Home Actualités Actualités: Iran & Monde Faire pression sur l’Iran et la Syrie pour éviter une guerre au Liban (Kouchner)

Faire pression sur l’Iran et la Syrie pour éviter une guerre au Liban (Kouchner)

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Agence France Presse- Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a estimé dimanche au Caire qu’il fallait faire pression sur la Syrie et l’Iran pour éviter qu’une nouvelle guerre éclate au Liban.

"Je sais qu’il faut faire pression pour que l’environnement (du Liban), c’est-à-dire, soyons clairs, la Syrie et l’Iran, ne puisse exercer une influence qui conduirait vers la guerre", a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue égyptien Ahmed Aboul Gheit.

"C’est difficile, le Liban, c’est compliqué. Avec les influences extérieures, ça devient l’un des problèmes les plus difficiles du monde", a-t-il déclaré, estimant aussi nécessaire une entente entre les Libanais eux-mêmes.

"La France fait ce qu’elle peut mais elle ne peut pas régler le problème à la place des Libanais. Il y a déjà bien d’autres pays qui s’en chargent et ceux-là ont une action extrêmement négative sur ce qui va se passer au Liban", a insisté M. Kouchner, qui est arrivé en Egypte après une visite au Liban.

La France espère susciter une reprise du dialogue entre la majorité anti-syrienne, soutenue par les Occidentaux et la plupart des pays arabes, et l’opposition, menée par le Hezbollah chiite, allié de Damas et Téhéran.

"Il n’y a pas qu’au Liban que se décide le sort du Liban", a ajouté le ministre, précisant qu’il aborderait cette question dimanche soir avec M. Aboul Gheit, le chef de la diplomatie saoudienne Saoud al-Fayçal et le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa.

"Il y a des progrès (au Liban). Le fait, simplement, que grce à nos efforts communs (…), déjà, les Libanais, de toutes les communautés, se parlent, ce qu’ils n’avaient pas fait depuis neuf mois, c’est un tout petit progrès (…) mais c’est un progrès", a-t-il estimé.
 
M. Kouchner n’a pas donné d’autres précisions sur ses entretiens au Liban, ajoutant seulement que "des deux côtés, il semblerait que des garanties puissent être fournies au niveau de l’élection présidentielle comme au niveau de ce fameux gouvernement d’unité nationale".

L’opposition ne reconnaît plus la légitimité du gouvernement de Fouad Siniora et réclame un gouvernement d’union nationale dans lequel elle aurait un poids accru, en préalable à une reprise du dialogue.

La prochaine élection présidentielle s’impose comme une échéance déterminante puisqu’en cas d’échec le pays plongerait dans un dangereux vide institutionnel.

 
 

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