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Décès d’une passonaria de la Résistance iranienne

Funérailles de Mère Kouchali, 26 septembre 2010 CNRI – La Résistance iranienne vent de perdre Mme Mohtaram Ije’i Kouchali, connue sous le nom affectueux de « Mère Kouchali », emportée par une attaque cardiaque. Symbole de persévérance et ennemie farouche des mollahs qui ont exécuté quatre de ses fils, cette passionaria était aimée et respectée tant de la diaspora que dans sa région natale.

Funérailles de Mère Kouchali, 26 septembre 2010

CNRI – La Résistance iranienne vent de perdre Mme Mohtaram Ije’i Kouchali, connue sous le nom affectueux de « Mère Kouchali », emportée par une attaque cardiaque. Symbole de persévérance et ennemie farouche des mollahs qui ont exécuté quatre de ses fils, cette passionaria était aimée et respectée tant de la diaspora que dans sa région natale.

Funérailles de Mère Kouchali, 26 septembre 2010 Originaire de Lahidjan, dans le nord de l’Iran, où elle naquit il y a 87 ans, elle grandit dans un milieu aisé qui, attaché à la liberté, s’oppose vite au chah. Mère Kouchali voit ses enfants adhérer à l’organisation des Moudjahidine du peuple, très populaire dans le nord de l’Iran, et participe à leurs côtés à de nombreuses activités politiques contre la monarchie, battant le pavé de toutes les manifestations. Elle n’hésite pas à mettre sa vaste maison, ses terres et ses biens à la disposition de la lutte pour la liberté, renforçant de ce fait l’influence de sa famille dans la ville de Lahidjan.

Après l’arrivée des mollahs et l’instauration progressive de la dictature religieuse, Mère Kouchali, musulmane progressiste et tolérante, dénonce autant que possible le fascisme qui s’installe. Elle est l’objet de persécutions et de harcèlements. Les gardiens de la révolution arrêtent et exécutent quatre de ses fils ainsi que sa belle-fille – sur ses huit enfants. Dans le climat de répression très lourd de l’époque, elle devra enterrer l’un d’entre eux dans sa propre cour, le régime lui ayant interdit le cimetière de la ville. « Alors notre maison sera un sanctuaire des Moudjahidine » lance-t-elle en défi aux pasdaran.

Loin de l’abattre, ces pertes multiples la font redoubler d’énergie dans la résistance aux mollahs. Mais menacée à son tour d’emprisonnement, ce qui signifiait la torture et la mort, elle doit fuir le pays en 1983. Elle arrive en Espagne d’où après une brève halte, elle rejoint la France. Elle y restera jusqu’à sa mort.

Funérailles de Mère Kouchali, 26 septembre 2010 Loin de vivre recluse, elle est de toutes les manifestations, rassemblements, sit-in, actions, grèves de la faim, dans le froid de l’hiver ou la chaleur de l’été, tant à Paris, qu’à Genève devant l’ONU, où dans plusieurs capitales européennes. Devant la presse étrangère, ou sur les chaînes satellites de l’opposition, elle dénonce sans répit les violations des droits humains en Iran, raconte le martyre de ses enfants et de 120.000 autres. Farouche défenseur de la cité d’Achraf, où elle a une fille, elle est profondément aimée de la diaspora et des jeunes générations qui revivent à travers elle l’histoire de la révolte en Iran pour la liberté.

A ses funérailles, la présidente élue de la Résistance iranienne, Maryam Radjavi, a salué dans un message le courage de cette  Mère», symbole d’une génération de femmes qui se sont engagées aux côtés de leurs enfants dans la résistance

Ils étaient venus nombreux de toute l’Europe ce 26 septembre, pour rendre un dernier hommage à cette grande résistante, qui a su enseigner à plusieurs génération le refus de tout compromis avec les mollahs et la persévérance dans le combat contre le fascisme religieux.

 

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