mercredi, février 8, 2023
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Débat au sénat australien : La crise nucléaire et l’option démocratique en Iran

CNRI – Le sénat australien accueillait le 13 septembre dans un de ses salons une réunion organisée en soutien au mouvement de libération en Iran et à l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran. La sénatrice Claire Moore, qui présidait  ce débat intitulé « Iran : La crise nucléaire et l’option démocratique en Iran, quelle voie choisir ? », était entourée des sénateurs Given Marshall du parti travailliste et Andrew Barlett vice-président du parti démocrate.

Le sujet d’actualité n’a pas manqué d’attirer des parlementaires, notamment les sénatrices Trish Crossin, Ruth Webber et Carol Brown, ainsi que M. Kelvin Thomson, figure de l’opposition.

La société civile était représentée par l’association des Femmes contre l’intégrisme et pour l’égalité, l’association des Australiens pour la démocratie en Iran, la coalition pour la paix et la liberté, l’association de défense de la liberté et des droits de l’homme en Iran – Australie, l’association des sympathisants des Moudjahidine du peuple d’Iran à Victoria et d’autres associations de la communauté iranienne.

Après avoir prononcé les traditionnelles paroles de bienvenue, Claire Moore a invité Mme Nosrat Hosseini à parler de la situation des droits de l’homme en Iran et des attentes des Iraniens dans ce domaine. Condamnant l’assassinat récent du prisonnier Moudjahidine Valiollah Feiz-Mahdavi dans une prison en Iran, elle a brossé un tableau de l’ampleur des violations des droits humains, donnant un bilan des exécutions et des lapidations. Elle a souligné que toutes ces exécutions publiques avaient  lieu alors que l’on déroule le tapis rouge sous les pieds des dirigeants de ce régime à chacun de leur voyage à l’étranger sans leur faire le moindre reproche.

Mme Hosseini qui préside l’association des femmes contre l’intégrisme et pour l’égalité a ensuite plaidé pour que les Moudjahidine du peuple d’Iran soient retirés de la liste des organisations terroristes. Si nous souhaitons la paix, la stabilité et la démocratie au Moyen-Orient, il faut soutenir les objectifs démocratiques de Maryam Radjavi et du Conseil national de la Résistance iranienne comme alternative au régime religieux. Il faut accepter que la poursuite des négociations avec ce régime ne fait que lui donner davantage de temps pour compléter son programme d’armes atomiques.

C’est ensuite l’écrivain Jocelyn Scott de l’association des Australiens pour la démocratie en Iran qui a pris la parole pour dénoncer la campagne de désinformation lancée par le régime à l’encontre de ses opposants. « Nous savons que pour être démocratique, un régime soit laisser ses opposants mener leurs activités. Or nous savons qu’il existe en Iran des limitations religieuses très strictes imposées par un régime dogmatique. Nous savons qu’il n’y existe qu’un seul parti qui interdit toute opposition, qui procède à des arrestations politiques, qui torture et qui exécute. » Jocelyn Scott a alors présenté les portraits de deux prisonniers politiques exécutés cette année en Iran Hodjat Zamani et Valiollah Feyz-Mahdavi.

« La constitution australienne ne nous permet pas d’interdire une organisation politique, a poursuivi l’écrivain. Malgré cela nous avons interdit la plus grande opposition au régime iranien, les Moudjahidine du peuple d’Iran. Cette décision a été prise par le ministère des affaires étrangères sans enquête préalable, sans information précise et sans être soumise au parlement. Or il s’agit d’une organisation politique légale qui s’est retrouvée sur la liste noire lorsque le gouvernement Clinton a voulu lier des relations avec l’Iran de Khatami »

Elle s’est ensuite interrogée sur la nature de ce régime qui cherche à se doter de l’arme atomique. Elle a rappelé que lorsque Ahmadinejad est arrivé au pouvoir, les occidentaux l’ont qualifié de populiste, lui donnant du coup une légitimité. Elle l’a comparé à l’arrivée de Khatami qui avait dès le départ été catalogué de réformateur mais qui avait commis les mêmes forfaits et les mêmes violations des droits humains, tout comme Rafsandjani. Nous parlons d’exporter la démocratie dans cette région alors qu’en fait nous aidons les intégristes religieux et que nous avivons l’exportation de l’intégrisme », a-t-elle conclu.