
Dans un nouveau scandale secouant la quatorzième administration, le président du régime iranien Massoud Pezeshkian a limogé son adjoint parlementaire, Shahram Dabiri, suite à l’indignation publique suscitée par les vacances extravagantes de Dabiri en Antarctique pendant les vacances du Nouvel An persan.
L’ordre de limogeage, daté du 5 avril 2025, a été publié par le site web d’État Shafaqna, citant la décision de Pezeshkian de mettre fin au mandat de Dabiri. La controverse a éclaté lorsque l’épouse de Dabiri a publié sur les réseaux sociaux des photos de leurs vacances en Antarctique, dont une où ils se tenaient devant le luxueux navire de croisière « Plancius » arborant le slogan « En route vers l’Antarctique ». Malgré les tentatives initiales de Dabiri de nier le voyage, l’accumulation de preuves a contraint Pezeshkian à agir sous la pression de factions rivales.
Le scandale entourant le limogeage de Dabiri est aggravé par ses allégations de corruption passées. Dabiri a été arrêté en juin 2020 pour corruption financière en série impliquant le conseil municipal et la municipalité de Tabriz. En novembre 2016, le gouverneur de Tabriz a confirmé la condamnation de Dabiri pour son implication dans des voyages illicites à l’étranger. Malgré ces condamnations passées, Pezeshkian a nommé Dabiri, de manière controversée, comme son adjoint parlementaire en août 2024.
Les critiques affirment que la décision de Pezeshkian de limoger Dabiri est une tentative superficielle de projeter une image d’intégrité plutôt qu’un véritable engagement en faveur de la transparence. On estime que d’autres responsables impliqués dans des scandales de corruption restent indemnes et que la destitution de Dabiri n’est qu’un sacrifice pour protéger l’image de Pezeshkian.
Le voyage de Dabiri en Antarctique a été largement médiatisé après la diffusion virale des photos sur les réseaux sociaux, suscitant la colère des Iraniens confrontés à de graves difficultés économiques. Nombreux sont ceux qui ont souligné l’hypocrisie de responsables comme Dabiri profitant de vacances de luxe à l’étranger alors que le régime prône l’austérité et une vie modeste auprès des masses.
La controverse reflète également le mécontentement croissant à l’égard de l’administration Pezeshkian, affaiblie par le limogeage de Javad Zarif et la destitution d’Abdolnasser Hemmati. Les observateurs affirment que les affirmations du régime selon lesquelles il lutte contre la corruption sont vaines tant que des responsables bien établis et corrompus restent au pouvoir.

