AccueilActualitésActualités: Droits humainsUne conférence à Turin en soutient à la Résistance démocratique en Iran

Une conférence à Turin en soutient à la Résistance démocratique en Iran

Une conférence à Turin en soutient à la Résistance démocratique en Iran

Lors d’une conférence à Turin, des défenseurs des droits humains, des syndicats et des organisations de la société civile italiens se sont réunis pour dénoncer la vague d’exécutions du régime iranien et exprimer leur soutien aux aspirations démocratiques du peuple iranien. Cet événement, organisé par l’Association pour un Iran libre et démocratique, en collaboration avec l’Association nationale des partisans d’Italie et la section locale de la Confédération nationale des syndicats (CGIL), a souligné le malaise croissant des Européens face à l’escalade de la répression à Téhéran.

Les intervenants ont tiré la sonnette d’alarme face au taux effarant d’exécutions en Iran – qui, selon certaines estimations, a atteint 75 % du total mondial l’année dernière – et ont exigé des mesures internationales concrètes pour que Téhéran rende des comptes. Au cœur de la conférence se trouvait un soutien fort au Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) et à sa présidente élue, Maryam Radjavi. Plusieurs intervenants ont présenté la Résistance organisée comme une alternative démocratique viable à la théocratie au pouvoir.

Les organisateurs ont décrit le régime clérical iranien comme traversant une profonde crise interne, citant la détérioration de son influence régionale et le recours croissant aux exécutions de masse comme des signes de désespoir. Le programme politique du CNRI, notamment son appel à l’abolition de la peine de mort, à l’égalité des sexes et à la séparation de la religion et de l’État, a été présenté comme non seulement ambitieux, mais aussi comme une nécessité urgente dans le climat politique actuel.

Le défenseur des droits humains Gianni Sartorio a souligné la longévité et la constance de la Résistance iranienne, soulignant que sa persistance au fil des décennies, malgré les massacres et l’exil, lui a valu légitimité et pertinence. Les récentes vagues de manifestations anti-régime en Iran ont été citées comme preuve que la population iranienne adhère de plus en plus à ces valeurs.

Laura Pompeo, fonctionnaire du gouvernement régional du Piémont, a condamné le bilan de l’Iran en matière de droits humains et a évoqué les efforts déployés au sein du conseil régional pour adopter officiellement une résolution contre la peine capitale en Iran. Elle a exprimé l’espoir que la jeunesse iranienne, en particulier les femmes impliquées dans la Résistance, jouerait un rôle moteur dans la transformation du pays.

D’autres intervenants ont fait écho à ce sentiment, notamment Luca Andriani, coordinateur régional d’Amnesty International, soulignant que le système judiciaire du régime iranien restait très éloigné des normes juridiques internationales. Il a pointé du doigt les abus systémiques, allant de la discrimination fondée sur le sexe à la persécution religieuse, ainsi que le recours à la diplomatie des otages, comme autant de symptômes d’un régime incapable de se réformer.

Plusieurs participants ont souligné la nécessité pour les gouvernements occidentaux d’abandonner leur politique d’apaisement envers Téhéran, qui a échoué. Le dernier intervenant, le Dr Yousef Lassani, a affirmé que le régime clérical iranien, confronté à des revers stratégiques au Moyen-Orient et craignant une résistance croissante dans son pays, compensait par une campagne de terreur et des exécutions. Il a souligné la multiplication des unités de résistance dirigées par l’OMPI opérant à l’intérieur du pays, preuve d’une pression interne croissante.

Le Dr Lassani a décrit le Plan en dix points du CNRI comme une feuille de route claire pour l’Iran post-régime. Il a appelé les démocraties européennes à reconnaître officiellement le droit du peuple iranien à résister à la tyrannie et à classer le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) comme organisation terroriste. Faisant écho aux déclarations passées de personnalités internationales de premier plan, il a averti que la poursuite des échanges économiques et diplomatiques avec le régime ne ferait qu’enhardir sa brutalité.

La conférence de Turin fait suite à des événements similaires organisés en Europe ces derniers mois, reflétant une tendance plus large à la montée de l’engagement de la société civile et de la classe politique en faveur du mouvement démocratique iranien. Les organisateurs se sont engagés à étendre leur campagne aux institutions italiennes, afin de mobiliser le soutien parlementaire en faveur d’un durcissement des politiques de l’Union européenne à l’égard de Téhéran.

L’événement s’est conclu par une forte réaffirmation de la solidarité avec le peuple iranien, en particulier les femmes et les jeunes, qui continuent de subir la répression du régime. Les participants ont convenu qu’il était temps pour l’Europe de soutenir sans équivoque les forces du changement démocratique en Iran.