exécutions, la torture, les détentions arbitraires et la répression des femmes et des minorités en Iran. La sénatrice Rojo a indiqué que le texte appelait également à des sanctions, à des enquêtes internationales sur les crimes contre l’humanité, notamment le massacre de 1988, et à une protection renforcée des défenseurs des droits humains. Elle a souligné que la résolution soutenait explicitement le Plan en dix points de Mme Maryam Radjavi et la revendication d’un Iran « libre, démocratique et laïque », et a noté le soutien à l’inscription du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) sur la liste des organisations terroristes de l’UE. La sénatrice Rojo a souligné que la mesure avait été adoptée à l’unanimité dans le contexte politique espagnol polarisé, y voyant la preuve que « lorsqu’il s’agit de dignité », il ne saurait y avoir de division. Elle a conclu par une assurance directe : « Femmes d’Iran, vous n’êtes pas seules. »
🔴 Un rapport très attendu aujourd’hui à #IWD2026
La professeure @dignitydh, du Département d’études sur le genre et les femmes de l’Université de Rhode Island,
📌 a présenté un rapport concis synthétisant les échanges de la table ronde avec l’ensemble des invités et… pic.twitter.com/YtuHDYEbOo— CNRI Femmes (@CNRIfemmes) 21 février 2026
Donna Hughes, professeure émérite d’études de genre et de la femme à l’Université de Rhode Island, a présenté une synthèse de la table ronde de la matinée. Elle a indiqué que quatorze intervenantes d’Europe et d’Amérique du Nord s’étaient réunies autour d’un thème central : le rôle des femmes dans la conquête de la liberté en Iran. Selon la professeure Hughes, les intervenantes ont décrit à plusieurs reprises « l’apartheid sexiste », les exécutions et les violences faites aux femmes, y compris des cas où des femmes ont été punies pour s’être défendues. Elle a insisté sur les appels à la responsabilité internationale et au respect de l’état de droit, et a précisé que les participantes avaient unanimement salué le rôle des femmes au sein de l’OMPI et du CNRI, et rendu hommage à Mme Maryam Radjavi pour son engagement en faveur de l’émancipation des femmes. La professeure Hughes a également mis en lumière l’appel d’une ancienne prisonnière politique invitant davantage de femmes à rejoindre les Unités de Résistance, citant son message : « Nous le pouvons et nous le devons ». Elle a par ailleurs noté que Dowlat Norouzi, représentante du CNRI au Royaume-Uni, avait mis en garde contre ce que la professeure Hughes a décrit comme une manipulation orchestrée par le fils du Shah via les réseaux sociaux et des robots.
🔴 #IWD2026 – Conférence en direct « Le leadership des femmes, un impératif pour un Iran libre et une République démocratique »
🔶 @rosaromerocr, présidente de la commission pour l’égalité du Sénat espagnol fait un discours marquant :
« Vous n’avez pas cédé face au régime.… pic.twitter.com/OHzzmLL56B
— CNRI Femmes (@CNRIfemmes) 21 février 2026
La présidente de la Commission de l’égalité du Sénat espagnol, Rosa Romero, a décrit les Iraniennes comme des « actrices du changement », et non des victimes passives, et a lié leur lutte à un avenir démocratique fondé sur l’égalité des droits. La sénatrice Romero a déclaré que la Commission de l’égalité du Sénat espagnol soutenait le même cadre politique que ses collègues, citant le Plan en dix points de Mme Maryam Radjavi comme une proposition pour une république démocratique garantissant la séparation de la religion et de l’État, l’égalité pleine et entière devant la loi et l’abolition de la peine de mort. Elle a souligné l’adoption par le Sénat espagnol du slogan « Femmes, Résistance et Liberté », affirmant qu’il représentait non seulement une forme de protestation, mais aussi une vision politique où les femmes sont des « sujets à part entière », et non des pupilles de l’État. La sénatrice Romero a conclu son intervention en qualifiant l’égalité des sexes d’obligation transfrontalière et en assurant les Iraniennes de son « soutien indéfectible ».
🔴 À méditer – #IWD2026
Conférence « Le leadership des femmes, un impératif pour un Iran libre et une République démocratique »@zinatmirhashem2 :
« Vous n’avez jamais vu, dans aucun pays, des gens danser pour commémorer leurs morts. Ils ne font pas de deuil. Savez-vous pourquoi… pic.twitter.com/jO3aqHIkaQ— CNRI Femmes (@CNRIfemmes) 21 février 2026
Zinat Mirhashemi, membre du Conseil national de la Résistance iranienne et rédactrice en chef du journal Nabard-e Khalq, a commencé par rendre hommage à Maryam Radjavi pour avoir forgé une « solidarité vibrante et puissante » entre des femmes de différents pays. Elle a ensuite évoqué une image typiquement iranienne de la résistance : des familles chantant et dansant en signe de deuil pour signifier au régime, selon ses propres termes : « C’est vous qui avez échoué, pas nous. » Se présentant comme une vétérane de la lutte antimonarchique de 1979, Mme Mirhashemi s’est prononcée avec véhémence contre la restauration de la monarchie et a évoqué le fils du Shah avec mépris, tout en affirmant que les Iraniennes étaient devenues la force décisive contre le pouvoir clérical. Elle a déclaré que le rôle moteur des femmes dans le dernier soulèvement démontrait que la discrimination était le pilier central du régime et qu’une colère historique accumulée s’était désormais muée en une action politique irréversible. Mirhashemi a soutenu que le « minimum obtenu » par le mouvement féministe était la défaite relative.
Eve Borg Bonello, députée de Malte, a dénoncé le port obligatoire du hijab, le qualifiant de coup dur porté au pouvoir en place. Elle a ajouté que la leçon était désormais universelle : sans liberté des femmes, aucune société ne peut être libre.
🔴 #IWD2026 – Une voix venue d’Europe@carreirash, ministre de la Défense du Portugal (2022-2024), rappelle la force de l’expérience démocratique :
« Je viens d’un pays qui a vaincu la dictature et préservé la démocratie pendant 50 ans. Votre lutte dépasse le simple… pic.twitter.com/JDwVxtEFPR
— CNRI Femmes (@CNRIfemmes) 21 février 2026
L’ancienne ministre portugaise de la Défense nationale, Helena Carreiras, a replacé le soulèvement iranien dans le contexte de la transition post-autoritaire du Portugal, arguant que les femmes iraniennes jouent aujourd’hui un rôle tout aussi décisif dans la promotion du changement démocratique à travers les générations. Carreiras a déclaré que le soulèvement de cette année n’était pas un acte isolé, mais le fruit de « plus de quarante ans de résistance organisée », d’une coordination nationale et du rôle croissant des Unités de Résistance, dont beaucoup sont dirigées ou composées de femmes. Elle a également formulé l’une des critiques les plus claires à l’égard des dynasties lors de cet événement, affirmant que « démocratie ne rime pas avec dynastie » et insistant sur le fait que l’Iran avait besoin de dirigeants légitimes par le choix démocratique. Carreiras a salué le rôle de Maryam Radjavi dans la formation d’une génération de femmes dirigeantes et a cité le programme du Plan en dix points – gouvernement laïque, égalité des sexes, abolition de la peine de mort et république non nucléaire – comme un cadre démocratique crédible.
La sénatrice irlandaise Fiona O’Loughlin a mêlé réflexion personnelle et soutien politique, évoquant comment, dans son enfance, les femmes étaient censées servir plutôt que parler, avant de remercier les membres masculins du personnel de la conférence, opérant ainsi un renversement délibéré des rôles. La sénatrice O’Loughlin a déclaré que son expérience au sein du Comité des femmes du CNRI à Strasbourg l’avait convaincue de l’importance internationale de l’organisation. Elle a décrit les événements de janvier en Iran comme un moment qui l’a poussée à agir « en tant que femme politique, militante et femme ». Elle a indiqué avoir soutenu le Plan en dix points de Mme Maryam Radjavi au Parlement européen et a qualifié cette dernière de « phare d’espoir » en ces temps de grands sacrifices. Concluant sur un message de solidarité, la sénatrice O’Loughlin a affirmé n’avoir perçu dans la salle ni victimisation, mais « espoir, courage, force, dignité et détermination », et a repris l’un des slogans les plus percutants de la conférence : « Nous pouvons et nous devons dire non au Shah, non aux mollahs.»
Dr. Azadeh Akhbari: Europe must stop appeasing the Iranian regime and take bold action. Protecting freedom requires courage and unity against oppression, not silence. #IWD2026 #ForAllWomenAndGirlshttps://t.co/T2XgzcHdCL
— Iran Freedom (@4FreedominIran) 21 février 2026
L’historienne et consultante Azadeh Akhbari a livré l’un des témoignages les plus personnels de la conférence. Elle s’est présentée en expliquant que son nom signifie « libre » et qu’elle est née juste après la révolution de 1979, à une époque où de nombreux Iraniens croyaient que la liberté était enfin arrivée après le Shah. Elle a raconté avoir été emprisonnée à l’âge de deux ans avec sa famille et avoir perdu huit proches, dont des femmes exécutées ou condamnées à mort pour leurs liens avec l’OMPI. Azadeh Akhbari a décrit l’histoire de sa famille comme « un siècle d’oppression, d’abord sous la monarchie, puis sous la dictature religieuse », et s’en est servie pour s’opposer à la fois à la restauration et au pouvoir clérical.
Elle a salué la décision de l’Europe de désigner le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) comme organisation terroriste, mais a insisté sur la nécessité d’une action plus ferme, notamment la fin de la politique d’apaisement et la fermeture des ambassades qu’elle a qualifiées de plaques tournantes de l’espionnage. Elle a ensuite désigné Ashraf 3 et les Unités de résistance comme le « moteur » du mouvement, et a décrit le Plan en dix points de Mme Maryam Radjavi comme le projet d’un Iran démocratique, laïque et pluraliste.
.@HelenGoodmanBA: In 1980, I met women proud of their role in the '79 revolution. It is clear Iran must not go backwards. The heroic involvement of women in the Iranian Resistance shows they must have an equal role in a new democratic Iran via Mrs. Rajavi’s Ten-Point Plan.…
— NCRI-FAC (@iran_policy) 21 février 2026
L’ancienne ministre fantôme britannique, Helen Goodman, a déclaré que la répression de janvier avait clairement démontré, même aux observateurs étrangers, que le régime iranien manquait de légitimité publique et se maintenait par la force, citant les coupures d’internet et les informations faisant état de fusillades dans des hôpitaux, des habitations et même des cimetières. Mme Goodman a fait valoir que la couverture médiatique occidentale réduisait souvent le dossier iranien aux seules questions nucléaires et de sécurité régionale, alors que les Iraniens réclamaient quelque chose de plus large : un changement de régime et la fin d’un possible retour de l’autocratie Pahlavi et du pouvoir clérical.
Se souvenant des femmes qu’elle avait rencontrées après la révolution de 1979, elle a affirmé que l’Iran « n’a pas besoin de reculer ; il a besoin d’avancer ». Goodman a salué l’« engagement héroïque » des femmes dans la Résistance iranienne et a déclaré qu’elles devaient occuper une place égale dans un futur Iran démocratique, ajoutant que le plan en dix points de Mme Maryam Radjavi « représente la voie à suivre ». Elle s’est également engagée à faire pression au Royaume-Uni pour que le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) soit officiellement reconnu comme organisation terroriste.
La sénatrice néerlandaise Elly van Wijk a axé son discours sur le féminicide, affirmant que ce même schéma de violence contre les femmes se retrouve en Europe occidentale.
🔴 #IWD2026 – Conférence « Le leadership des femmes, un impératif pour un Iran libre et une République démocratique »
💬 Le courage des femmes iraniennes inspire le monde@EllyvanWijk, membre du Sénat néerlandais :
« Aujourd’hui, je parle non seulement en mon nom, mais aussi au… pic.twitter.com/WBOrDOPFR7— CNRI Femmes (@CNRIfemmes) 21 février 2026
La sénatrice Van Wijk a déclaré parler « au nom des femmes dont la voix a été étouffée » et a affirmé que les femmes sont attaquées non pas parce qu’elles sont faibles, mais en raison de « leur force, leur liberté, leur pouvoir ». Elle a ensuite établi un parallèle avec le soulèvement iranien, soulignant que des femmes de tous âges et de tous horizons se sont trouvées en première ligne en janvier, et que ces femmes « ont des visages » et des noms qu’il ne faut pas oublier.
Reprenant les propos de Maryam Radjavi selon lesquels la question n’est pas de savoir si le régime tombera, mais quand, la sénatrice van Wijk a déclaré que les dictatures semblent invincibles jusqu’à leur effondrement. Elle a conclu en affirmant que les femmes occidentales doivent utiliser l’espace dont elles disposent pour s’exprimer, s’organiser et faire en sorte que les personnes réduites au silence soient entendues.
La députée maltaise Eve Borg Bonello a utilisé une image générationnelle saisissante, invitant les auditeurs à imaginer une jeune fille à Téhéran déjà marquée par les statistiques de la répression, puis insistant sur le fait que cet enfant possède toujours la même « dignité inhérente » et les mêmes droits que tout autre être humain. Borg Bonello a déclaré que le soulèvement iranien avait dépassé le stade des revendications de réformes pour devenir « une lutte existentielle entre la tyrannie théocratique et la dignité humaine fondamentale », contraignant des familles à identifier leurs proches parmi des rangées de corps.
Elle a affirmé que les coupures d’électricité imposées par le régime témoignaient de la peur plutôt que de la force, ajoutant que les gouvernements qui emprisonnent des journalistes et tuent des manifestants sont « terrifiés par la lumière ». S’adressant aux deux camps autoritaires, elle a déclaré que les Iraniens « n’ont pas besoin d’être sauvés d’un dictateur par un autre » ; ils ont besoin d’autodétermination. Borg Bonello a souligné que le mouvement est organisé et sait ce qu’il veut – la démocratie, l’État de droit, l’égalité et la séparation de la religion et de l’État – et a exhorté les gouvernements étrangers à reconnaître les représentants légitimes et à isoler le régime.
📌 Nous sommes toujours honorés d’entendre@RookmakerDorien, ancienne députée au Parlement européen , prendre la parole, surtout lors de #IWD2026 pic.twitter.com/2gUSKdmViG
— CNRI Femmes (@CNRIfemmes) 22 février 2026
L’ancienne députée européenne Dorien Rookmaker a déclaré lors de la conférence qu’elle avait initialement abordé le CNRI avec scepticisme après avoir entendu les accusations habituelles selon lesquelles il serait extrémiste ou sectaire, mais que son propre examen, mené dans le cadre d’une « gestion des risques », l’avait conduite à la conclusion inverse. Mme Rookmaker a indiqué avoir interrogé aussi bien les partisans du CNRI que les personnalités liées au régime, et avoir trouvé ces dernières « incohérentes », ajoutant que certaines voix pro-Shah lui semblaient également « vides » et motivées par l’argent plutôt que par des principes.
Elle a décrit la situation actuelle comme un moment où « la peur a changé de camp », le régime étant désormais effrayé. Concernant le peuple iranien et l’opposition organisée, Rookmaker a déclaré que l’intensité de la répression actuelle est un signe de faiblesse, et non de force. Elle a également affirmé que le leadership des femmes sous l’égide de Maryam Radjavi avait transformé la nature même du leadership, passant de l’autorité à l’égalité, et a exhorté les Européens à soutenir, sans pour autant dicter, l’avenir démocratique de l’Iran.
Karen Smith, ancienne sous-secrétaire générale de l’ONU et conseillère spéciale du Secrétaire général pour la responsabilité de protéger, a présenté un cadre juridique et multilatéral à la conférence, avertissant que la récente répression s’inscrit dans un schéma de violence d’État systématique qui dure depuis des décennies, et non comme un épisode isolé. Citant la mission d’établissement des faits de l’ONU, Smith a déclaré que les militantes sont spécifiquement ciblées par des détentions, des actes de torture et des exécutions pouvant constituer des crimes contre l’humanité.
Elle a lié le soutien aux femmes iraniennes non seulement à l’égalité des sexes, mais aussi à l’engagement pris lors du Sommet mondial de 2005 par tous les États membres de l’ONU de prévenir les atrocités, y compris au-delà de leurs frontières. Smith a soutenu que cette obligation implique désormais de maintenir l’Iran à l’ordre du jour du Conseil des droits de l’homme et du Conseil de sécurité, et d’élargir les enquêtes à d’éventuelles violations des droits de l’homme. Les crimes atroces et la centralisation des droits de l’homme dans tout engagement avec Téhéran, y compris la diplomatie nucléaire. Elle a conclu que tout avenir stable en Iran doit reposer sur l’état de droit et la pleine participation des femmes au leadership politique.
La représentante de l’Association des femmes pour la démocratie en Iran, Vida Niktalean, a présenté un long récit de l’exil, de l’organisation et de la formation politique des femmes, retraçant son chemin depuis son départ forcé d’Iran jusqu’à son activisme en Allemagne après Des camarades de classe ont été arrêtés pour avoir vendu le journal des Moudjahidines et des membres de leur famille ont été exécutés. Niktalean a déclaré avoir rejoint un réseau de soutien à la Résistance iranienne en Allemagne, non pas « pour oublier, mais pour continuer », en travaillant sur des campagnes pour les droits des femmes.
Lors de manifestations et d’actions politiques, elle a salué le rôle de Mme Maryam Radjavi dans la formation d’une génération de femmes capables de diriger, de prendre des décisions et de définir collectivement le succès plutôt qu’individuellement, qualifiant ce modèle de réponse stratégique à la dictature. Reprenant les termes du thème central de la conférence, elle a affirmé que le rôle visible des femmes dans le plaidoyer international était le fruit d’années d’émancipation délibérée, et non un simple symbole. Niktalean a conclu par un rejet catégorique des deux pôles autoritaires – « sans le Shah et sans le Cheikh » – et a déclaré que les femmes seraient les bâtisseuses d’un Iran libre.
L’ancienne députée italienne Elisabetta Zamparutti a soutenu que le mouvement féministe de la conférence offrait non seulement une résistance au régime actuel, mais aussi une voie démocratique pour bloquer tout projet de restauration, mettant en garde contre ce qu’elle a appelé le « conformisme antidémocratique » de ceux qui pensent que l’Iran peut passer du « turban des mollahs » à la « couronne du Shah ». Elle a insisté sur ce point en nommant directement Reza Pahlavi, affirmant qu’il « représente les ténèbres du passé », et citant une conférence de presse tenue à Paris en juin 2023 au cours de laquelle, selon elle, il aurait revendiqué des contacts directs avec les Gardiens de la révolution et décrit leurs membres comme des « hommes courageux » – des propos qu’elle a présentés comme la preuve que la politique de restauration pourrait brouiller les frontières de l’appareil répressif iranien, plutôt que de rompre avec lui.
Zamparutti a déclaré que les partisans devaient prendre au sérieux la désinformation pro-monarchiste, alléguant que de fausses vidéos circulent pour susciter un soutien artificiel au Shah et que des acteurs liés aux Bassidji ont utilisé des slogans pro-Shah lors des manifestations pour semer la confusion, tant au sein du mouvement qu’à l’étranger. En revanche, elle a salué le Plan en dix points de Mme Maryam Radjavi comme une méthode politique cohérente et non violente, conforme aux droits revendiqués par le mouvement. Zamparutti a également mis en lumière les grèves de la faim hebdomadaires menées par des prisonniers dans des dizaines de prisons iraniennes sous le slogan « Halte à la peine de mort, halte à la répression, halte à l’oppression », affirmant qu’elle se joint à eux en signe de solidarité et exhortant les gouvernements à traiter Mme Maryam Radjavi comme une interlocutrice politique légitime.

